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    France

    A Paris, un campement de Roms évacué pour la 4e fois en trois ans

    media Des migrants de la communauté rom sont évacués du campement de la «Petite Ceinture», à Paris, le 3 février 2016. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Un campement de Roms qui avait compté jusqu'à 300 personnes, installé depuis des mois sur les rails de la « petite ceinture » dans le nord de Paris, a commencé à être évacué ce mardi 28 novembre au matin. C'est la quatrième fois en trois ans que ce bidonville est expulsé.

    Plus de 250 personnes, des Roms, dont une centaine d'enfants vont être « mises à l'abri » pour quelques jours dans des hôtels, dispersés dans toute la région parisienne. Un drame pour les enfants scolarisés qui vont se retrouver à des dizaines de kilomètres de leurs écoles.

    Aux alentours de 7h30, un premier groupe de femmes et d'enfants attendait pour embarquer à bord de bus, lors de cette opération d'expulsion de ce campement insalubre, constitué de cahutes de bois serrées sur la voie de chemin de fer désaffectée, entre la porte de Clignancourt et la porte des Poissonniers, dans le nord de la capitale.

    Des hébergements proposés

    Des hébergements seront proposés en centre d'urgence et en hôtel, prioritairement aux personnes vulnérables, aux parents d'enfants scolarisés et aux personnes se trouvant dans une démarche d'insertion, a-t-on indiqué à la préfecture de région, en rappelant qu'un diagnostic social avait été réalisé sur le bidonville. Maria, une mère de trois enfants, a pu mettre toutes ses affaires dans un petit chariot. Pour les vêtements, « on a tout mis sur nous », dit-elle en montrant les différentes couches qu'elle porte.

    Evacué en 2016, puis en février 2017, le bidonville qui s'était depuis reformé a connu mardi sa quatrième évacuation. L'opération était attendue, la justice ayant donné aux occupants jusqu'au 10 novembre pour quitter ce terrain appartenant à SNCF Réseau. Elle n'en était pas moins très contestée du fait de son calendrier, en pleine trêve hivernale, alors même que la loi Egalité et citoyenneté, passée en début d'année, prévoit d'étendre aux habitants des bidonvilles la suspension de toutes les expulsions pendant cette période de l'année.

    « Je veux une vie normale comme tout le monde »

    Mais le tribunal avait estimé que les habitants du bidonville des Poissonniers s'étaient installés de force sur le terrain, ce qui peut constituer une exception à la loi. Plusieurs associations avaient demandé « le respect de la trêve hivernale » pour « des raisons humanitaires » dans une lettre envoyée début novembre aux autorités.

    « Nous craignons que la nouvelle expulsion annoncée ne brise les parcours, encore fragiles, de scolarisation et de soins de ses habitants », affirmaient ces associations, dont le Secours catholique de Paris, Médecins du monde, le MRAP ou la Ligue des droits de l'homme.

    « Je veux une vie normale comme tout le monde », expliquait avant le démantèlement, Albert, jeune rom engagé dans un service civique, et vivant dans le bidonville. « La solution ce n'est pas deux semaines ici, un mois ailleurs », soulignait pour sa part Elena, mère de trois enfants, dont un petit Darius scolarisé dans le XVIIIe arrondissement.

    « La solution bidonville n’est pas une solution optimale. L’important, c’est la stabilité. La stabilité dans un bidonville, c’est mieux que des hôtels où on change tout le temps ; la stabilité dans un hôtel, c’est mieux qu’un bidonville qui est expulsé tout le temps. Le problème quand vous n’avez d’horizon temporel et que vous pensez tous les jours que demain, c’est le dernier jour, vous n’investissez d’aucune façon parce que vous ne pouvez pas vous intégrer là où vous êtes. Imaginez que dans votre appartement, on vous dit, "vous êtes là, mais en fait demain, vous ne savez pas si vous aurez le droit d’y revenir. On aura peut-être changé les clés". C’est complétement stressant et il est évident que ce n’est pas comme ça que vous allez mettre des rideaux aux fenêtres. Vous allez juste vous dire : comment est-ce que je prépare mes bagages pour partir. C’est tout ce que vous allez faire », estime Nicolas Clément, bénévole au Secours catholique.

    (avec AFP)

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