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    «La Commission est obligée de demander à un pays de la zone euro de revoir son projet de budget», a déclaré le vice-président de l'exécutif européen Valdis Dombrovskis lors d'une conférence de presse ce mardi. Il s'agit d'une première dans l'histoire de l'Union européenne. Selon les règles de l'UE, l'Italie dispose maintenant de trois semaines pour présenter un budget révisé.

    Moyen-Orient

    Macron reçoit Netanyahu sur fond de crise sur le statut de Jérusalem

    media Le président français a accueilli le Premier ministre israélien Benyamin Netanyhu à l'Elysée pour un entretien après la commémoration du 75e anniversaire de la rafle du Vél' d'Hiv. Le 16 juillet 2017. GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

    Ce dimanche 10 décembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu est reçu à l'Elysée par le président Macron. Les deux hommes participeront à un déjeuner de travail. Une visite qui intervient en pleine crise au Proche-Orient suite à la déclaration du président américain Donald Trump sur le statut de Jérusalem.

    Benyamin Netanyahu avait déjà été invité au mois de juillet pour commémorer le 75e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, en France, sous le régime de Vichy. Le président Macron et le Premier ministre israélien avaient alors multiplié les gestes d'amitié. Benyamin Netanyahu a d'ailleurs déclaré samedi qu'il partait rencontrer son «ami», le président Macron, c'est le terme utilisé. Les deux hommes se sont d'ailleurs téléphoné à plusieurs reprises depuis le mois de juillet.

    Cette fois, c'est d'abord de l'Iran dont il devrait être question. Benyamin Netanyahu martèle dans chaque discours à l'étranger que c'est la principale menace sécuritaire qui pèse sur Israël. Sur la table, donc, ce dimanche à Paris, le programme balistique de Téhéran et sa politique régionale au Liban et aussi en Syrie.

    Mais un autre sujet est venu s'intercaler dans cet agenda déjà chargé : la reconnaissance de Jérusalem par le président américain, comme capitale officielle d'Israël. Une décision saluée par Benyamin Netanyahu et que le chef de l'Etat français n'a pas condamné mais immédiatement qualifiée de « regrettable ».

    Paris souhaite que son hôte réitère l'engagement qu'il avait pris de travailler à la solution à deux Etats, entérinée par l'ONU. Solution qui prévoit la coexistence pacifique d'Israël et de la Palestine dans les frontières de 1967, avec Jérusalem comme capitale commune.

    Pour Frédérique Schillo, spécialiste d'Israël et auteure de La politique française à l'égard d'Israël (1946-1959), la diplomatie française a une carte à jouer en ce moment au Proche-Orient. « Les Français ont de vraies chances à saisir. Parce que la France, finalement, est peut-être plus présente sur le terrain que ne le sont les Américains. Les Américains ont déserté le terrain moyen-oriental. Or, les Français sont présents. C’est une présence historique au Liban et ils sont présents aussi via la force de la FINUL, qui est une force d’interposition entre le Hezbollah et Tsahal. Donc, Netanyahu a tout intérêt à prendre en considération la position française ». Et ce d'autant que concernant le Hezbollah, il y a entre la France et Israël une totale convergence de vue.

    Paris comme médiateur ?

    Cette rencontre pourrait être aussi l’occasion pour le président français de jouer les médiateurs dans la crise, poursuit Frédérique Schillo.

    « Macron peut saisir une opportunité, parce qu’en effet, la France a toujours souhaité promouvoir la solution à deux Etats, analyse l’historienne. Elle est la première à dire qu’il faut à la fois un futur Etat palestinien et un Etat d’Israël reconnu et sûr dans ses frontières », explique-t-elle.

    Selon Frédérique Schillo, la prise de position américaine comporte le risque pour Washington de perdre une carte maîtresse : celle de l’apparente neutralité. Une situation dont le chef de l’Etat français peut éventuellement profiter, bien que sa marge de manœuvre soit limitée.

    « Le président Macron a une carte à jouer, celle du rôle de médiateur que les Français ont toujours voulu mettre en avant. Le problème c’est : quelles sont ses possibilités ? Elles sont en réalité assez limitées. On en restera beaucoup aux symboles », conclut-elle.

    Les attentes pour les Palestiniens

    Le militant Issa Amro, défenseur des droits de l’homme palestinien de Hébron, où il organise une résistance pacifique à l'expansion de la colonisation,  espère pour sa part que le président français prendra une position claire en faveur du processus de paix et d’un Etat palestinien.

    « Nous avons besoin d'un grand pays tel que la France pour nous donner de l'espoir et nous soutenir pour poursuivre le processus de paix. Trump a détruit le processus de paix, on a besoin que d'autres pays s'engagent pour défendre les droits des Palestiniens, en respectant le droit international, et le consensus et qu'ils reconnaissent Jérusalem-Est comme la capitale de la Palestine. »

    « Je suis sûr que de nombreux pays emboiteront le pas de la France pour reconnaitre la Palestine en tant qu'Etat. Cela nous aiderait et cela atténuerait les réactions violentes contre la guerre que Trump a lancées contre la paix. J'espère que Macron dira à Netanyahu qu'il ne peut pas faire ce qu'il veut, ou ce qu'il croit au nom de son idéologie fanatique et extrémiste. »

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