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    France

    France: la bière artisanale en pleine croissance

    media Laurent Laloue, brasseur d’Artemus. Ici à la brasserie Rabourdin à Courpalay dans la banlieue est de Paris. RFI / Ariane Gaffuri

    Le Mondial de la bière se tient à Paris du 30 juin au 2 juillet. Le marché de la bière se relève de la crise de 2008. Tiré par la bière industrielle avec Leffe du belgo-brésilien AB InBEv en tête, il est en plein renouveau grâce à l’engouement des consommateurs pour la bière artisanale. Reportage.

    Amateurs de bières artisanales à vos choppes ! Le Mondial de la bière ouvre ses portes le 30 juin à Paris à la Maison de la mutualité à Paris et jusqu’au 2 juillet. C’est le rendez-vous des professionnels du secteur, mais aussi du grand public.

    La bière est un marché mondial de près de 300 milliards de dollars. Plus de 200 milliards de litres sont consommés chaque année. Les Tchèques sont les plus grands buveurs, suivis des Autrichiens et des Allemands.

    Le secteur a chuté de 30 % ces trente dernières années aux Etats-Unis et en Europe, pourtant berceau de la bière, selon l’Association des brasseurs de France. Mais il progresse en Afrique, en Asie et en Amérique du sud.

    Explosion des bières artisanales

    Pendant les cinquante dernières années, la bière a été massivement industrielle. Il y a la Leffe du numéro un mondial, le belgo-brésilien AB InBEv, suivi de Kronenbourg, puis de Heineken. Mais les goûts évoluent vers les bières locales. « La bière artisanale est un secteur en pleine expansion. C’est une progression de 6 % par an depuis maintenant 5 ou 6 ans », confirme Luc Dubanchet, directeur d’Omnivore et du Mondial de la bière.

    Il nous invite à nous représenter la bière artisanale comme le vin : « Il y a le vin de masse qu'on vend deux euros le litre et le vin de château, de vigneron. La bière c'est la même chose. »

    La bière artisanale, c'est cette bière de petit producteur qui représente en gros moins de 20 000 hectolitres annuels de production par rapport à des centaines de milliers d'hectolitres produits par de grandes compagnies.

    « Ces petits producteurs travaillent de manière très intuitive, personnelle et ils vont développer une gamme d'une dizaine de bières beaucoup plus riches, beaucoup plus variées que la bière de masse, avec un seul goût uniformisé qu'ont souvent les grandes brasseries industrielles. »

    Artemus

    La France n’est pas en reste dans ce domaine. Le secteur représente 64 000 emplois. Premier producteur d’orge de brasserie en Europe, le pays a aujourd’hui entre 900 et 1 000 petits brasseurs. Laurent Laloue est de ceux-là.

    Ingénieur de formation, il est retourné sur les bancs de l’école pour se former en agronomie et prendre un nouveau virage : la création de sa propre gamme de bières sous le label Artemus ; le nom de son aïeul, brasseur lui aussi. Plusieurs marques, plusieurs découvertes de goûts vont naitre : Isabeau, La petite Demoiselle, Big Roo, Bodega Bay…. Les recettes : des mélanges savants - et secrets - de malte d’orge, de blé, de houblons australiens ou encore alsaciens…

    Pour fabriquer ses bières, Laurent Laloue utilise les installations de la Brasserie Rabourdin à Courpalay dans la banlieue est de Paris. Les Rabourdin sont des agriculteurs et des brasseurs. Les céréales, l’orge et le blé poussent dans les champs attenants à l’usine. De l’épi à la bière tout est disponible sur place. Il y a de l’espace aussi pour stocker de grands volumes de bouteilles.

    Dans le local où les grains sont concassés, Laurent Laloue explique pourquoi l’orge est utilisé pour fabriquer de la bière. A l’inverse du blé, dont le grain est compact, l’orge peut s’effriter, ce qui facilite le processus de fabrication.

    Les grains sont ensuite mélanger à l’eau dans une grande cuve. La cuve d’empattage. « Là on met le grain, l’eau chaude, on mélange une heure à heure et demie », explique-t-il. On peut partir d’une cinquantaine de degrés pour monter à différents paliers jusqu’à 78 degrés. C’est vraiment une phase primordiale de la recette car c’est à ce moment-là qu’on extrait les sucres des céréales. Ces sucres vont être transformés par la fermentation pour donner l’alcool. »

    Il y a tout un processus de filtration, de lavage, de fermentation pour au bout de quelques semaines obtenir une bière. Viendra ensuite la phase d’embouteillage et de repos. Une dégustation s’impose. Ce sera la Bogeda Bay, une bière rafraichissante, grâce au blé, fruitée avec des notes de litchi. Les différentes bières Artemus peuvent s’acheter dans le commerce, chez Monoprix entre autres.

    Prochaine étape pour Laurent Laloue trouver un local de 400 mètres carrés à l’est de Paris pour lancer sa propre brasserie. En attendant, la Brasserie Rabourdin l’héberge sans craindre la concurrence ! Il faut se tenir les coudes face aux gros industriels… C’est l’avis d’Hubert Rabourdin : « Je ne vois pas cela comme de la concurrence, je vois cela comme de la solidarité entre micro brasseurs. Plus le monde de la micro brasserie sera professionnel, formé, plus les bières artisanales seront reconnues », explique-t-il. Les goûts évoluent et la place de la bière dans l’esprit des consommateurs change, elle aussi. « Il y a 20 ans encore, la bière n’était pas considérée comme une boisson noble. C’était une boisson pour la soif. Aujourd’hui on déguste une bière. On est dans une bonne dynamique, mais il faut continuer cet effort », conclut Herbert Rabourdin.

    Entente cordiale

    Le Frog beer, un brasseur anglais à Paris depuis 24 ans. Et un pub qui sert ses marques de bières fabriquées en France. La star : Ginger Twist. Il y a aussi la Wham, la Baba Boom, la Natural Blonde. L’endroit ne désemplit pas !

    Cette jeune consommatrice, attablée seule au bar est une habituée. Elle n’est pas venue par hasard : « On a tendance à boire tout le temps les mêmes bières industrielles, des Leffe, des Stella, des Heineken etc. Et au bout d’un moment on commence à en avoir un petit peu marre. C’est pourquoi je préfère ce type d’endroit où les bières sont différentes et excellentes. Moi je suis fans de bières belges, triplement brassées, c’est l’amertume que j’apprécie. »

    Ce trentenaire venu boire et manger avec des amis est un fin gourmet de bières artisanales. Sa préférence va aux marques françaises, espagnoles ou italiennes. « Je suis plutôt Craft Beer. De préférence des bières fortes ou alors des bières plus légères quand il fait chaud. C’est désaltérant. C’est très agréable aussi de mixer les bières avec les plats, c’est très en vogue. »

    Des idées : une bière brune avec un potage, un gaspacho ou un fromage à pâte persillée. Une bière trappiste avec une côte de bœuf ou encore une bière blonde légère avec une salade d’été.

    Parmi les spécialités artisanales qui se font mousse  : les bières aromatisées à la rose, au cassis, à la framboise ou aux myrtilles. Et selon les régions tricolores, la Craft Beer au blé noir en Bretagne ou aux marrons en Ardèche.

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