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    France

    Nouvelle-Calédonie: Edouard Philippe sur les terres des indépendantistes

    media Le Premier ministre Edouard Philippe aux côté du président de la province Nord de la Nouvelle-Calédonie, Paul Neaoutyne, le 4 décembre 2017. Fred Payet / AFP

    Troisième et avant dernier jour de la visite d’Edouard Philippe en Nouvelle-Calédonie. Le Premier ministre vient prendre le pouls de cet archipel français à l’est de l’Australie alors que les Calédoniens se prononceront avant novembre 2018 sur leur avenir : rester ou non rattachés à la France ? Après avoir parcouru le sud de la Grande Terre et les îles Loyauté, Edouard Philipe s’est rendu ce lundi 4 décembre dans le nord, sur le territoire des indépendantistes.

    Avec notre envoyé spécial en Nouvelle-CalédonieJulien Chavanne

    C’est une tradition pour les chefs de gouvernement français depuis 1988 : planter un sapin chez la tribu de Tiendanite. Edouard Philippe qui a déjà un pommier dans les jardins de Matignon veut en faire un symbole.

    « J’étais le premier Premier ministre à avoir planté un arbre fruitier, parce que je pense que c’est bien aussi de voir les fruits. D’une certaine façon, il s’agit aussi de récolter les fruits en respectant le temps qui passe », a expliqué Edouard Philippe.

    C’est la première fois que le Premier ministre se rend sur les terres des indépendantistes. Si l’accueil est cordial, le message est très politique. Pascal Tjibaou, l’un des fils du chef indépendantiste Jean-Marie Tjibaou assassiné en mai 89, offre un drapeau kanak à Edouard Philippe. « Ne soyez pas le Premier ministre qui ferme cette page, mais soyez le Premier ministre qui accompagne la France à fermer cette page », a lancé le jeune homme qui espère qu’Edouard Philippe va tourner la page de la colonisation et ouvrir celle de l’indépendance.

    Le chef du gouvernement lui se contente pour l’instant d’appeler à ne pas se précipiter, en gardant une certaine hauteur. Matignon veut éviter à tout prix de politiser dossier sensible.

    Promouvoir le «rééquilibrage»

    Plus tard dans la journée, Edouard Philippe s’est rendu dans l’usine de nickel de Vavouto au nord de l’île avec pour but de promouvoir le « rééquilibrage » entre le Sud privilégié et le Nord rural. Dans cette immense usine, 90% des 850 employés sont issus de la région. Certains d’entre eux bénéficient du « rééquilibrage », une sorte de discrimination positive.

    Depuis les violences à la fin des années 80, l’Etat français et les entreprises doivent encourager l’emploi des Kanaks, partager les richesses avec eux. « On a une politique de cercle concentrique, donc lorsque l’on recherche des profils on commence par la province nord et après l’ensemble du territoire. Et si l’on n’arrive pas à trouver les compétences que l’on recherche, on va à l’international », explique Sabrina Marier, la directrice des ressources humaines de l’usine.

    Edouard Philippe en fait un exemple du dialogue mené entre les Kanaks et l’Etat français. « Au fond, cette usine est là parce que des discussions longues avec les partenaires locaux, avec les industriels et avec l’Etats ont pu avoir lieu. Cela n’est peut-être pas encore parfait, mais ça montre le chemin, la progression continue, là encore le travail qui finit par payer », a déclaré le chef du gouvernement.

    Ces trois derniers jours, le Premier ministre a rappelé le chemin parcouru et met en valeur le partenariat entre les habitants et l’Etat. Ce mardi 5 décembre devant le Congrès de Nouvelle-Calédonie, il devra en dire plus sur l’avenir, sur l’après-référendum.


    En Nouvelle-Calédonie, les inégalités perdurent

    L’archipel reste marqué par de profondes inégalités entre Kanaks, les premiers habitants, et les Français venus de métropole ou descendants des colons. A Nouméa, les loyers sont bien souvent trop chers pour les populations locales. Environ 10 000 personnes (sur une population de 280 000 habitants), majoritairement Kanakes, vivent ainsi dans des bidonvilles en banlieue, loin de l’image de carte postale de ce paradis du Pacifique. Ces « squats » comme on les appelle sont tolérés par les autorités.

    On a envie de dire, "jusqu'à quand ?", on parle de destins communs, on parle de vivre ensemble et on ne le retrouve pas...

    Reportage dans un bidonville de Nouméa 04/12/2017 - par Julien Chavanne Écouter

     

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