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    France

    Le salon du Bourget s’ouvre sur fond de crise dans le Golfe

    media Le salon du Bourget s'est ouvert ce lundi 19 juin en présence d'Emmanuel Macron. Ici avec le PDG du groupe Dassault, Eric Drappier. REUTERS/Michel Euler

    Le 52e salon de l'aéronautique et de l'espace se déroule toute la semaine au Bourget, près de Paris. Il a ouvert ses portes ce lundi 19 juin en présence du président de la République Emmanuel Macron. Un salon placé sous haute surveillance, marqué par la situation internationale dans le Golfe et un marché civil assez peu dynamique, car le pétrole bon marché freine le renouvellement des flottes d’avions de ligne.

    De notre envoyé spécial,

    C’est le premier salon depuis les attentats de Paris en 2015. Quelque 350 000 visiteurs professionnels sont attendus jusqu’à vendredi. Une bulle de sécurité aérienne a été mise en place au-dessus du site et chaque visiteur a droit au moins à une double fouille.

    La manifestation a été placée cette année sous l'autorité du préfet de police de Paris, précisent les organisateurs. Mais pour Eric Trappier, le PDG de Dassault et président du GIFAS, qui regroupe les industries aéronautiques et spatiales, le Bourget reste le premier salon aéronautique du monde et il va encore attirer cette année de nombreuses délégations étrangères.

    « Il y a une attractivité de Paris, qui est une belle capitale et qui attire aussi les milieux d’affaires (…) Concernant le volet militaire, la France aussi attire, particulièrement avec un nouveau président et un nouveau gouvernement, car elle sait nouer des partenariats stratégiques avec un certain nombre de pays », affirme Eric Trappier. Il en veut pour preuve l'exemple de l'Inde, qui est le dernier pays avec lequel Dassault a vendu et dont le Premier ministre indien est venu à Paris dès début juin après l’élection d’Emmanuel Macron. « Il y a une relation stratégique entre la France et l’Inde. Donc, clairement, la diplomatie est un fer-de-lance dans les ventes d’armements », estime-t-il.

    Grandes manœuvres politico-militaires

    On retrouve aussi cette dimension diplomatique chez les exposants étrangers. Chacun fait passer ses messages. Ainsi le Japon expose son dernier avion de lutte anti-sous-marine, le Kawasaki P1, un aéronef de conception très moderne, flambant neuf dans sa peinture bleu pâle. Les pilotes japonais engagent facilement la conversation et distribuent des souvenirs.

    Loin du Bourget, l’avion a été conçu pour traquer les sous-marins chinois, de la mer de Chine au Pacifique. C’est la première fois que les Japonais exposent de la sorte du matériel de guerre sur le continent européen.

    Le F-35 Lightning II est un projet d'avion-multirôle conçu par le Pentagone et développé depuis 1996 par le constructeur Lockheed Martin, ici au salon du Bourget, le 18 juin 2017. L'avion est dans le collimateur Donald Trump qui le trouve trop coûteux. REUTERS/Pascal Rossignol/File Photo

    Jalousement gardés derrière une double rangée de barrières métalliques, les Etats-Unis présentent leur F-35, le chasseur-bombardier « furtif » fabriqué par Lockheed-Martin appelé à devenir l'avion standard des forces de l'Otan en Europe face à la menace que pourrait constituer la Russie. Il a déjà été adopté par cinq pays européens : le Royaume-Uni, l’Italie, les Pays-Bas, la Norvège et le Danemark. A l’origine, Ankara avait programmé d’en acheter une centaine, mais l’industrie turque ambitionne aussi de fabriquer son propre avion de combat, le FX-1.

    Tensions dans le Golfe et marché civil atone

    Airbus a déjà annoncé une année 2017 très ralentie en termes de commandes. Boeing a ouvert le bal dès lundi en annonçant des contrats portant sur plusieurs dizaines d’avions. Au salon du Bourget, Boeing devrait faire la course en tête cette année face à Airbus. D'autant plus que les incertitudes dans le Golfe pourraient peser sur l'activité du constructeur européen. C'est le cas en particulier des mesures des pays de la région visant à isoler Doha.

    « Sur le Qatar, durant les premières semaines, nous avons assisté à des baisse de réservations de l’ordre de 20 à 50 % selon les routes aériennes. Il s’agit là de chiffres hallucinants ! » note Yan Derocles, analyste financier au sein du Cabinet Oddo Securities. « Qatar Airways, ne représente que 1,7 % du carnet de commandes d’Airbus. Mais programme par programme, c’est près de 10 % de l’A350, puisque la compagnie avait participé au lancement du tout dernier Airbus », précise-t-il.

    Ce lundi, le patron de la compagnie aérienne Akbar al-Baker a annoncé que Qatar Airways envisageait de saisir les tribunaux internationaux pour obtenir une compensation après la décision de l'Arabie saoudite et de ses alliés de lui fermer leur espace aérien.

    Qatar Airways exploite des Boeing ainsi que des Airbus. Dans la région, « Emirates » est le plus gros utilisateur mondial d’avions A380, mais la compagnie des Emirats arabes unis réfléchit désormais à utiliser des appareils moins coûteux. Airbus a fait des efforts en la matière en proposant quelques raffinements aérodynamiques destinés à réduire un peu la consommation du géant des airs.

    Dans une autre catégorie, l’américain Boeing a lancé ce lundi son 737 Max-10 et pourrait profiter du salon pour donner des détails sur son futur Boeing 797, un biréacteur long-courrier en cours de définition destiné à remplacer principalement les 757 et 767.

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