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    France

    Emmanuel Macron défend son gouvernement à St-Martin et St-Barthélemy dévastées

    media Le président Macron à Saint-Martin, le 12 septembre 2017, devant des habitations détruites par l'ouragan Irma. REUTERS/Christophe Ena/Pool

    Emmanuel Macron, venu au chevet des îles St-Martin et St-Barthélemy dévastées par l'ouragan Irma, a défendu l'action de l'exécutif face aux critiques et promis une reconstruction exemplaire, avec pour priorité le « retour à la vie normale ».

    Emmanuel Macron a atterri peu avant 10h00 (heure locale) à St-Martin, où il a rencontré des sinistrés de l'ouragan, avant de se rendre à St-Barthélemy. Il devait ensuite passer la nuit à St-Martin avant de rentrer mercredi matin en Guadeloupe pour « aller auprès des victimes et faire le point avec les élus ». « Le retour à la normale est la priorité absolue », a lancé le chef de l'Etat depuis le tarmac de l'aéroport de Pointe-à-Pitre. « St-Martin renaîtra, je m'y engage », a-t-il dit. Accompagné des ministres des Outre-mer, de l'Education et de la Santé, il a fait état d'un bilan revu à la hausse de « 11 morts » et « plusieurs blessés et disparus » après le passage d'Irma.

    Défendant l'action du gouvernement en amont et en aval, critiqué par une partie de l'opposition, le président français a dit que l'exécutif « a répondu dès que l'information a été donnée, donc plusieurs jours avant, et constamment tout au long de cette crise ». Le chef de l'Etat a appelé à l'« union nationale ». Il s'est dit « favorable » à une commission d'enquête parlementaire pour juger l'action du gouvernement, « mais au bon moment ». Il a dit être venu aussi « pour rassurer, consoler et entendre la colère » des habitants, dont beaucoup ont déploré la lenteur des secours et le manque de forces de l'ordre.

    «Retour à l'ordre public»

    Condamnant des « débordements inacceptables » après la catastrophe, le président a annoncé un « retour à l'ordre public ». Il était mardi soir « au côté des forces de l'ordre en patrouille » à St-Martin. Emmanuel Macron a également annoncé la reprise de la distribution d'eau potable sur le territoire « à partir du 20 », mais en « quantité moins importante que ce qu'il y avait avant l'ouragan ». Il a également promis que « d'ici la fin de semaine, dans tous les points sensibles », l'électricité serait restaurée. Enfin concernant les écoles, le chef de l'Etat a souhaité que certaines ouvrent « dès la semaine prochaine, même pour quelques heures ».

    Un délégué interministériel a été nommé pour assurer la coordination de la reconstruction. « Je bousculerai toutes les normes et toutes les procédures pour que son travail se fasse dans les meilleurs délais », a déclaré Emmanuel Macron.

    Des ONG « exaspérées » par le « m'as-tu-vu à la télé »

    Sauf que, dans le même temps, à l'aéroport de Pointe à Pitre, des dizaines de secouristes arrivés avec le vol commercial Air France attendent avec des centaines de kilos de matériel de pouvoir accéder à Saint-Martin. Ils dénoncent une très mauvaise gestion perturbée encore un peu plus par la venue d'Emmanuel Macron qui a réquisitionné les avions que les ONG devaient prendre pour s'acheminer sur place.

    Thierry Velu, président fondateur du Groupe de secours catastrophe français, le GSCF, est atterré. C'est la première fois depuis 1989 qu'il constate « autant de manque de coordination, de manque d'information ». « Exaspéré », il dénonce le « m’as-tu-vu à la télé » du président français, alors que « des personnes sont actuellement en train de souffrir ».

    Son groupe espère trouver rapidement un moyen de transport pour « arriver le plus tôt possible auprès des victimes, parce qu’on voit très bien qu’il y a des besoins. Des personnes qui ont encore faim, qui ont un manque d’eau, qui ont un manque de médicaments ». D'ici là, le GSCF « se pose vraiment des questions sur la prise en charge des victimes dans un Etat qui est normalement la sixième puissance du monde ».

    Irma a fait au moins 11 morts et plusieurs disparus dans les îles françaises, quatre dans la partie néerlandaise, selon le dernier bilan. Au total, 27 personnes sont mortes dans les Caraïbes.

    (avec AFP)

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