GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Vendredi 23 Juin
Samedi 24 Juin
Dimanche 25 Juin
Lundi 26 Juin
Aujourd'hui
Mercredi 28 Juin
Jeudi 29 Juin
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Deuxième tour des législatives en France: une abstention record à analyser

    media Peu d'affluence dans ce bureau de vote de Marseille, à l'image du reste de la France : un peu plus de 57% des Français ne se sont pas déplacés pour voter ce dimanche 18 juin 2017. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    Le grand vainqueur de ces législatives, c'est aussi et surtout l'abstention puisque 57,36% des Français ne se sont pas déplacés pour voter dimanche. Un record sous la 5ème République.

    A peine plus d'un Français sur trois qui se rend aux urnes pour choisir son député, cela ne s'est jamais vu dans l'histoire de la 5ème république. La faute au thermomètre, la faute à des scrutins à répétition et à l'enchaînement primaires, présidentielles et législatives ou à des duels boudés par une partie de l'électorat... Les analystes n'ont pas fini de commenter ce taux de participation historique, en recul de dix points par rapport aux législatives de 2012.

    Premier constat : les bureaux votes étaient plus vides encore ce dimanche 18 juin qu'au premier tour il y a une semaine, constate notre envoyé spécial au ministère de l'Intérieur à Paris, Stéphane Lagarde.

    Deuxième constat : même dans le Centre, l'Ouest et le Sud-Ouest, les départements premiers de la classe tels que la Corrèze, le Cantal, ou le Gers ont mobilisé difficilement plus d'un électeur sur deux.

    Dans la région parisienne, la participation est en chute libre. Dans certaines circponscriptions, moins d'un électeur sur 4 a fait le déplacement... Dans les banlieues populaires autour de Paris, les jeunes de Seine-Saint-Denis, du Val d'Oise et de Seine-et-Marne ont eu visiblement beaucoup mal à se sentir concernés par le scrutin.

    « L'abstention n'est jamais une bonne nouvelle pour la démocratie, a reconnu dimanche soir le Premier ministre, Edouard Philippe, ses causes sont multiples, il faudra les analyser. Le gouvernement l'interprète pour sa part comme une ardente obligation de réussir. »

    ► Ecoutez sur RFI : L'abstention remporte les élections, un reportage de Stéphane Lagarde

    ► tous les résultats du scrutin sont ici

    Passes d'arme entre abstentionnistes et votants sur les réseaux sociaux

    Le silence électronique était assourdissant vers les 8h 30 ce dimanche sur l’ensemble des réseaux sociaux ainsi que dans les bureaux de vote. « Ohé y’a quelqu’un ? Houhou ! Où êtes-vous? », s’inquiète alors un internaute ! Deux pelés et un twittos lui répondent en cœur : « il fait trop beau pour aller voter »,  écrit l’un. « Entre la #FeteDesPeres et les #legislatives2017, je m'abstiens sur toute la ligne. Ahah :) » s’amuse un autre.  « Au frais, on refait le monde, on échange des nouvelles des enfants, des voisins. Barbecue entre amis ?» surenchérit un troisième. « Allez voter » tweetent timidement certains en investissant les mots clefs  #AVoté #Participation #Legislative2017

    Apostrophes en série

    A défaut d’aller voter, les internautes se sont copieusement apostrophés  à grand coup de tweets en ce dimanche d’élections. « Tel #DeGaulle je lance un appel solennel aux électeurs à se rendre dans les urnes pour faire vivre la démocratie ! » pouvait-on lire en suivant le dièse #18juin. « Aux Urnes Citoyennes et Citoyens » hurle en majuscule un twittos. Peine perdue ! Une avalanche de messages lui tombe dessus : « j'ai décidé de ne pas prendre part à cette mascarade. » revient souvent dans les commentaires. « L'exercice de la démocratie impose pourtant de choisir. Même entre la peste et le choléra » réplique un autre.

    Puis, c’est bientôt la foire d’empoigne. On s’invective, on s’écharpe, on s’égratigne. « Les abstentionnistes n'ont aucun droit de se plaindre, toutes les tendances politiques étaient représentées » dit l’un. « Ben non justement ! Il n'y a pas "toutes les tendances politiques" » riposte un autre. Le débat s’envenime. « Lamentable cette participation, le vote devrait être OBLIGATOIRE,  faut faire payer les abstentionnistes, la honte sur eux » lance un internaute.  « Quand le vote nul n'est pas pris en compte. Pourquoi voter et obliger les gens de voter. » répliquent certains ou encore « Voter est un droit. S’abstenir en est un aussi.»

    Des passes d’arme entre les votants et les abstentionnistes qui ont continué bien après l’annonce des premières estimations à 20h, et les réflexions volaient bas. « Il fallait imposer votre candidat au 1er tour... » lancent les internautes satisfaits du résultat,  « Qu'il soit passé ou pas cela n'enlève rien au DROIT que j'aurais de critiquer, même si j’ai voté blanc ou abstention » commentent les déçus des législatives. « Trop de votes depuis des mois ? Défiance envers les députés? Indifférence vis à vis de la politique? » s’interroge un twitos pour relancer le débat. Trop tard pour se poser ce genre de question, « les prochaines élections ne sont qu'en 2019 avec les européennes », fait remarquer un internaute.

    Dominique Desaunay

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires
     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.