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    France

    France: l'opération «Sentinelle» s'adapte

    media Une patrouille de l'opération Sentinelle à Paris, près de la Tour Eiffel. Ludovic MARIN / AFP

    La ministre des armées, Florence Parly, a présenté jeudi 14 septembre en conseil des ministres ses propositions en faveur de la révision du dispositif Sentinelle. Une évolution qu’Emmanuel Macron a souhaité le 13 juillet. La ministre a proposé une nouvelle organisation de l'opération, plus souple, moins prévisible et une méthode de travail différente, avec une concertation accrue entre le ministère de l'Intérieur et des Armées.

    Extérieurement, rien ne change, les militaires vont continuer de patrouiller en tenue de camouflage et de protéger certains lieux sensibles. Les militaires de l'opération Sentinelle ont pourtant été la cible de six attaques qualifiées de « terroristes » depuis 2015. La dernière remonte au 9 août 2017 en région parisienne.

    Florence Parly assure que les effectifs de l'opération vont être maintenus. Jusqu'à 10 000 hommes vont toujours pouvoir être mobilisés pour la protection des Français, mais ils seront employés de manière différente. Des rythmes variables vont être observés, de manière à préserver « l'effet de surprise ». L'emploi du temps des militaires va être décidé lors de réunions conjointes entre ministère de l'Intérieur et ministère des Armées (C2ID). La première de ces réunions est prévue ce vendredi, précise le ministère des Armées.

    Trois niveaux d'engagements

    Le principe de la nouvelle organisation est simple : les effectifs augmentent en fonction de la menace. Le niveau des effectifs n’est pas précisé, mais le dispositif va être divisé en trois échelons. D’abord, une partie des soldats vont surveiller les lieux sensibles en permanence – par exemple les gares, les aéroports, ou des lieux de pouvoir. Les militaires parlent de « dispositif opérationnel permanent avec une planification possible sur l'année ».

    Ensuite vient un échelon intermédiaire, dit de « renforcement planifié », qui va assurer la protection d'un évènement occasionnel, par exemple l'Euro 2016. La décision en sera prise sur une période de 3 mois, ce qui donne aussi des marges pour employer les réservistes.

    Enfin une réserve stratégique évaluée à 3 000 hommes est mise en place. Elle va être utilisable en cas de coup dur, comme après les attentats du 13 novembre 2015. Le délai de planification pour ce dernier niveau peut aller jusqu'à 8 jours.

    Gagner en souplesse dans la gestion des effectifs

    « Les militaires seront déployés sur les sites ou le risque est le plus élevé en fonction des informations recueillies par les services de renseignement », précise-t-on au ministère des armées. « On redonne une mission aux soldats, ils vont retrouver cette adrénaline liée au mouvement qui correspond davantage à leur mode de vie » souligne l'entourage de Florence Parly. Il est vrai qu'il n'était pas rare, ces derniers temps, de voir des militaires enchaîner les missions Sentinelle et passer six à dix semaines à quadriller un secteur donné, où finalement il ne risquait pas de se passer grande chose.

    Ainsi l'armée va se redonner des marges de manœuvre. « On passe d'une logique d'effectifs à une logique d'effets » affirme l'état-major des armées. L'armée va pouvoir décider elle-même des effectifs à déployer en fonction de la menace, selon les demandes formulées par les préfets. Quitte à n'envoyer que quelques hommes au bon endroit au bon moment, là où l'ancien système « clouait » sur place des sections entières, entravant la régénération des forces et perturbant parfois l'entraînement de tout un régiment.

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