GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 21 Août
Jeudi 22 Août
Vendredi 23 Août
Samedi 24 Août
Aujourd'hui
Lundi 26 Août
Mardi 27 Août
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    France

    France: Edouard Philippe présente ses mesures contre la radicalisation en prison

    media Le Premier ministre Edouard Philippe lors de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation du gouvernement à Lille le 23 février 2018. PHILIPPE HUGUEN / AFP

    En visite à Lille avec une douzaine de ses ministres, le Premier ministre a présenté ce vendredi 23 février le plan de lutte du gouvernement contre la radicalisation. 60 mesures pour mieux détecter les comportements à risque et pour gérer les détenus radicalisés qui seront désormais regroupés dans des « quartiers étanches » à l'écart des autres prisonniers, et répartis dans des établissements pénitentiaires partout en France, a annoncé Edouard Philippe.

    Sur près de 70 000 détenus en France en février, 512 personnes sont incarcérées pour des faits de terrorisme et 1 139 prisonniers de droit commun ont été identifiés comme « radicalisés ». Edouard Philippe a annoncé la création de 1 500 places « dans des quartiers étanches » pour les détenus radicalisés et les plus dangereux seront placés dans des quartiers encore plus encadrés. Objectif : prévenir le prosélytisme et la contagion entre les détenus.

    1500 places vont être créées dans des quartiers étanches, exclusivement dévolues aux détenus radicalisés, dont 450 d’ici à la fin de l’année.

    Edouard Philippe annonce 1500 places supplémentaires en prison pour les detenus radicalisés 23/02/2018 - par Julien Chavanne Écouter

    Les radicalisés ne seront désormais plus emprisonnés avec les autres détenus, mais seront placés dans des quartiers spécifiques, comptant entre 15 et 20 prisonniers. L'objectif est d'avoir 450 places d'ici à fin 2018 dans ces « quartiers étanches » et, à terme, 1 500 places à travers la France afin d'alléger les tensions en Ile-de-France où les maisons d'arrêt accueillent 60% des détenus terroristes.

    Le gouvernement veut également miser sur une meilleure détection des détenus à risque. De nouveaux quartiers d'évaluation de la radicalisation (QER) vont être créés. Il en existe actuellement trois, tous en Ile-de-France, dans les prisons d'Osny, Fresnes et Fleury-Mérogis. Deux seront créés à Vendin-le-Vieil (60 places), un autre à Condé-sur-Sarthe dans l'Orne (30 places environ).

    Deux QPR, des quartiers de prise en charge de la radicalisation, vont être créés, à Vendin-le-Vieil et Condé-sur-Sarthe, sur le modèle de celui de Lille-Annoeullin, qui compte actuellement 19 détenus. Ces quartiers sont réservés aux « gros profils », des cadres jihadistes, des prosélytes dont « on ne veut pas qu'ils déteignent sur le reste de la détention », explique une source pénitentiaire. L'objectif est de placer 25 détenus par QPR.

    Nous prenons acte de ce qui s’est fait par le passé et que nous regardons ce qui a marché et ce qui n’a pas marché. En plus, je dirais que nous avons le recul suffisant.

    Gérard Collomb défend un plan de lutte contre la radicalisation différend des précédents 23/02/2018 - par Julien Chavanne Écouter

    Pour les surveillants de prisons, ces proprositions vont dans le bon sens mais elle restent insuffisantes. « Notre organisation est pour la mise en place de quartier d'isolement pour les détenus radicalisés, cependant, on nous annonce 1 500 places de plus, nous ce que l'on souhaite, c'est de savoir : comment, où, avec quels personnels et avec quelle formation, lance Christopher Dorangeville, le secrétaire générale de la CGT pénitentiaire.  Ces éléments ne nous ont pas été donné, ce qui nous laisse supposer que ces 1 500 places seront prises sur des établissements existants et donc forcément sur la détention des détenus classique, ce qui va engendrer des moins bonnes conditions de détention pour les détenus de droit commun ».

    Esther Benbassa pointe « des risques de confusion »

    La sénatrice écologiste Esther Benbassa, co-auteur d’un rapport sur le « désendoctrinement et la réinsertion des jihadistes en France et Europe » porte un regard très critique sur ce plan. A RFI, elle se dit particulièrement gênée par le projet de détecter la radicalisation dans les écoles et la fonction publique. Le risque, selon elle, est d'entrer dans une société de soupçon : « C'est très difficile de discerner des personnes radicalisées. Comment vont-ils faire ? C'est le type qui porte la barbe ou celui qui ne mange pas de porc ? Il y aura des confusions entre des religieux et des radicalisés. Si vous êtes très religieux, vous allez entrer dans la catégorie "très radicalisé". Comment va-t-on le savoir ? Je trouve ça très stigmatisant, parce qu'on parle des musulmans, on ne parle pas des autres. A chaque fois que je vais voir un barbu dans un service public, je vais me dire c'est un terroriste ? Comment peut-on vivre dans une société de soupçon ? Cette société est en train de se radicaliser elle-même dans la répression et le soupçon. »

    (Avec agences)

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.