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    France: Emmanuel Macron attendu de pied ferme en Corse

    media Emmanuel Macron à Vescovato, en Corse, le 7 avril 2017 pendant la campagne présidentielle. Eric FEFERBERG / AFP

    Emmanuel Macron effectue, à partir de ce mardi 6 février 2018, un déplacement de deux jours en Corse, le premier depuis son élection. Le président français arrive sur l'île de beauté alors que les revendications sont fortes. Depuis la victoire des nationalistes aux élections, en décembre, ce qui leur a permis de prendre la tête de la nouvelle collectivité territoriale unique, les négociations sont engagées avec le gouvernement. Objectif des nouveaux élus : faire reconnaître la spécificité corse.

    Gilles Simeoni et Jean-Guy Talamoni, les deux leaders nationalistes qui sont à la tête de la nouvelle collectivité unique, ont planté le décor en appelant les Corses à manifester trois jours avant l’arrivée du président de la République sur l'île. Mécontents du résultat de leurs entretiens avec le Premier ministre et le président du Sénat, en janvier à Paris, ils ont voulu envoyer un message pour montrer qu’ils bénéficient du soutien populaire et ont réuni plusieurs milliers de personnes dans les rues d’Ajaccio.

    Le député corse Michel Castellani insiste sur ce point : « Je constate qu’il y a une prise de position très nette de l’opinion en Corse. Les votes répétés de la Corse depuis la municipale de Bastia jusqu’aux dernières [élections] en décembre ont tous été orientés dans le même sens. L’opinion nous suit, nous demande, l’opinion est derrière ce programme de reconnaissance du fait particulier de la Corse. »

    Dans ce contexte, Emmanuel Macron n’a pas choisi n’importe quelle date pour se rendre en Corse. Il vient avant tout commémorer le vingtième anniversaire de l’assassinat du préfet Claude Erignac. Et c’est en soi un message. Emmanuel Macron veut par cet hommage rappeler le caractère inacceptable d’un tel acte contre un représentant de la République.

    Rendre hommage à la mémoire du préfet Erignac

    André Fazi, maître de conférence en science politique à l’université de Corse, en tire une conclusion : « Ça constitue une pression supplémentaire, selon moi, cette visite d’Emmanuel Macron pour ce vingtième anniversaire. Et il me parait compliqué que, parallèlement, le président se livre à des annonces tonitruantes, à un brutal renversement d'approche. Ce qui est plus facile à espérer du point de vue des nationalistes, ce sont des entretiens de nature privée qui aident à susciter une nouvelle phase peut-être plus constructive du dialogue. »

    Emmanuel Macron va-t-il changer le « logiciel » de l’Etat sur la question corse ? C’est toute la question. Lorsqu’il s’était rendu sur l'île de beauté pendant la campagne présidentielle, le chef de l'Etat avait donné quelques éléments de réponse lors d’un discours à Furiani près de Bastia en déclarant : « La place de la Corse est dans la République parce que la République est suffisamment forte pour accueillir des particularités en son sein, parce que la République, elle est indivisible mais en même temps plurielle. »

    « La République indivisible et plurielle »

    Lorsqu’elle est venue sur l'île début janvier, la ministre Jacqueline Gourault, qui fait office de « Madame Corse » au gouvernement, a avancé un petit peu plus : « Il faut profiter, c’est ça l’idée, de la réforme de la Constitution pour adapter la capacité des territoires, selon leur géographie, etc. Il faut que les lois s’appliquent différemment. Et donc, la Corse va trouver dans ce droit à la différenciation des réponses aux questions qu’elle pose. »

    De là à reconnaître la spécificité corse, à accorder la co-officialité à la langue corse dans la Constitution, comme le réclament les nationalistes, il y a un pas que le gouvernement ne semble pas prêt à franchir. Emmanuel Macron devra en dire plus sur ce qu’il est prêt à accorder.

    Quelles ouvertures peuvent être envisagées sur les autres revendications des nationalistes ? Sur l’instauration d’un statut de résident pour l’accès à la propriété, cela semble compliqué aussi. Sur la très sensible question des prisonniers appelés « politiques » par les nationalistes, l’amnistie est exclue, reste à savoir si une évolution est envisageable sur le rapprochement dans des prisons corses.

    La question économique

    Mais le délégué général de La République en marche, Christophe Castaner, pense quant à lui qu’il y a aussi des améliorations à apporter sur la vie quotidienne des Corses. Il a ainsi déclaré : « Je suis intimement convaincu qu’aujourd’hui, les Corses sont aussi en attente de développement économique, d’emplois, de formations, d’interventions dans les écoles, sont en attente de pouvoir relier Ajaccio à Bastia dans de meilleures conditions… Ce que je veux dire, c’est que l’essentiel d’une collectivité locale doit être de faire. »

    Une manière de lancer une balle dans le camp des nationalistes, majoritaires à l’Assemblée de Corse, en mettant aussi au cœur de la négociation le développement économique de l'île.

    La visite présidentielle en Corse est aussi à la Une de journaux ce matin

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