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    France

    Attentats du 13-Novembre: deux ans après, où en est l’enquête?

    media Le 13 novembre 2015, des attentats à Paris et Saint-Denis faisaient 130 morts. Deux ans plus tard, neuf personnes sont sous les verrous. AFP PHOTO / MATTHIEU ALEXANDRE

    Vingt-huit mille procès-verbaux, 225 tomes de procédure, six juges. L’enquête des attentats du 13-Novembre est hors norme. La police veut explorer la moindre piste pour comprendre et juger les membres et les organisateurs encore en vie des commandos qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

    Les enquêteurs ont désormais une vision assez nette de la galaxie des personnes en lien avec les attentats du 13-Novembre. Presque tous les suspects ont un nom et une photo d’identité. Preuve que l’enquête avance. Car dans les mois qui suivirent les attaques, seules des silhouettes noires accompagnées d’un surnom permettaient de se faire une idée du réseau du 13-Novembre.

    Neuf détenus

    Aujourd’hui, neuf personnes en lien direct avec les attentats de Paris et Saint-Denis sont derrière les barreaux. Sept sont détenus en France, un en Belgique et un en Turquie. Parmi eux, Mohamed Abrini, mis en examen pour sa participation à l’organisation des commandos, notamment en louant des planques pour les terroristes. Il est incarcéré en Belgique, car il est aussi « l’homme au chapeau » des attaques de Bruxelles.

    Salah Abdeslam, considéré comme le logisticien du 13-Novembre et seul membre des commandos encore en vie, est quant à lui en détention à Fleury-Mérogis, près de Paris. En attendant son procès pour les attentats de Paris, peut-être au printemps 2019, il sera jugé en décembre à Bruxelles pour des tirs sur des policiers belges lors de son arrestation.

    Ahmed Dahmani est pour sa part détenu en Turquie, où il a été arrêté quelques jours après les attaques de Paris. Il est soupçonné d’avoir participé à l’achat d’explosifs avant de prendre la fuite vers l’Europe de l’Est.

    Les six autres membres de la galaxie du 13-Novembre arrêtés sont incarcérés en France. Ils auraient apporté une aide logistique et matérielle aux commandos. C’est le cas de Farid Kharkhach qui a fourni 14 fausses cartes d’identité pour permettre aux terroristes de rejoindre la France.

    Abdeslam et El Bakraoui

    Les enquêteurs s’intéressent beaucoup à deux fratries : les Abdeslam et les El Bakraoui. Propriétaires d’un bar à Molenbeek, quartier populaire de Bruxelles, Salah et Brahim Abdeslam seraient entrés en contact avec les commanditaires des attentats depuis leur établissement, également haut lieu du trafic de drogue. Brahim Abdeslam est décédé en activant sa ceinture d’explosifs le soir du 13 novembre. Son frère Salah, reste muté dans son silence. Les enquêteurs veulent malgré tout connaître l’ensemble les personnes qui gravitaient autour du bar de Molenbeek.

    La deuxième fratrie, les El Bakraoui, intéresse aussi beaucoup la police. Les deux frères sont soupçonnés d’avoir facilité et organisé l’arrivée des membres des commandos sur le sol français depuis la zone irako-syrienne. Là encore, les enquêteurs creusent dans l’entourage des deux frères pour tenter de remonter au maximum la filière.

    Deux hommes introuvables

    Si les investigations avancent, une zone d’ombre demeure néanmoins. Les enquêteurs n’arrivent pas à mettre la main sur deux hommes, sous le coup d’un mandat d’arrêt international.

    Le premier, Oussama Atar, un Belgo-Marocain de 33 ans, vétéran du jihad, surnommé « le Chimiste ». C’est lui qui aurait été le cerveau des attentats du 13-Novembre depuis la Syrie. Au lendemain des attaques, la police avait d’abord cru que l’organisateur principal était Abdelhamid Abaaoud, avant de comprendre, après son décès lors de l’assaut de sa planque à Saint-Denis, qu’il n’était qu’un donneur d’ordres. C’est donc maintenant sur Oussama Atar que se cristallisent les recherches.

    Le second homme recherché est Ahmad Alkhald. Ses empreintes ont été retrouvées sur plusieurs ceintures d’explosifs et dans certains appartements conspiratifs utilisés par les terroristes. Il est soupçonné d’avoir été l’artificier en chef des attentats et se trouverait actuellement en Syrie. Ces deux hommes font partie des dernières zones d’ombre de l’enquête, qui pourrait encore durer plusieurs années.

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