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    France: Nicolas Hulot dévoile son plan quinquennal pour le climat

    media Le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, présente sur «plan climatique» sur cinq ans, le 6 juillet 2017 à Paris.. REUTERS/Charles Platiau

    Le ministre français de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté ce jeudi 6 juillet 2017 à Paris son «plan climatique» pour les cinq prochaines années et au-delà. Un plan qui se décline en six grands axes.

    Nicolas Hulot a présenté ce jeudi à Paris un plan qui dessine la stratégie de la France pour limiter ses émissions de gaz à effet de serre dans les prochaines années. Un texte qui s'inscrit dans le sillage de l'Accord de Paris sur la lutte contre le réchauffement climatique de décembre 2015.

    Le premier axe de travail du ministre consiste d'ailleurs à rendre « irréversible » cet accord, en mobilisant la société pour qu'elle adhère à l'objectif. Une loi pourrait être adoptée au début de l'automne pour mettre fin aux permis d'exploitation de pétrole et de gaz. M. Hulot promet l'éradication dans dix ans des bâtiments mal isolés et consommant trop d'énergie. Il annonce aussi « la fin de la vente » des voitures diesel et essence d'ici 2040.

    « Le développement des voitures moins polluantes »

    Deuxième axe : associer la lutte pour le climat à l'amélioration du quotidien de tous les Français. « Si le ministère s'appelle ministère de la Transition écologique et solidaire, ce n'est pas simplement pour y rajouter un mot », explique l'écologiste. « Cette notion de solidarité doit faire en sorte que ceux qui se retrouvent parfois dans une forme d'impasse, et même victimes d'une double ou triple peine, soient prioritaires dans notre état d'esprit », argumente Nicolas Hulot. Et cela passe par des mesures très concrètes. Exemple : « On va accélérer le développement des aides pour les voitures les moins polluantes à destination des plus modestes. »

    Autre annonce : les ménages les plus modestes vont bénéficier d'une prime pour se débarrasser de leurs voitures polluantes au profit d'un véhicule plus propre.

    « En finir définitivement avec les énergies fossiles »

    Mais la volonté d'atteindre l'objectif de l'accord de Paris, de contenir la hausse des températures bien en deçà de 2°C, passe pour Nicolas Hulot par un véritable changement du modèle énergétique français.

    « Troisième thématique, on peut dire que c'est la plus importante mais elle s'inscrit justement dans cette vision du long terme : en finir définitivement avec les énergies fossiles et s'engager vers la neutralité carbone », plaide l'ancien présentateur de télévision. Nicolas Hulot veut aussi intensifier la mobilisation internationale pour le climat et il confirme l'engagement de la France, à savoir d'aider les pays en développement à s'adapter au dérèglement climatique.

    Le manque de précision sur la question du nucléaire

    Du côté des organisations de défense de l'environnement, le plan Hulot peine à convaincre totalement. Le ministre est resté trop évasif sur certains points et a laissé des sujets essentiels en suspens, estime-t-on. « Il nous manque la solidarité internationale, qui est indispensable avec les pays qui souffrent aujourd'hui de l'impact des changements climatiques et il nous manque cette vision de notre modèle énergétique », juge ainsi Morgane Créach, directrice de Réseau action climat.

    Et de pointer l'absence de la question du nucléaire dans le plan présenté par Nicolas Hulot. « Cela reste un sujet tabou et c'est une erreur », regrette Morgane Créach. « Il (Nicolas Hulot) sait très bien que si l'on veut réellement développer les énergies renouvelables, il ne faut pas, comme il l'a fait aujourd'hui, contourner le sujet nucléaire, insiste pour sa part Cyrille Cormier, chargé des questions énergie et climat chez Greenpeace. Ce qui bloque le développement des énergies renouvelables en France, c'est le nucléaire ».

    « Nous allons fermer un certain nombre de réacteurs. Je dois identifier lesquels avec mes services, en fonction de critères de sécurité, sociaux et économiques », a expliqué Nicolas Hulot jeudi, expliquant qu'il n'était pas question de « faire une fermeture symbolique ». L'objectif du gouvernement reste de parvenir à 50 % d'électricité produite par l'industrie nucléaire en 2025, contre 75 % à l'heure actuelle. « C'est un objectif et j'espère qu'on le tiendra. »

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