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    France

    France: une nouvelle école dès cette rentrée scolaire

    media Une classe d'enfants dans une école primaire, à Caen, dans le Nord-Ouest de la France. AFP

    En France, ce lundi 4 septembre, c’est la rentrée pour plus de 12,8 millions d'élèves et 884 000 professeurs. C'est aussi la première rentrée scolaire du quinquennat Macron sur fond de réformes. Chaque nouveau ministre de l'Education souhaite imprimer sa marque, alors quels sont les principaux changements mis en place par Jean-Michel Blanquer ?

    Pour le ministre de l'Education nationale c'est une nouvelle école qui commence à se construire dès cette rentrée scolaire. Trois mois après sa nomination, Jean-Michel Blanquer concrétise déjà certaines promesses de campagne.

    D'abord, les écoles ne partagent plus le même tempo. Plus d'un tiers d'entre elles repassent à la semaine des quatre jours au lieu de quatre jours et demi.

    Ensuite, pour que tous élèves réussissent au cours préparatoire (CP) - c'est en tout cas la volonté du ministre -, il n'y a plus que douze élèves par classe dans les quartiers les plus défavorisés. Cette mesure concerne près de 2 500 classes de CP situées en REP+, c'est-à-dire en réseau d'éducation prioritaire renforcé.

    Autre nouveauté : des évaluations de compétences seront mises en place en français et en mathématiques, en début et en fin d'année pour les élèves de CP, en novembre pour ceux de 6e.

    Le collège n'est pas en reste, avec le retour des filières d'excellence et le rétablissement de l’ensemble des classes bi langues qui avaient été en grande partie été supprimées avec la réforme du « collège 2016 ».

    Enfin, le gouvernement souhaite également que les collégiens puissent faire leurs devoirs au sein même de l'établissement accompagnés par des professeurs volontaires et rémunérés, des assistants d’éducation ou encore des jeunes en service civique.


    Polémique sur la méthode de lecture

    Méthode syllabique ou méthode globale ? Alors que des milliers d'enfants vont apprendre à lire dans les classes de cours préparatoire (CP), le ministre de l'Education a lancé la rentrée par une polémique sur la lecture en réveillant le mythe de la méthode globale.

    Dans une interview au journal L'Obs, le ministre de l'Education a déclaré qu'il souhaite s'appuyer sur les découvertes des neurosciences, donc sur une pédagogie de type syllabique et non pas sur la méthode globale, dont tout le monde admet qu'elle a eu des résultats tout sauf probants.

    Le ministre tente de désamorcer la polémique qu'il a lui-même soulevée : « Ce n’est pas du tout créer une opposition caricaturale entre syllabique et globale. Je sais parfaitement que la méthode globale ne s’applique pas de manière pure et absolue dans notre système et je n’ai jamais prétendu cela. Par contre que du fait d’erreurs pédagogiques en matière de lecture dans le passé il y ait encore des traces dans nos méthodes aujourd’hui, ça existe. Et puis, des gens entretiennent à l’envi un certain nombre d’ambiguïtés. On dit par exemple il faut comprendre qu’il faut une méthode mixte. Oui, j’y adhère, si mixte c’est le code et le sens ».

    Et en effet, au quotidien dans leur immense majorité les enseignants pratiquent la méthode dite mixte. C'est le cas de Béatrice Calixte Rossepide, institutrice en région parisienne.

    « Je fais un mélange des deux, mais quand je dis un mélange des deux, c’est plutôt de la syllabique, mais on fait quand même en global ce que l’on appelle les petits mots outils : le, la, des… des petits mots comme cela dont on a besoin pour entrer dans l’histoire et remettre du sens, en fait. Et à côté de cela, on fait parallèlement de la syllabique », explique-t-elle.

    Au final pour cette enseignante c'est un faux débat, car, quelle que soit la méthode, les enfants qui n'ont pas de difficultés apprendront de toutes les manières à lire. Pour les autres en grande difficulté, l'important est de susciter chez eux leur intérêt pour la lecture.

    (Re)lire : France: pour la rentrée, Jean-Michel Blanquer veut une école «de la confiance»

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