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    Asie-Pacifique

    Nucléaire, commerce... les accords annoncés lors de la visite de Macron à Pékin

    media Le président français Emmanuel Macron et son homologue chinois Xi Jinping, le 9 janvier 2018 à Pékin. REUTERS/Mark Schiefelbei/Pool

    Le président français a poursuivi sa visite dans l'Empire du Milieu, ce mardi 9 janvier 2018. Cette deuxième journée était résolument tournée vers les dossiers économiques. De bonnes nouvelles pour Emmanuel Macron, qui veut rééquilibrer les relations économiques avec la Chine : une série d'accords économiques et culturels ont été annoncés.

    ► Culture

    Après le Louvre Abou Dhabi, le Centre Pompidou à Shanghaï. La France et la Chine ont conclu un partenariat pour établir un centre d'art contemporain dans la métropole chinoise, a annoncé Emmanuel Macron.

    Le projet est en préparation depuis plus d'un an. Il s'est inspiré de l'expérience du Centre Pompidou Malaga ouvert en Espagne en 2015 pour 5 ans renouvelables et qui présente des oeuvres du musée parisien contre une redevance d'un million d'euros par an. Le Centre Pompidou, qui possède 120 000 oeuvres d'art moderne – la deuxième collection au monde après le MoMA à New York – mène une intense politique à l'international. Un espace devrait également être créé à Bruxelles en 2020.

    Concernant Shanghaï, un protocole d'accord a été signé avec le West Bund Group, un groupe public chinois. Le musée français apportera conseil et assistance tout au long de cette collaboration. Cette coopération sera aussi l'occasion pour Beaubourg de montrer à Paris la scène chinoise contemporaine, avec en ligne de mire la possibilité d'acheter de jeunes artistes prometteurs, avant que le marché de l'art ne fasse grimper leurs prix.

    Le futur musée est un édifice de 25 000 m², conçu par l'architecte britannique David Chipperfield. Il devrait être la locomotive du Shanghai West Bund, qui a l'ambition de devenir l'un des plus importants quartier culturel d'Asie à l'horizon 2020.

    On n'a pas à avoir la diplomatie de l'hygiaphone. je peux me faire plaisir et donner des leçons à la Chine en parlant à la presse française. Ça s'est beaucoup fait, ça n'a aucun résultat. Et donc, je préfère sur ce sujet favoriser des messages qui sont clairs et que j'ai eus tout à l'heure en présence du président, mais ensuite œuvrer dans un dialogue intime que nous avons ensemble et en respect, parce que je pense aussi que c'est plus efficace
    A Pékin, dans la galerie Ullens où sont exposés des œuvres d'artistes contemporains chinois, Macron évoque les droits de l'homme 10/01/2018 - par Valérie Gas Écouter

    Energie

    Les deux dirigeants ont signé un protocole d'accord commercial qui concerne la construction par Areva d'une usine de retraitement des combustibles nucléaires usagés. Cette usine pourrait en traiter jusqu'à 800 tonnes par an. Le contrat devrait être signé au printemps prochain. En principe, la fin heureuse d'un feuilleton qui aura duré dix ans.

    En novembre 2007, Nicolas Sarkozy avait signé la vente par Areva de 2 réacteurs EPR en Chine. Mais depuis, la question du recyclage du combustible usagé est restée en suspens. En 2012, on frôle même l'incident diplomatique autour d'un transfert de technologies. EDF, l'électricien français, essaie de doubler Areva sur le marché chinois.

    Ce n'est que fin 2016 que la situation se dénoue. Les Chinois multiplient les accords pour développer leur industrie. Ils veulent profiter du savoir-faire français. Nous avons fait un effort sur le prix, reconnaît le ministre de l'Economie. Mais Bruno Le Maire l'assure : ce contrat de 10 milliards d'euros sauvera la filière française.

    Dans le marché morose qu'est devenu le nucléaire, voilà une bouffée d'oxygène pour le nouvel Areva. La Chine est le premier marché mondial de l'atome civil : 38 réacteurs en activité, 20 autres en construction. On ne sait pas encore où sera construite l'usine de traitement de combustibles. Le chantier colossal devrait débuter en 2020 et durer 10 ans.

    Le lancement de l’EPR de Taishan, tant attendu par les Français, a également été finalisé. Emmanuel Macron et Xi Jinping se sont même offert une séquence un peu solennelle de dévoilement de plaque pour célébrer l’événement. Car il s’agira, lorsqu’il entrera en service, du premier EPR au monde.

    Enfin, EDF et Engie ont eux annoncé la signature d'accords dans le secteur des énergies renouvelables.

    Il est intéressant que la Chine envisage la technologie du retraitement pour récupérer des combustibles usagés les matières nobles uranium et plutonium, ce qui permettrait des quantités relativement minimes de déchets et de préserver les ressources naturelles.
    Francis Sorin, conseiller à la Société française de l'énergie nucléaire 10/01/2018 - par Claire Fages Écouter

    Commerce

    Cette visite a également permis de signer un accord avec le numéro 2 du commerce électronique. Le groupe JD.com (Jingdong Group) a promis de vendre sur ses plateformes des produits français pour une valeur de 2 milliards d’euros d’ici deux ans, ajoute notre correspondante à Pékin Heike Schmidt.

    Le géant de l’internet chinois a signé un accord avec Business France, l’Agence française pour les investissements internationaux. « La France est connue dans le monde pour ses marques authentiques et formidables, et nous voulons aider à les promouvoir – pas seulement les plus célèbres mais aussi les dizaines de milliers de petites marques – et nous voulons les introduire en Chine, Et aussi les produits frais comme le bœuf ou les huitres, explique Winston Cheng, vice-président de JD.com. Nous allons donc ouvrir un bureau à Paris cette année et nous allons vendre pour 2 milliards d’euros de produits d’ici deux ans. »

    En 2017, les ventes de marques françaises sur la plateforme JD.com ont augmenté de 200 %. Mais les concurrents ne dorment pas : Alibaba, le numéro 1 chinois du commerce en ligne, a également annoncé vouloir s’implanter en France.

    Dans le domaine agricole, outre la promesse de lever « dans les six mois » l'embargo sur la viande bovine française imposé depuis 2001, et partiellement assoupli en mars 2017, la France et la Chine ont signé une déclaration conjointe pour « approfondir les coopérations » en agriculture.

    Autre type de commerce, alimentaire cette fois : le boeuf, qui verra les portes de la Chine se rouvrir dans les six prochains mois.

    L'annonce faite à l'occasion de la visite d'Emmanuel Macron concrétise une décision annoncée en mars dernier par Pékin : la fin d'un embargo de 17 ans après la crise de la vache folle en Europe. Les importateurs chinois ont six mois pour agréer les conditions sanitaires des élevages et des abattoirs français. La filière française espère dans un premier temps exporter 50 000 tonnes de viande bovine en Chine, un bol d'air pour les éleveurs estime Guy Hermoué, président de l'interprofession bovine.

    La France a une bonne image en Chine: la qualité de ses produits, tout ce travail qui est fait au niveau sociétal, environnemental, le bien-être animal, nos races allaitantes et notre territoire... Toutes ces choses-là sont très bien perçues en Chine. Aujourd'hui, il nous faut une augmentation significative des prix, une rentabilité dans l'élevage mais aussi un renouvellement des générations
    Guy Hermoué sur le retour du boeuf français en Chine 10/01/2018 - par Claire Fages Écouter

    Aéronautique

    Au dernier jour de la visite, mercredi, le président Macron a annoncé la finalisation prochaine d'une commande pour 184 Airbus A320, pour livraison en 2019-2020 au prix catalogue. Un groupe de commandes nouvelles, précise l'Elysée, qui porte surtout sur des modèles Neo. Aucun montant n'a été annoncé mais la vente représenterait un prix catalogue total d'environ 18 milliards de dollars.

    Airbus a signé un « accord cadre » sur la montée en cadence de la production de l'A320 sur sa chaîne d'assemblage de Tianjin (nord) à cinq appareils par mois début 2019 et six par mois début 2020. L'avionneur européen a également signé un « protocole d'accord » pour « amplifier le partenariat industriel » à Tianjin et « renforcer la coopération dans les domaines de l'innovation, des capacités d'ingénierie et du développement de la chaîne de sous-traitance ».

    Le chef de l'Etat a également déclaré que l'avenir du constructeur européen Airbus avait été évoqué avec Xi Jinping. « Le président Xi m'a confirmé (...) le fait que la Chine préservera son volume de commandes dans les années à venir, et préservera la parité des parts de marché entre Airbus et Boeing. Voilà la ligne chinoise, elle a été affirmée clairement », s'est félicité le chef de l'Etat français.

    A noter également la signature d'accords et de contrats par Thales, CFM (Safran), Eutelsat et Dassault Systèmes.

    Le président Xi m'a confirmé ce qu'il avait d'ailleurs dit à la chancelière à l'été dernier en marge du sommet de Hambourg, c'est le fait que la Chine préservera son volume de commandes dans les années à venir, et préservera la parité des parts de marché entre Airbus et Boeing
    Emmanuel Macron évoque ses discussion avec Xi Jinping au sujet d'Airbus 10/01/2018 - par RFI Écouter

    Banque et services

    Bpifrance, China Development Bank et Cathay Capital ont créé un nouveau fonds, baptisé Sino French Midcap Fund II, qui doit lever 1,2 milliard d'euros. Il a pour vocation d'investir dans « les entreprises de taille intermédiaire disposant d'un fort potentiel de croissance, de création de valeur et de développement à l'international ».

    BNP Paribas a pour sa part signé un protocole d'accord en vue de la création d'une société de crédit à la consommation.

    Le leader mondial des services aux entreprises Sodexo a conclu un contrat de fourniture de services à l'équipementier en télécoms Huawei pour 400 millions de dollars.

    (Avec agences)

    → À relire : Les enjeux économiques de la première visite d’Etat en Chine d’Emmanuel Macron

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