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    Jean d'Ormesson, un compagnon de la vie politique française

    media Le président Jacques Chirac congratule Jean d'Ormesson, après lui avoir remis la médaille de Grand officier de la Légion d'honneur, le 22 octobre 2002. ERIC FEFERBERG / AFP

    Jean d'Ormesson, décédé ce 5 décembre 2017 à l'âge de 92 ans, a été tout au long de sa vie un observateur engagé du monde politique. Il a aussi été un interlocuteur privilégié pour nombre de responsables politiques et notamment les présidents de la République qui se sont succédés à l'Elysée.

    Jean d'Ormesson, c'est l'homme qui a chuchoté à l'oreille des présidents de toutes les familles politiques même si son passage à la tête du Figaro a marqué son ancrage personnel à droite. Mais c'est avec François Miterrand, le président qui a amené le parti socialiste au pouvoir et contre lequel il avait pris position en 1981, que Jean d'Ormesson a peut-être eu paradoxalement les échanges les plus réguliers.

    Il fut même le dernier interlocuteur de Mitterrand président, en 1995. Quelques heures avant la passation de pouvoir à Jacques Chirac, les deux hommes se sont longuement parlés à l'Elysée. Soutien affiché de Nicolas Sarkozy, Jean d'Ormesson a eu des mots très durs sur François Hollande en déclarant qu'il n'était « pas un homme d'Etat ». C'est pourtant ce président socialiste qui le décora des insignes de Grand-croix de la Légion d'honneur.

    Lors de la dernière présidentielle, Jean d'Ormesson avait appelé à voter pour Emmanuel Macron au second tour. Emmanuel Macron qui lui a rendu hommage dans un tweet publié dès l'annonce de son décès et dans lequel le chef de l'Etat évoque celui qui était « le meilleur de l'esprit français, un mélange unique d'intelligence, d'élégance et de malice ».


    Réactions de la classe politique

    Les hommages se multiplient depuis la mort de Jean d'Ormesson. Hommages du monde culturel, artistique, mais aussi politique. Dans une tribune à paraître ce mercredi dans Le Figaro, journal dont Jean d'Ormesson a été le directeur, l'ancien président Nicolas Sarkzoy pleure la mort d'un ami fidèle. Mais sa disparition a ému la classe politique française dans son ensemble. Reportage à l'Assemblée nationale.

    A droite, certains ont l'impression d'avoir perdu l'un des leurs. Jean d'Ormesson ne faisait en effet pas mystère de ses orientations politiques. « C’était un homme de droite comme je les aimais. C’est-à-dire un homme conciliant et en même temps qui savait manier le fleuret. C’est le seul homme de droite que je connaisse qui arrivait presque à être aimé par les hommes de gauche », confie Claude Goasguen, député Les Républicains.

    Jean d'Ormesson qui avait pris position contre François Mitterrand était pourtant un invité régulier du président socialiste à l'Elysée. François Hollande qu'il avait sévèrement critiqué lui avait remis les insignes de Grand-croix de la Légion d'honneur. L'ancien président qui a salué la mémoire d'un homme qui, selon lui, « cherchait à séduire la gauche par sa culture, son esprit et sa subtilité ».

    C'est aussi ce que retient de lui le socialiste Stéphane Le Foll. « Dans le débat politique, il y a des clivages qui structurent la manière dont on voit les choses et puis après il y a quand même l’humanité qui reste, la personnalité, cette joie qu’il dégageait d'ailleurs », souligne-t-il.

    Gilbert Collard, député frontiste, avait lui aussi été conquis par l'esprit de Jean d'Ormesson : « On avait l’impression que c’était un homme du temps des Lumières qui parlait tout en étant complètement installé dans la modernité. »

    Enfin, même Jean-Luc Mélenchon a tenu à rendre hommage à Jean d'Ormesson. « Nous n'étions pas d'accord, mais c'était un plaisir », a estimé le chef de la France Insoumise sur son compte twitter. Sans lui, « on va s'ennuyer », a-t-il conclu.

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