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    Les archives de la diplomatie française, un patrimoine jusque-là confidentiel

    media La célèbre poignée de main du 13 septembre 1993 entre le Premier ministre israélien Yitzhak Rabin et le représentant de l'OLP, Yasser Arafat. REUTERS/Gary Hershorn/Files

    Ce sont des correspondances diplomatiques rédigées dans des moments clés de l’histoire que propose l’ouvrage Les archives secrètes du Quai d’Orsay : l’explosion nucléaire d’Hiroshima, l’assassinat du président chilien Salvador Allende, le couronnement de Bokassa Ier en Centrafrique ou encore les attentats du 11-Septembre.

    L’original du traité de Rome est l’un des trésors que recèlent les archives du ministère français des Affaires Etrangères, à la Courneuve, au nord de Paris. « Pour un semestre, on a 1 000 pages de documents. Vous vous rendez compte ! » s'exclame Maurice Vaïsse, historien des relations internationales. Ce dernier est dans son élément entre les piles de cartons où sont classés et archivés les télégrammes diplomatiques qui servent à l’échange d’informations entre les ambassades et le ministère à Paris.

    « Ce qu’on appelle les TD, ce sont les télégrammes diplomatiques, qui sont envoyés, soit à partir du ministère, soit à partir des postes diplomatiques vers le ministère. Et, évidemment, comme vous voyez ici, c’est un télégramme qui est à chiffrement, parce qu’il n’est pas souhaitable que tout le monde sache quel est le contenu de ces télégrammes », décode l'historien.

    Les affaires étrangères sous le prisme français

    11 février 1990, Nelson Mandela sort de prison en Afrique du Sud. Le lendemain, les diplomates français prennent note de l’évènement et s’interrogent sur la suite du processus : « Le gouvernement sud-africain envisagerait par ailleurs l’abrogation de la loi sur la ségrégation dans les lieux publics au cours de l’actuelle session parlementaire. Il a aussi pour but de lever l’état d’urgence dans un avenir proche et envisage l’élaboration d’une Constitution démocratique, fondée sur le suffrage universel, avec protection du droit des minorités », peut-on lire dans les archives.

    La libération de Nelson Mandela est l’un des évènements relaté dans le livre Les archives secrètes du Quai d’Orsay, qui revient aussi sur l’invasion de l’Afghanistan par l’armée soviétique ou sur cette poignée de main historique sur la pelouse de la Maison Blanche lorsque les dirigeants israélien et palestinien entament le processus d’Oslo.

    Ambassadeur, un rôle parfois ingrat

    Parmi les invités, ce jour là, l’ambassadeur de France à Washington, Jacques Andréani raconte : « Monsieur Rabin était en proie à une tension extrême, passant d’un pied sur l’autre, sortant de sa poche et l’y remettant – son discours – regardant sa montre et dirigeant ses regards partout, sauf au centre du groupe dans lequel il n’était séparé d’Arafat que par le président Clinton ».

    Les archives de la diplomatie témoignent aussi de ces moments où un pays regarde une histoire qui s’écrit sans lui : « La poignée de mains entre Arafat et Rabin, la France en est restée témoin. De ce point de vue-là, le document qui est présenté dans ce livre est extraordinaire, parce qu’il montre bien comment nous avons été – nous, je veux dire les Français – mis de côté dans cette affaire. L’ambassadeur est un témoin parmi d’autres. On voit à la poignée de mains ; il y a toute une série de gens qui sont assis les uns à côté des autres et puis il y a le grand-frère américain qui est là, avec l’Israélien et le Palestinien. Le Français ne joue pas de rôle, alors qu’il y aurait eu nécessité que la France et peut-être l’Europe jouent un rôle », explique l’historien Maurice Vaïsse.

    Des documents confidentiels rendus publics

    Hiroshima, Staline, Saddam Hussein, ce sont les soubresauts de l’histoire qui se donnent à lire dans ces archives y compris ce télégramme diplomatique daté du 11 septembre 2001 : « Au-delà, cette attaque terroriste sera inévitablement perçue comme une réaction à la politique de l’administration Bush au Proche et au Moyen-Orient, alors même que Washington recevait de nombreux avertissements sur les risques liés à ses choix. L’Amérique a sans doute été punie de son soutien à la politique israélienne, rien ne dit que sa résolution en sera ébranlée ».

    Pour publier ces lignes il a fallu déroger à la règle des 25 années qui doivent normalement s’écouler entre un évènement et l’ouverture des archives qui lui sont consacrées.

     

    Reportage de Nicolas Falez aux archives du Quai d'Orsay 18/10/2017 - par RFI Écouter

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