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    Une plaque à la mémoire de huit lycéennes déportées en 1942 dévoilée à Paris

    media La proviseure Marianne Dodinet a dévoilé la plaque commémorative vendredi 17 novembre dans le hall du lycée. Christophe Carmarans/RFI

    Une plaque commémorative comportant les noms de huit adolescentes juives déportées à Auschwitz en août 1942 a été dévoilée vendredi 17 novembre au lycée Jean de la Fontaine à Paris, établissement où six d’entre elles poursuivaient leurs études. Leur sort avait été mis en lumière dans un remarquable webdocumentaire réalisé par France 24 à partir de lettres retrouvées dans une armoire des sous-sols de l’école.

    C’était l’un des derniers lycées parisiens à ne pas compter dans son enceinte de plaque commémorative de la Shoah, l’extermination des juifs d’Europe par les nazis durant la Seconde Guerre mondiale. Cet oubli de l’Histoire est désormais réparé au lycée Jean de la Fontaine depuis que, vendredi 17 novembre, une cérémonie dévoilant une plaque où sont gravés les noms de huit adolescentes déportées au camp d’Auschwitz avec leurs familles s’est déroulée dans la salle des colonnes de cet établissement du XVIe arrondissement en présence des enseignants et de très nombreux élèves.

    Cette plaque honore la mémoire de Gabrielle Ascher (15 ans), Berthe Baumann (16 ans), Anna Janowski (14 ans), Louise Pikovsky (16 ans), Lucie Pikovsky (12 ans), Hélène Poulik (16 ans), qui étaient toutes les six élèves du lycée durant la Seconde Guerre mondiale ainsi qu’à Francine Azoulay (15 ans) et Dinura Biberman (17 ans), qui habitaient toutes les deux ce quartier situé près de la Porte de Saint-Cloud. Les huit adolescentes avaient été arrêtées avec leurs familles en juillet 1942 puis envoyées à Drancy, le point de départ vers le camp d’Auschwitz où elles furent déportées le 28 août 1942, un voyage sans retour.

    Une journée importante

    Khalida Hatchy a rerouvé les dossiers de classe des élèves déportées dans une armoire, au 2e sous-sol du lycée. Christophe Carmarans/RFI

    Si cette commémoration a pris autant de temps à se concrétiser, c’est que le parcours des lycéennes n’a pu être retracé qu’après la découverte, en 2010, de lettres et de photographies appartenant à l'une dentre elles, Louise Pikovsky, dans une armoire rangée au fond d‘une pièce des sous-sols du lycée. Cette découverte allait donner lieu à de longues recherches entreprises par Khalida Hatchy, professeure et documentaliste au lycée, et par Stéphanie Trouillard, journaliste à France 24. Le fruit de leur travail a donné lieu au remarquable webdocumentaire « Si je reviens un jour », publié il y a six mois sur le site de France 24, la chaîne sœur de RFI au sein de France Médias Monde.

    « C’est une journée importante dans la vie du lycée », nous a confié Marianne Dodinet, la proviseure de l’établissement, après la cérémonie. « Cette journée, a-t-elle insisté, avait été voulue par les professeurs car c’était le moyen d’associer tous les élèves et les professeurs à ce devoir de mémoire, à cet événement de résurrection du passé et des heures les plus noires de cet établissement scolaire. Cela permet à des élèves qui sont dans la troisième génération après la Seconde Guerre mondiale de pouvoir s’approprier et mieux comprendre ce qu’il s’est passé pendant la Seconde guerre mondiale, l’holocauste, la Shoah ».

    « Les élèves sont sensibilisés, forcément, a poursuivi la proviseure. C’est dans leur programme d'histoire et les professeurs sont très attentifs à ne pas passer sous silence cette partie du programme. Le fait de faire une cérémonie comme celle-ci – qui leur fait toucher du doigt que c’étaient finalement des jeunes comme eux, et que ç’aurait pu être eux – les amène sans  aucun doute à réfléchir, à prendre conscience réellement de ce qu’il s’est passé. C’est une leçon d’histoire, une leçon de société et une leçon politique pour eux », a-t-elle-conclu. Ce sentiment était partagé par Jessica, Domitille et Paul, trois élèves de première S qui ont participé à la réalisation d’un dossier pour le journal du lycée.

    Émotion et souvenir

    Anna Janovski, 14 ans, l'une des huit jeunes filles déportées. DR

    « On n’a appris qu’à la fin de l’année dernière le lien de notre lycée avec la Seconde Guerre mondiale et la Shoah quand le webdocumentaire de France 24 est sorti » reconnaissait Jessica. « La première fois que je l’ai vu, poursuivait Domitille, c’est quand Serge Klarsfeld (avocat et historien défenseur avec son épouse Beate de la cause des déportés juifs ; ndlr) est venu à école faire une conférence. C’était très émouvant. Cela nous a vraiment aidés à bien visualiser ce qu’il s’était passé ».

    Très marqué, comme ses camarades, par le webdocumentaire, Paul a également tenu à s’investir dans le projet de l’école :« quand j’ai entendu que le journal du lycée faisait un sujet sur ce qu’il s’est passé, j’ai voulu faire partie du projet pour qu’on puisse se remémorer cette période de l’Histoire et garder en mémoire l’infamie des nazis ». Les noms des huit adolescentes et des membres de leur famille déportés et morts à Auschwitz figurent au mur du mémorial de la Shoah de Paris, aux côtés de ceux des 76 000 victimes, dont 11 400 enfants, du génocide perpétré par les nazis.

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