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    France

    D'un «36» l'autre, la PJ parisienne inaugure son «Bastion»

    media Suréquipé, pratique, professionnel, le 36 rue du Bastion, est le nouveau siège de la police judiciaire parisienne. REUTERS/Philippe Wojazer

    Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a inauguré, jeudi 19  octobre, le nouveau bâtiment de la police judiciaire au 36 rue du Bastion, dans le 17e arrondissement, en remplacement du mythique 36 quai des Orfèvres, siège de la police parisienne sur l'île de la Cité depuis 1913. Flambant neuf, le «Bastion» est un bâtiment plus moderne, mitoyen du nouveau palais de justice.

    Dix étages, 32 000 mètres carrés, le 36 rue du Bastion déploie une large façade vitrée dernier cri. Les policiers, les enquêteurs du mythique 36 quai des Orfèvres sont un peu émus aujourd'hui. Déçus peut-être des travaux dans ce nouveau quartier de Paris, très excentré, et peu accessible. Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb dit entendre les réserves des policiers : « Mais tous sont fiers, assure-t-il, d’être au centre du futur Grand Paris. »

    La BRI reste au « 36 » historique

    Le déménagement a eu lieu dès le mois de mai, bien avant l'inauguration officielle ce jeudi. Les services ont déjà commencé à travailler main dans la main, ils étaient avant dispersés sur une dizaine de sites. Seule la Brigade de recherche et d'intervention (BRI) reste au 36 quai des Orfèvres. « La BRI devait garder son efficacité opérationnelle », selon Christian Sainte, le directeur de la police judiciaire.

    La perte en efficacité, c'est justement la crainte des policiers quand ils ont déménagé dans ce nouveau « 36 ». Le palais de justice, lui, ne va ouvrir que dans six mois.


    Gérard Collomb, entre le Préfet de Paris Michel Delpuech et le directeur du nouveau «36», Christian Sainte. ©RFI/William Lessieux

    Déjà 600 gardes à vue au « Bastion »

    Clin d'oeil d'un monde à l'autre, le numéro a été spécialement créé pour le nouveau bâtiment. Ce n'est plus la Seine qui coule sous les fenêtres du « 36 » mais le trafic routier du périphérique parisien, et la vue sur Notre-Dame a été remplacée par celle des immeubles en construction de ce quartier du 17e arrondissement, les Batignolles, en pleine mutation.

    La nostalgie des ex-locaux est encore palpable mais les avantages du bâtiment de 32 500 m2 compensent. « Nous étions dans des locaux dont certains dataient de Saint Louis », rappelle Xavier Espinasse, chef de l'identité judiciaire dont le service était installé quai de l'Horloge.

    Situé à l'ombre de l'imposant nouveau tribunal de grande instance de Paris qui va lui aussi quitter l'île de la Cité, le 36 rue du Bastion, long de 90 mètres et haut de 37 mètres, est un bâtiment compact qui paraît enveloppé par une façade composée de facettes de verre.

    Passé les lourdes portes, le visiteur pénètre dans un vaste hall qui distribue quatre salles d'attente. A tous les étages, de longs couloirs, des salles de réunion, de nouveaux bureaux flambant neufs assortis de très nombreux sas de sécurité, accueillent 1 700 personnes: enquêteurs, personnels scientifiques, administratifs.

    A l'exception de la brigade de recherches et d'intervention (BRI), toutes les brigades centrales ont été regroupées dans les nouveaux locaux. Une première dans la longue histoire de la PJ parisienne. Le déménagement de toutes les équipes s'est étalé de mi-mai à début octobre. Le « Bastion » a déjà pris son rythme de croisière, avec 600 gardes à vue déjà réalisées.

    Reste un gros point noir: les abords du « Bastion » sont un chantier permanent alimenté par la construction d'immeubles et d'une ligne de tramway, transformant les conditions de circulation en cauchemar. Le manque de lieu de restauration est également critiqué par les équipes.
    (avec agences)

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