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    France

    La reproduction des cétacés dans les delphinariums français reste interdite

    media Des dauphins dans Marineland d’Antibes, parc à thèmes français situé dans les Alpes-Maritimes, sur la Côte d'Azur. Photo prise le 7 décembre 2016. VALERY HACHE / AFP

    La reproduction des dauphins et des orques détenus en captivité en France reste interdite. Saisi en urgence par trois parcs aquatiques, le Conseil d’Etat a validé cette disposition phare de l’arrêté pris en mai dernier par le ministère de l’Environnement. Pour ce qui est du fond de ce texte litigieux, la plus haute juridiction administrative française se prononcera après l’été.

    Le conflit divise depuis plusieurs mois le ministère de l’Environnement et les associations de défense des animaux sauvages d’une part et les delphinariums français d’autre part. La décision communiquée mardi 1er août par le Conseil d’Etat était donc très attendue.

    Les ONG, qui se battent pour en finir avec la captivité des dauphins et des orques, l’ont accueillie avec satisfaction. Elles espèrent que l’interdiction de la reproduction de ces grands mammifères marins dans les parcs d’attractions français sera définitive. Et que la trentaine de dauphins et les quatre orques détenus actuellement par ces établissements seront les derniers de leur lignée.

    Demi-satisfaction des professionnels

    La réaction des trois parcs aquatiques qui contestaient cette mesure de l’arrêté ministériel devant le Conseil d’Etat est quant à elle plutôt « mitigée ». « On ne nous donne pas raison, mais on ne nous donne pas tort », a déclaré Me Emmanuel Piwnica, qui défend le Marineland d’Antibes, le plus grand parc marin d’Europe. C’est à sa demande que le Conseil d’Etat a suspendu une seule des dispositions de l’arrêté contesté, celle qui interdit l’usage du chlore pour nettoyer les bassins. Les juges ont estimé en effet que le délai de la mise en œuvre de cette obligation, le 7 novembre prochain, est trop court pour réaliser les travaux nécessaires.

    Les autres dispositions prévues par le ministère de l’Environnement pour modifier et moderniser le fonctionnement des delphinariums français sont en revanche toutes maintenues. Et elles sont nombreuses. L’interdiction de la reproduction des cétacés est la plus importante. Mais l’arrêté prévoit aussi toute une série de modifications des conditions de leur vie en captivité. D’ici 6 mois à 3 ans, les spectacles nocturnes et les contacts directs entre le public et les animaux seront interdits. Les bassins devront être beaucoup plus grands et enrichis de cascades, de vagues et de courants pour éviter que les animaux s’ennuient.

    Des travaux importants à prévoir

    Des travaux devront donc être réalisés. Les parcs marins français, que ce soit le Marineland, le parc Astérix dans l’Oise ou Planète sauvage en Loire-Atlantique, accueillent tous les ans des millions de touristes. Bien qu’ayant les moyens financiers pour entreprendre toutes ces améliorations, ils considèrent que l’on ne peut pas leur demander à la fois de faire des investissements et de mettre fin à la reproduction des cétacés. Car à terme, cette interdiction signifie l’arrêt définitif de leur activité. Ils s’inquiètent par ailleurs des effets de la contraception hormonale qui sera administrée aux dauphins femelles. Selon eux, si elle est prolongée au-delà de 6 mois, le bien-être psychique de ces animaux très sociables risque d’être sérieusement affecté.

    Selon l’ONG de défense des animaux Sea Shepherd, 12 pays européens déjà n’ont pas ou plus de dauphins captifs. Le Royaume-Uni a fermé son dernier delphinarium dès 1993. La Finlande, l’année dernière. Aux Etats-Unis, plusieurs parcs restent en revanche toujours ouverts. En Asie, si la Chine crée de plus en plus de delphinariums, l'Inde a interdit ces établissements en 2013. C’est le premier pays dans le monde qui a accordé aux dauphins le statut légal de personne non humaine.

    Pour lire la décision du Conseil d'Etat : cliquez ici 

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