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    France

    Difficile début d’année pour les forces de l’ordre

    media Des policiers en patrouille à Paris. REUTERS/Gonzalo Fuentes

    Les premières 24  heures de l’année 2018 ont été marquées par deux violentes agressions sur des forces de l’ordre. Elles se sont déroulées en région parisienne. Le ministre de l’Intérieur met tout en œuvre pour retrouver et condamner leurs auteurs.

    C’est à Aulnay-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, qu’a eu lieu l’une des deux agressions sur des forces de l’ordre. Il est près de 18 heures lundi 1er  janvier 2018, lorsque deux policiers de la BAC (Brigade anticriminalité) entrent dans la cité des 3 000. Initialement venus pour contrôler un scooter volé, les deux fonctionnaires sont soudainement pris à partie par plusieurs individus. L’un d’eux est frappé à la tête, l’autre fait usage de son arme de service et tire en l’air pour tenter de « calmer la situation ». Le policier blessé souffre de contusions et d’une entorse au poignet, il s’est vu délivrer 8 jours d’ITT (Incapacité totale de travail).

    Un lynchage filmé en direct

    Dans la nuit de la Saint-Sylvestre du 31 décembre 2017 au 1er janvier 2018, un autre groupe de policiers avait été pris à partie, quelques heures avant l’agression d’Aulnay-sous-Bois. Les violences ont eu lieu cette fois à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), où une soirée du Nouvel An était organisée dans un hangar loué pour l’occasion. Alors que plusieurs centaines d’individus qui n’étaient pas conviés tentent de forcer l’entrée sans payer, les organisateurs appellent la police. La situation dégénère rapidement : le gérant est giflé, un mur de la salle est cassé. Lorsque les deux policiers arrivent sur les lieux, ils sont immédiatement pris à partie et leur voiture détruite.

    C’est alors qu’une policière se retrouve au sol, rouée de coups de pieds. Plusieurs personnes qui participent à l’échauffourée filment la scène avec leurs téléphones portables, certains sont hilares. Sur le bitume, la gardienne de la paix tente de protéger son visage alors qu’elle hurle de peur et de douleur sous les coups. Son collègue, un capitaine, est lui aussi frappé. Les deux fonctionnaires se sont vu prescrire respectivement 7 et 10  jours d’ITT.

    Les auteurs recherchés

    L’agression filmée à Champigny-sur-Marne a été presque immédiatement diffusée sur les réseaux sociaux avec pour titre «  Elle a pris chère (sic)  ». Les images largement visionnées et commentées n’ont pas permis, pour l’heure, d’arrêter les auteurs des violences. Seuls deux individus qui auraient lancé des projectiles ont été appréhendés sur les lieux et placés en garde à vue. Le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, invité sur Europe1, a précisé mardi 2  janvier 2018 que l’analyse des vidéos permettrait certainement aux enquêteurs d’avancer rapidement. Lors de la seconde agression à Aulnay-sous-Bois, deux individus ont été interpellés et placés en garde à vue.

    Rétablir les peines planchers

    Les syndicats de police ont largement réagi dans les heures qui ont suivi ces deux agressions. Parmi eux, Frédéric Lagache, secrétaire général adjoint du syndicat Alliance, dénonce  : « Cela fait des années qu’on demande de la fermeté à l’Etat. On en parle aujourd’hui parce que l’agression de Champigny a été filmée, mais nous, on vit cette situation tous les jours puisqu’environ 15 policiers sont blessés chaque jour en France. »

    Alliance demande par ailleurs le rétablissement des peines planchers, abrogées en 2014 sous François Hollande, avec des peines de prison ferme pour les auteurs de violences commises sur les forces de l’ordre. Patrice Ribeiro, directeur du syndicat Synergie-officiers a lui parlé « d’une scène de lynchage digne des pays où les mœurs les plus barbares ont cours (…) avec une volonté homicide décomplexée ».

    La classe politique unanime

    Allant dans le même sens que le syndicat policier Alliance qui demande le retour des peines planchers, Laurent Wauquiez, le président des Républicains, a réclamé sur Twitter « des actes fermes  », ironisant  : « ce n’est pas d’une police de proximité dont nous avons besoin, mais d’une politique de sécurité ». Marine Le Pen, à la tête du Front national, s’est quant à elle exprimée dans un communiqué : « ces scènes d’une rare violence viennent rappeler que perdure et s’amplifie dans notre pays, à côté de la menace terroriste, une insécurité confinant parfois à la guérilla urbaine. »

    Enfin, lundi dans la journée le président Emmanuel Macron s’était exprimé dans un tweet, assurant que « les coupables du lynchage lâche et criminel des policiers (…) seront retrouvés et punis. Force restera à la loi ». Quelques heures après l’agression, le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb s’était rendu au commissariat de Champigny-sur-Marne et avait déclaré s’être entretenu par téléphone avec les policiers agressés.

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