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    France

    Projet de loi antiterroriste: contestation politique devant l’Assemblée

    media Une petite centaine d'opposants s'est réunie devant l'Assemblée nationale dans la soirée pour protester «contre l'état d'urgence permanent». Michel Euler / POOL / AFP

    En France, l’examen du projet de loi antiterroriste a débuté lundi 25 septembre. Un texte qui selon le gouvernement doit permettre de sortir de l’état d’urgence instauré après les attentats du 13 novembre 2015, tout en continuant de protéger les Français. Un texte qui selon ses détracteurs revient en réalité à inscrire l’état d’exception dans le droit commun. Après la colère des avocats, des magistrats et des associations des droits de l’homme, la contestation a pris un tournant plus politique ce lundi soir devant l’Assemblée nationale.

    « Une exception héritée de la guerre d’Algérie », rappellent les haut-parleurs. « Non à l’état d’urgence permanent », clament les pancartes. Une petite centaine de manifestants a fait le déplacement place Edouard Henriot.

    Echarpe tricolore, la députée des Insoumis, Danielle Obono arrive de l’Assemblée nationale juste en face. « Nous nous opposons à ce projet de loi parce que nous pensons qu’il est à la fois inefficace, liberticide. Le gouvernement la présente comme la sortie de l’état d’urgence, mais on sort de la porte pour mieux rentrer par la fenêtre », souligne-t-elle.

    Pour les adversaires du projet de loi, le texte étudié par les députés ne permet pas de sortir de l’état d’urgence au contraire il viendrait polluer la loi commune. « C’est un peu comme le nucléaire. C’est-à-dire une fois qu’on a expliqué à tout le monde qu’on ne pouvait pas vivre sans pourquoi est-ce qu'on l’arrêterait. C’est ce que fait le gouvernement, c’est quand même un véritable problème éthique et politique », estime Sandra Régol, porte-parole du mouvement Europe Ecologie-Les Verts (EE-LV).

    Un projet de loi qui inquiète également les syndicats. « On a eu un avant-goût l’année dernière sur la loi Travail. On ne compte plus les fois où on s’est fait bombarder gratuitement de lacrymogènes. Il y a eu une loi en Espagne qui est passée il y a deux ans là-dessus. Par exemple, ils ne pouvaient même pas mettre une table pour signer une pétition à moins de 600 mètres d’un ministère. On craint un peu ce genre de truc », dit Nicolas Galépides du Sud PTT.

    Des manifestants qui entendent d’ailleurs se rassembler ce mercredi devant l’ambassade d’Espagne contre les lois d’exception.

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