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    France

    France: la police reconnaît à demi-mot des abus contre les migrants à Calais

    media La police devant un groupe de migrants et de réfugiés qui reçoivent un repas fourni par une ONG locale, à Calais en avril 2017. ©Michael Robinson Chavez/gettyImages

    Les faits dénoncés par l’ONG Human Right Watch avaient donné lieu à une mission d’inspection, laquelle vient de rendre son rapport. Un document officiel, donc, qui estime « plausibles » certains abus des forces de l’ordre envers les migrants dans la jungle de Calais avant son démantèlement il y a un an.

    « Dans les forces de sécurité de la France, il n'existe pas d'usage du gaz poivre mais il peut y avoir quelques dérapages individuels », a déclaré Gérard Collomb ce mardi 24 octobre.

    Pas de gaz poivre en usage chez les forces de l’ordre françaises, mais des « dérapages individuels » sont donc possibles contre les migrants dans la jungle de Calais, rappelait le ministre de l’Intérieur.

    Cette déclaration intervenait au lendemain de la publication de l’enquête de l'ONG Human Right Watch, qui dénonçait le comportement de certains policiers sur les migrants dans la jungle de Calais.

    « Manquements »

    Aujourd’hui, la mission de l’inspection générale dresse le même constat dans son compte-rendu mis en ligne le 23 octobre. Le rapport considère l’utilisation de gaz poivre comme « hautement improbable » et « sans fondement ».

    Mais elle évoque un « usage abusif des gaz lacrymogènes », comme l’affirmait l’organisation de défense des droits de l’homme, pour perturber le sommeil ou les repas des migrants.

    A cet usage de la force considéré comme « disproportionné » s’ajoutent certains « manquements » à la doctrine des forces de l'ordre. N’est pas conforme à la déontologie policière par exemple le non respect du port du matricule ou encore la « destruction d’affaires appartenant aux migrants ».

    C’est l’un des points du rapport, savoir si les aérosols qui sont utilisés par les CRS contiennent du gaz poivre ou du gaz lacrymogène, mais en fait le composé précis de l’aérosol n’est pas le point important. Ce qui est important c’est la manière coutumière et indiscriminée dont le gaz est utilisé et c’est cela qui constitue un usage disproportionné de la force et un abus de la part des forces de police. Maintenant, il y a une autre étape. C’est que le rapport, au-delà du constat qu’il fait de ces abus, qu’il dit être plausibles, énumère un certain nombre de recommandations intéressantes, dans le fait que la chaîne de commande doit être renforcée, que les instructions aux agents de police doivent être plus claires, que les relations entre la police et les associations doivent être apaisées. Tout cela, ce sont aussi des recommandations qui vont dans le bon sens. Il s’agit maintenant de les mettre en place, comme le suggère le rapport d’enquête de l’IGA et de l'IGPN
    Bénédicte Jeannerod, la directrice de HRW France 25/10/2017 - par Agnieszka Kumor Écouter

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