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    France: les trois quarts des nappes phréatiques ont un niveau trop bas

    media La Corse aussi est touchée, ici Bastelicaccia, près d'Ajaccio. PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

    En raison de faibles chutes de pluie durant les mois d’hiver et d’une météo particulièrement ensoleillée depuis le début du printemps, le niveau des nappes phréatiques est anormalement bas sur une bonne partie du territoire français. Dans certaines régions comme la Bretagne, on redoute une sécheresse équivalente à celles de 2003 et de 2011.

    « Sur la Bretagne, on a 69% des points de forage qui ont un niveau anormal, et on est proche des deux tiers pour les nappes au niveau national ». Alors que la France suffoquait mardi sous une nouvelle vague de chaleur (33 degrés à Paris, 34 degrés à Lyon et Bordeaux), dans son bureau de Rennes, Bruno Mougin, du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), ne voulait pas céder à l’alarmisme mais presque. Les derniers chiffres pour juillet concernant les nappes phréatiques françaises ne sont pas bons. Au niveau national, ils sont même pires que ce que ce chercheur annonce : 74% au tout dernier comptage.

    Si les chiffres divergent un peu suivant les régions, les causes de ce début de sécheresse sont les mêmes : il n’a pas plu assez durant les mois d’hiver, ceux qui comptent le plus en matière de rétention hydrique. « Sur les nappes, précise Bruno Mougin, il y a une période cruciale au niveau de leur remplissage, qui part du mois d’octobre et qui va jusqu’au mois de mars. Ce sont six mois que l’on regarde attentivement puisque c’est à cette période-là qu’il y a le plus de pluie. C’est la période dite de « recharge des nappes », c’est-à-dire de remplissage ».

    Plus bas qu’en 2003 et 2011 en Bretagne

    Les zones rouges sont en crise, les zones orange en alerte. Propluvia

    « Ce qu'il s’est passé sur la Bretagne, reprend-il, c’est que cette période a été déficitaire : on a eu 75% des pluies qui sont tombées par rapport à ce qu’il tombe habituellement. Et cette période – qui, donc, dure habituellement six mois – a été concentrée sur quatre mois, de mi-novembre à mi-mars. On est donc arrivés au mois d’avril dans une situation déjà un peu déficitaire ». Et comme les trois mois qui viennent de s’écouler ont été particulièrement ensoleillés et secs sur la majeure partie de la France, trois des quatre départements qui forment la région Bretagne sont en état d’alerte sécheresse avec des arrêtés préfectoraux visant à limiter la consommation d’eau. Un quatrième, le Finistère, pourrait bien lui aussi être affecté de la même manière dans la semaine.

    Pas encore de quoi s’alarmer, mais localement, en Bretagne, la situation est jugée sérieuse. « On n’en est pas encore au niveau de 1976 (année de canicule et de grande sécheresse un peu partout en France ; NDLR) mais le niveau des nappes est plus bas que durant les années 2003 et 2011, les dernières années de forte sécheresse » prévient le chercheur rennais. Et à ce stade de l’année, tout est joué ou presque. Il faut le savoir : même si plusieurs épisodes pluvieux successifs venaient à survenir d’ici octobre, ils ne suffiraient pas, sauf pluies exceptionnelles, à combler le déficit actuel des nappes phréatiques car les pluies d’été servent plus à la végétation.

    « Jusqu’à septembre-octobre les niveaux vont continuer à baisser, cela fait partie des cycles hydrologiques » confirme François Crastes de Paulet, alter ego de Bruno Mougin pour Rhône-Alpes, région également touchée par le déficit hydrique surtout dans la Drôme et l’Ardèche.

    « À partir de mars-avril, explique-t-il, les plantes reprennent de la vigueur et vont puiser de l’eau et des nutriments dans les premières zones du sol. Qu’il pleuve ou pas en été, conclut-il, cela ne change pas grand-chose pour les nappes mais cela soulage les cours d’eau, la végétation, les cultures, etc. C’est quand même autant d’eau qui ne sera pas pompée dans les eaux souterraines ». Au total, ce sont 7 milliards de mètres cubes d’eau qui sont pompés chaque année en France, la moitié pour l’usage domestique et l’autre moitié pour l’usage industriel et agricole.

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