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    France

    Messe très suivie à Trèbes, en hommage aux victimes des attaques du 23 mars

    media Nombre de personnes sont venues se recueillir à l'église Saint-Etienne de Trèbes, où se tenait une messe en hommage aux victimes des attaques terroristes qui ont endeuillé le village, dimanche 25 mars 2018. ERIC CABANIS / AFP

    La petite ville de Trèbes, dans l'Aude, s'est recueillie ce matin pendant près d'une heure et demie, à la mémoire des quatre victimes abattues par un terroriste jeudi 23 mars. L'évêque de Carcassonne et Narbonne a présidé la messe, débutée à 10h30, en l'église Saint-Etienne de Trèbes. Un hommage fortement suivi, que ce soit à l’intérieur du lieu de culte ou sur son parvis.

    Avec notre envoyé spécial à Trèbes, Stéphane Lagarde,

    A la mi-journée, la pluie commence à tomber sur la foule qui, en silence, rameaux d’olivier à la main, sort de l'église de Trèbes. Ils ont assisté, pendant une heure et demie, à une messe chargée d’émotion qui a rassemblé bien au delà de la communauté chrétienne de Trèbes. Les 350 bancs de l’église Saint-Etienne de Trèbes n’ont pas suffi. La foule est venue en nombre, suivant la cérémonie debout dans l’église et même depuis le parvis, où, silencieuse, elle a assisté à la diffusion de la messe par le biais de haut-parleurs placés à l’extérieur.

    Hommage au gendarme qui a échangé sa place avec une otage

    Elle a ainsi pu écouter l’homélie émouvante de monseigneur Alain Planet, l’évêque de Carcassonne et de Narbonne. Il a rendu hommage aux quatre victimes de l’attentat de vendredi: un viticulteur retraité, le boucher du supermarché où le terroriste a frappé, un client du magasin, tué, lui aussi, alors qu’il faisait ses courses, et enfin le lieutenant-colonel de gendarmerie Arnaud Beltrame, qui a sacrifié sa vie pour sauver celle d’un otage, a rappelé dans son homélie Alain Planet, l’évêque des diocèses de Carcassonne et de Narbonne.

    « Sur le lieu de la terrible épreuve de vendredi un homme s’est substitué à une victime et il a payé de sa vie. Une vie donnée ne peut pas être perdue. Elle transcende le malheur pour nous rassembler dans l’unité. Elle nous appelle à croire à l’espérance dont notre fraternité sera le signe ».

    Un hommage national sera justement rendu au gendarme décédé, a annoncé l'Elysée. Le président de la République lira lui-même l’éloge funèbre d’Arnaud Beltrame.

    La communauté musulmane de Carcassonne et de Trèbes s’associe à notre peine et c’est ensemble que nous allons être proches des victimes et de leur famille. Il faut qu’on apprenne à vivre ensemble, avec nos différences
    Philippe Guitart, curé de l'église de Trèbes 25/03/2018 - par Stéphane Lagarde Écouter

    « Qu’en haut lieu on commence à foutre dehors toute cette merde »

    Par-delà le recueillement, la colère gronde chez certains habitants. William interpelle ainsi directement le chef de l’Etat. Son frère a été tué vendredi, alors qu’il faisait ses courses au Super U de Trèbes. Le terroriste lui « a tiré dessus, à l’entrée, à la hauteur de la première caisse. Il venait d’arriver, il est arrivé au moment où il fallait pas ».

    Un drame que William vit forcément « mal, très mal » : « là je vais exploser, je vais dire ce que j’ai sur le cœur, j’aimerais bien qu’en haut lieu on commence à foutre dehors toute cette merde, en parlant poliment. Excusez moi, mais c’est comme ça ! S’il était classé S, fallait déjà le foutre dehors et le surveiller ou le foutre en taule, je suis désolé. En attendant mon frère est mort ».

    Radouane Lakdim était en effet fiché S, mais sa volonté de passer à l’acte n’a pu être détectée par les autorités. C’est à présent à l’enquête de déterminer s’il y a eu des failles des services de renseignement.

    Samedi, Emmanuel Macron a « demandé la convocation cette semaine par les préfets » des responsables des services (renseignement, police, gendarmerie, parquet, administration pénitentiaire) impliqués dans le suivi des personnes radicalisées.

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