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    France

    Législatives 2017: le chemin de l’Elysée ne mène pas toujours à l’Assemblée

    media Benoît Hamon (à gauche), candidat socialiste et cinquième homme de la présidentielle, a été battu dès le premier tour aux législatives, le 11 juin 2017. Jean-Luc Mélenchon (à droite), est lui en bonne voie pour devenir député. AFP/Joël Saget

    Certains ont raté la marche du perron de l’Elysée, et pourraient ne même pas rentrer à l’Assemblée. Benoît Hamon, Nicolas Dupont-Aignan, Nathalie Kosciusko-Morizet : ils prétendaient à la magistrature suprême mais sont mis en difficulté, voire déjà éliminés, de la course au Palais Bourbon. A part l’extrême droite Marine Le Pen et l’extrême gauche Jean-Luc Mélenchon, les seuls candidats déçus de la présidentielle ou des primaires qui sont bien placés pour devenir députés sont ceux qui soutiennent Emmanuel Macron.

    Benoît Hamon (11e circonscription des Yvelines – 3e avec 22,59% des suffrages exprimés)

    Le candidat socialiste à l'élection présidentielle est éliminé dans son fief de Trappes, dans les Yvelines, à l’ouest de Paris, où il a été notamment dépassé par la représentante de la République en Marche (LREM), qui finit première. Le candidat Les Républicains (LR, droite), qui se qualifie pour le second tour, obtient moins d’une centaine de voix de plus que Benoît Hamon.

    Arrivé cinquième de la course à l’Elysée, l’intéressé a déclaré à propos sa troisième place aux législatives : « Cette saveur amère (...) n'enlève rien à l'engagement qui sera le mien demain. »

    S’il promet de continuer de se battre, Benoît Hamon estime que « des partis politiques ont échoué mais les idées et les valeurs qu'ils portent vivent encore. » Campé sur une ligne à la gauche du Parti socialiste (PS), l'ancien frondeur lancera le 1er juillet une initiative en compagnie de l'eurodéputé écologiste Yannick Jadot pour tenter de rebâtir sur les cendres d'un PS en voie la disparition.

    Manuel Valls (1re circonscription de l’Essonne – 1er avec 25,45% des suffrages exprimés)

    L'ex-Premier ministre est en situation de ballotage favorable, en Essonne, au sud de Paris, dans une circonscription englobant son fief d'Évry, où le PS et LREM n'ont présenté personne contre lui. Le candidat battu par Benoît Hamon au second tour de la primaire de la gauche pour la présidentielle bataillera pour obtenir un siège contre la candidate de la France insoumise, le parti de Jean-Luc Mélenchon (extrême-gauche).

    « J'arrive nettement en tête du premier tour », a déclaré Manuel Valls devant la presse, qui a prédit un second tour de « clarification ». L’ancien Premier ministre demande de soutenir le gouvernement en place, et ce alors même que La République en Marche ne lui a pas accordé d’investiture.

    François de Rugy (1re circonscription de Loire Atlantique – 1er avec 49% des suffrages exprimés)

    Soutenu par LREM, l’écologiste François de Rugy arrive largement en tête dans sa circonscription de l’ouest de la France. Lui qui avait terminé cinquième de la primaire de la gauche, en janvier, avait ensuite décidé de rallier Emmanuel Macron, faisant fi – à l’instar de Manuel Valls – de son engagement de soutenir le gagnant de ce scrutin qui devait désigner le représentant de la gauche dans la course à l’Elysée. Avec ce très bon score aux législatives, l’ancien membre de Europe-Ecologie-Les Verts est donc bien placé pour obtenir un troisième et « dernier » mandat de député sur cette circonscription.

    Bruno Le Maire (1re circonscription de l’Eure – 1er avec 44,46% des suffrages exprimés)

    L’actuel ministre de l’Economie arrive largement en tête dans la circonscription normande, dans le nord-ouest de la France, devant le Front national, dont il double le score. Officiellement mis à l’écart du parti Les Républicains pour avoir soutenu Emmanuel Macron en ralliant son gouvernement, celui qui terminait cinquième de la primaire de la droite et du centre avec 2,4% des voix à la fin de l’année dernière est presque assuré de conserver son siège à l’Assemblée. Se félicitant de son « meilleur score de premier tour » depuis qu’il est arrivé en poste en 2007, Bruno Le Maire est aussi assuré de garder un autre fauteuil : celui qu’il possède à Bercy, au ministère de l’Economie – Emmanuel Macron a promis qu’il demanderait la démission de ses ministres s’ils étaient défaits aux législatives.

    Nathalie Kosciusko-Morizet (2e circonscription de Paris – 2e avec 18,13% des suffrages exprimés)

    Qualifiée pour le second tour face au candidat de la République en marche Gilles Le Gendre, crédité de près de 42% des voix, l'ancienne ministre aura du mal à rattraper sa vingtaine de points de retard, notamment du fait de l'éclatement des candidatures de droite dans cette circonscription abandonnée par François Fillon.

    Face à elle, au premier tour, on trouvait ainsi deux autres membres du parti Les Républicains : le maire du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq (9,17%) et l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Guaino (4,51%). Lors de la primaire de la droite et du centre de novembre dernier, la centriste avait obtenu la quatrième place avec 2,6% des votes exprimés : elle avait décidé de rallier le candidat déçu Alain Juppé au second tour.

    Réécoutez nos éditions spéciales pour le premier tour des législatives

    Jean Lassalle (4e circonscription des Pyrénées-Atlantiques – 2e avec 17,71% des suffrages exprimés)

    Ce fils de berger qui avait marqué la campagne présidentielle par son franc-parler et son style iconoclaste est mis en difficulté dans sa circonscription historique du sud-ouest. Ainsi le candidat de LREM Loïc Corrégé, militaire dans les Forces spéciales, a pris d’assaut les montagnes pyrénéennes et devance Jean Lassalle de près de 9 points, laissant peu de chances au 7e homme de la présidentielle (1,21% des voix) de conserver le siège qu’il occupe depuis 15 ans.

    Nicolas Dupont-Aignan (8e circonscription de l’Essonne – 2e avec 29,75% des suffrages exprimés)

    Le candidat de Debout le France, parti souverainiste et conservateur, est lui aussi mis en difficulté par le candidat LREM, qui le devance avec 35,76% des scrutins. Député de sa circonscription, au sud de Paris, depuis 1997, le sixième homme de la présidentielle - le seul « petit candidat » qui avait franchi la barre des 5% - perd énormément de voix par rapport aux précédentes législatives (plus de dix points en moyenne). En cause : la vague macroniste qui pourrait submerger l’Assemblée, mais aussi son ralliement, au second tour de la présidentielle, à Marine Le Pen, qui a déçu bon nombre de ses électeurs. Un ralliement de courte durée, qui n’a pas empêché le Front National de présenter un candidat contre Nicolas Dupont-Aignan dans sa circonscription.

    Marine Le Pen (11e circonscription du Pas-de-Calais – 1re avec 46,02% des suffrages exprimés)

    La perdante du second tour de la présidentielle, qui avait obtenu près d’un tiers des suffrages exprimés face à Emmanuel Macron, est en passe de rentrer à l’Assemblée Nationale par la grande porte. Dans cette circonscription du nord de la France, la présidente du Front National affrontera au second tour la candidate LREM, qu’elle devance de près de trente points – le député socialiste sortant est lui éliminé.

    Pourtant le parti de Marine Le Pen réalise à peine plus de 13% aux législatives, et il n’est pas certain qu’il puisse constituer un groupe au sein de l’hémicycle – il faudrait pour cela 15 députés frontistes. Cela n’empêche pas les ténors du parti, comme Nicolas Bay, secrétaire général du Front national de se réjouir du progrès observé depuis le premier tour de l'élection de la précédente législature, en 2012, qui avait porté 2 députés d'extrême-droite dans l'hémicycle.

    Jean-Luc Mélenchon (4e circonscription des Bouches-du-Rhône, 1er avec 34,31% des suffrages exprimés)

    Le candidat d’extrême gauche, arrivé quatrième à la présidentielle avec près de 20% des votes exprimés, est qualifié pour le second tour dans la circonscription du centre de Marseille (sud de la France). Jean-Luc Mélenchon devance de plus de dix points la candidate LREM, alors que le député socialiste sortant, Patrick Mennucci, est éliminé.

    L'ex-candidat de La France insoumise à l'élection présidentielle a appelé ses électeurs à ne pas « donner les pleins pouvoirs au parti du président » Emmanuel Macron. Loin de son score à la présidentielle, la France Insoumise dépasse péniblement les 11% aux législatives. Elle devance cependant le Parti socialiste et ses alliés (9,5%), dont certains membres, comme Julien Dray, appellent à la réciprocité des soutiens entre les candidats de gauche et d’extrême-gauche.

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