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    France

    Tir de missile nord-coréen: Air France élargit sa zone de non survol

    media Un Boeing 777 d'Air France. ©Air France

    Le tir de missile intercontinental effectué vendredi 28 juillet par la Corée du Nord est passé à une centaine de kilomètres d'un vol Air France Tokyo-Paris, a affirmé la chaîne CNN ce mercredi. L'appareil français empruntait la voie aérienne légale, éloignée de l'espace nord-coréen interdit de survol. Air France assure que la sécurité du vol n'était pas menacée. Toutefois, la compagnie a « décidé d'élargir la zone de non survol autour de la Corée du Nord », a-t-elle fait savoir à RFI.

    Vendredi 28 juillet, aéroport de Tokyo-Haneda, 22h55. Le vol Air France 293 décolle avec 323 personnes à bord, direction Paris.

    Au même moment, la Corée du Nord procède à un test de missile intercontinental (ICBM), pouvant atteindre les Etats-Unis. L'engin balistique a parcouru près de 1 000 km, atteint une altitude de 3 200 km, avant de retomber et plonger dans la mer du Japon. Au cours de sa descente, affirme la chaîne CNN, le missile est passé à environ 100 km - ou 7 minutes de vol - de l'appareil d'Air France. Le missile nord-coréen s’est écrasé à 16 kilomètres de deux couloirs aériens, selon le média américain.

    Sollicitée par RFI, Air France assure que « le vol AF293 du 28 juillet 2017, reliant Tokyo-Haneda à Paris-CDG, s’est déroulé conformément à son plan de vol et sans qu’aucun événement ne soit relevé. Ce vol a emprunté une des routes aériennes utilisées par de nombreuses compagnies pour relier le Japon à l’Europe. »

    « Les informations dont dispose Air France à ce stade indiquent que le missile s'est abîmé en mer à plus de 100 kilomètres de la trajectoire de son avion, confirme le transporteur aérien. Pour autant, même si cette distance était avérée, elle ne remettrait pas en question la sécurité du vol. Par ailleurs, en collaboration avec les autorités, Air France rappelle qu’elle analyse en continu les zones de survol à risque et adapte ses plans de vol en conséquence. »

    Toutefois, Air France informe qu'« à ce stade, et par mesure de précaution, la compagnie a pris la décision d’élargir la zone de non survol autour de la Corée du Nord, pays qu’elle ne survole pas. »

    Les Etats responsables de leur ciel

    Air France indique par ailleurs que « les autorités japonaises ont publié, le 28 juillet 2017, a posteriori du lancement du missile nord-coréen, deux NOTAM (messages aux navigants aériens) comme cela a été fait lors des derniers lancements de missile dans cette zone. Outre le fait qu’au moment de leur diffusion l’événement était déjà passé, ces deux NOTAM ne précisaient aucune indication ou instruction nécessitant une action opérationnelle de la part d’Air France. »

    Les Etats sont souverains de leur espace aérien et, à ce titre, de leur sécurité, rappelle l'Organisation internationale de l'aviation civile (OACI). « Cette souveraineté leur confère également la responsabilité d’émettre des alertes de risques en cas de menace contre la sécurité des aéronefs civils évoluant dans leur espace aérien. Les menaces comprennent les conflits armés, les nuages de cendres causés par des éruptions volcaniques, les essais de missiles et les tirs de roquettes, etc. »

    Interrogé par la chaîne CBS sur cet incident du 28 juillet, l'expert en sécurité aérienne Mark Rosenker a pointé que le système aérien mondial n'est pas préparé à un lancement imprévu de missile : « Je ne crois pas que le contrôle du trafic aérien serait en mesure de prévenir un avion qu'un missile s'apprête à croiser son chemin. »

    Déjà le 4 juillet, à la suite d'un autre essai balistique de Pyongyang, le secrétaire d'Etat américain Jeff Davis s'alarmait que le « missile avait traversé un espace aérien très emprunté par les vols commerciaux ».

    La Corée du Nord a procédé à 14 tirs de missile depuis le début de l'année.

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