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    Décryptage avec nos invités, Liesl Louw Vaudran et Stéphanie Wolters, de l'Institut d'études et de sécurité de Pretoria -ISS-, Daniel Compagnon, professeur à l'Institut d'études politiques de Bordeaux (Centre d'études d'Afrique noire), Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, et nos envoyés spéciaux à Harare et correspondants régionaux.

    France

    Sortie du nucléaire en France: la loi de transition énergétique mise à mal

    media Pour l'instant, seule la fermeture de la centrale de Fessenheim est actée. REUTERS/Vincent Kessler

    S’appuyant sur le bilan prévisionnel 2017 dont Réseau de Transport d’Electricité (RTE) publie ce mercredi 8 novembre la synthèse, le ministre de la Transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a annoncé mardi le glissement dans le temps de l’objectif de réduction à 50 % du nucléaire dans la production d’électricité prévue par la loi pour 2025.

    Mardi 7 novembre, à la sortie du conseil des ministres, Nicolas Hulot a annoncé qu’il faudra « atteindre au plus vite l’objectif de 50% de nucléaire mais à une date réaliste, et sans sacrifier nos objectifs sur le changement climatique ».

    Cette annonce contredit la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte, votée par le Parlement en août 2015, qui prévoyait la réduction à 50% de la part du nucléaire dans la production française d’électricité d’ici 2025.

    Nicolas Hulot s’était aussi engagé, en juillet 2017, à programmer la fermeture des 17 réacteurs les plus vieux pendant le quinquennat d’Emmanuel Macron. Avec ses 58 réacteurs, la France est le 2e pays nucléarisé du monde, et l’argumentaire du ministre porte la marque du lobby nucléaire, qui se prévaut de la baisse des émissions de gaz à effet de serre stipulée par l’accord de Paris sur le climat, pour demander la prolongation de la vie des centrales nucléaires au-delà des 40 ans prévus à l’origine.

    Un rapport solide mais partial

    L’annonce de Nicolas Hulot a fait suite à la publication du rapport de Réseau de Transport d’Electricité (RTE). Or RTE est une filiale d’EDF, qui exploite justement les centrales nucléaires. L’impartialité de ce rapport n’est donc pas garantie. Pour autant, la robustesse de l’étude a été saluée par l’association Négawatt.

    L’exercice de RTE entérine dans tous les cas une baisse de la consommation d’électricité - qui n’a d’ailleurs pas augmenté depuis 2010, en partie grâce à l’amélioration de l’efficacité énergétique des appareils - ainsi que la possibilité de fermeture des réacteurs nucléaires avec substitution par les énergies renouvelables.

    Cinq scénarios, mais quatre se ressemblent

    Sur les cinq scénarios, le premier est le seul qui prenne en compte la loi de transition énergétique, avec l’objectif de réduction de la part du nucléaire à 50% en 2025. RTE précise ici qu’il ne sera pas possible de fermer les 24 réacteurs de 900 MW nécessaires à cette baisse d’ici 2025, sans une augmentation des émissions de gaz à effet de serre. Car il serait alors nécessaire de prolonger la vie des centrales à charbon et d’ouvrir de nouvelles centrales au gaz. RTE démontre aussi la nécessité d’un développement accru de la production d’énergie renouvelable, qui nécessiterait des investissements importants au regard du retard pris par la France dans ce domaine.

    Tous les autres scénarios sont à l’échéance 2035. Avec des variantes sur le nombre de fermetures de réacteurs nucléaires. Le deuxième scénario, notamment, décrit une hypothèse de 50% de nucléaire en 2035, avec un déclassement de seulement 18 réacteurs nucléaires (Fessenheim inclus), et un développement soutenu des énergies renouvelables, sans nouveau moyen thermique (fioul, gaz, charbon). Ce scénario est analysé comme économiquement plus pertinent par RTE. Mais il s’appuie en particulier sur 700 000 rénovations des bâtiments « passoires thermiques » par an, une donnée qui figure dans tous les scénarios à l’échéance 2035.

    L’inaction au programme

    Pour la première fois, RTE travaille sérieusement sur des scénarios de ce type et les données en sont intéressantes, mais ce qui ressort de ce bilan prévisionnel, couplé aux annonces de Nicolas Hulot, c’est plutôt l’inaction qui est prévue d’ici 2025.

    A ce jour, seule la fermeture de Fessenheim est actée, et le gouvernement a visiblement choisi de s’appuyer sur le nucléaire pour se prévaloir d’une production d’électricité peu carbonée.

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