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    France

    Attentats du 13-Novembre: la colère des sinistrés de l'assaut de Saint-Denis

    media Deux ans après l'assaut de Saint-Denis contre le repaire de deux jihadistes du 13 novembre, les anciens habitants de l'immeuble se sentent délaissés. REUTERS/Philippe Wojazer

    En France, les sinistrés du 48 rue de la République à Saint-Denis se sont retrouvés samedi matin 18 novembre à l'appel de l'association Aide au logement. C'est à cette adresse que s'étaient retranchés, il y a deux ans jour pour jour, plusieurs terroristes des attentats du 13 novembre dont Abdelamid Abaaoud, avant que le Raid et la BRI n'engagent l'assaut. Un assaut qui a complètement détruit l'immeuble. Une centaine de personnes étaient présentes pour exprimer leur colère. Beaucoup d'entre eux n'ont toujours pas de logement stable.

    Lassina Traoré fait partie des sinistrés. Il a voulu exprimer sa colère par la chanson. Il dénonce la précarité du centre d'accueil dans lequel on l'a provisoirement placé. « Il n’y a pas de linge, il n’y a pas de papier toilette, et puis les souris… les souris surtout. Nous vivons dans des conditions misérables. C’est un abandon », dit-il.

    Sarah Belhadj, très affaiblie psychologiquement depuis l'assaut, a multiplié les demandes de logement depuis deux ans. « On s’est battus à plusieurs reprises face au député de la Seine-Saint-Denis qui ne nous a pas accordé de logement jusqu’à présent. Là on en est à deux ans. J’ai fait à plusieurs reprises des dossiers qui n’ont pas été acceptés », explique-t-elle.

    Stéphane Peu, le député de la circonscription, a fait le déplacement. Il a interpellé le Premier ministre il y a quelques jours sur la situation précaire des sinistrés de Saint-Denis.

    « Deux ans après, alors qu’ils ont vécu quelque chose d’absolument effroyable, on continue de traiter la régularisation de ces personnes selon le droit commun de la régularisation et je demande donc qu’il y ait une régularisation à titre humanitaire de tout le monde et un relogement de tout le monde. C’est la moindre des choses et je pense que la République, l'Etat français leur doit ça. Ce sont des victimes du terrorisme », estime le député.

    Deux ans après, cinq des sinistrés sont toujours sans hébergement.

    à (re) lire : «De nombreuses victimes des attentats peinent à retrouver un emploi»

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