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    France

    France: la polémique sur les emplois familiaux des députés relancée

    media L'hémicycle de l'Assemblée nationale. REUTERS/Charles Platiau

    Christophe Arend et Bertrand Sorre, deux nouveaux élus de La République en Marche, sont sous le feu des critiques après avoir embauché les enfants d'autres députés. Votée il y a quelques semaines, la loi de moralisation de la vie publique, promulguée le 15 septembre dernier, n'interdit pourtant pas la pratique. Mais il n'en fallait pas plus pour relancer la polémique sur les emplois familiaux des élus de la République.

    « Il n'y a rien d'illégal », répètent les deux députés pointés du doigt. Au regard de la loi pour la confiance dans la vie publique, la première grande réforme du quinquennat, un élu n'a pas le droit d'embaucher des membres de sa famille, mais il peut s'adjoindre les services des enfants d'un autre député. Il faut simplement en informer le déontologue de l'Assemblée nationale.

    Il n'empêche, l'affaire tombe mal pour une majorité élue sur une promesse de renouvellement des pratiques politiques et qui se voit contrainte de justifier ce qui apparait pour certains comme de petits arrangements.

    La loi du 15 septembre est-elle allée assez loin ? Au moment des discussions sur le texte, des observateurs avaient pointé son manque d'ambition sur certains points, comme le fait ne pas s'attaquer aux emplois dits « croisés », quand deux élus embauchent réciproquement l'enfant de l’autre. Soutenu par le président de l'Assemblée nationale, François De Rugy, les intéressés se défendent. « Ma fille a trouvé son emploi toute seule, s'agace le député Patrick Vignal. Attention à ne pas confondre moralisation de la vie politique et inquisition. » 

    Christophe Arend, lui aussi sous le feu des critiques, est par ailleurs visé par une enquête préliminaire pour « harcèlement et agression sexuelle » après le dépôt d'une plainte par une ancienne assistante parlementaire.

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