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    STX, Alstom: le service après-vente de Le Maire pour rassurer dans les usines

    media Henri Poupart-Lafarge, PDG d'Alstom, à gauche, et le ministre français de l'Economie Bruno Le Maire, dans un tramway, à l'usine Alstom de Petite-Forêt, près de Valenciennes, ce vendredi matin 29 septembre 2017. REUTERS/Pascal Rossignol

    Le ministre de l'Economie français était à Saint-Nazaire jeudi 28 septembre. Il est venu présenter et défendre devant les syndicats des chantiers navals STX l'accord signé avec Fincantieri, qui ne satisfait pas totalement les salariés. Puis, ce vendredi matin, Bruno Le Maire s'est rendu près de Valenciennes, dans l'une des usines d’Alstom ; il s’y est engagé à suivre personnellement le futur du groupe, qui va pour sa part fusionner avec Siemens.

    Avec notre envoyée spécialeMarine de La Moissonnière

    L'accord signé entre STX et le groupe Fincantieri met fin à plusieurs mois de brouille transalpine. Avec cet accord, l'Italien possédera 50 % des chantiers navals, plus 1 % que lui prêtera l'Etat français, ce qui lui permettra de détenir la majorité. Mais à Paris, le gouvernement conservera, grâce à ce montage astucieux, un droit de contrôle. C'est ce plan qu'est venu présenter et défendre le patron de Bercy, jeudi, à Saint-Nazaire.

    Du travail, pour l'heure, il y en a aux chantiers STX. Le carnet de commandes est rempli. Alors, cet accord tombe bien, selon Christophe Morel, délégué CFDT. « Ce qui est important, c’est qu’on arrête d’être dans la valse des actionnaires. Il faut absolument qu’on stabilise, ce n’est pas bon pour nos affaires. Il faut que l’on se pose et qu’on s’occupe de notre travail, et pas de savoir qui va nous reprendre, qui va nous financer », estime-t-il.

    Les autres syndicats, à l'image de nombre de salariés, redoutent un transfert de technologie, une dégradation des conditions de travail et des licenciements, notamment si les affaires marchent moins bien. « Qu’est-ce qu’il se passe après, s’il y a de moins en moins de commandes de bateaux ? On donne les bateaux à qui ? Chez nous ? Chez les Italiens ? On partage quoi ? Une partie ici, une partie là-bas ? Donc en fait, au final sur l’avenir, c’est un gros point d’interrogation », s’inquiète un charpentier qui ne veut même pas donner son nom.

    L'Etat, par la voix du ministre Bruno Le Maire, défend les garanties négociées. Mais les salariés, eux, restent sceptiques, même si le petit pour cent que le gouvernement français peut reprendre à Fincantieri rassure un peu cet employé : « Si demain on est tous dans la rue, si l’Etat a toujours cette possibilité de bloquer, on sait qu’on aura, nous, les moyens de se faire entendre et d’aller à l’affrontement avec le gouvernement pour qu’il fasse bloquer certaines décisions qui ne nous paraîtraient pas envisageables », détaille-t-il.

    Scepticisme à Valenciennes aussi

    Ce vendredi matin, parti sur sa lancée pour expliquer sur le terrain les décisions prises par le gouvernement et le président de la République en matière d'industrie ces derniers jours, le ministre de l'Economie est ensuite passé de Saint-Nazaire à la région de Valenciennes, où il a passé trois heures. C'est là-bas que l'on trouve l'une des usines du groupe Alstom, un site abritant quelque 1 200 employés, eux aussi inquiets après l’annonce de la fusion de l'entreprise avec l’Allemand Siemens.

    Quelques jours après l'annonce du rachat de ce fleuron en perdition de l'économie française, Bruno Le Maire s'est engagé personnellement dans le futur d'Alstom. Il a annoncé qu'il prendrait la direction du futur « comité national de suivi » des engagements de Siemens vis-à-vis du groupe français. Et de répéter inlassablement le même message de possitivité, d’abord au député communiste Fabien Roussel, puis aux syndicats qu'il a pris à l'écart, puis aux employés croisés à leurs postes, et enfin à une trentaine de managers invités à discuter.

    A tous, Bruno Le Maire a vanté les mérites de cette fusion. L’entreprise Siemens-Alstom sera plus grosse, et donc plus forte. Indispensable pour concurrencer les Chinois. Et les emplois seront préservés pendant quatre ans. Sauf que les syndicats et les salariés n’y croient pas. Ils veulent des engagements écrits. Les fusions conduisent forcément à de la casse sociale, rappelle un délégué CGT, encore plus quand il s’agit de deux entreprises aux activités similaires. Malgré l'activisme du ministre, un salarié dénonçait d'un revers un coup de pub. En somme, malgré l'activisme de Bruno Le Maire, l'inquiétude reste de mise.

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