GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 18 Avril
Jeudi 19 Avril
Vendredi 20 Avril
Samedi 21 Avril
Aujourd'hui
Lundi 23 Avril
Mardi 24 Avril
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    France

    Syrie: Edouard Philippe défend devant le Parlement les frappes de la France

    media Le Premier ministre Edouard Philippe, ce lundi 16 avril, lors du débat sans vote au Parlement sur l'intervention de la France en Syrie. REUTERS/Benoit Tessier

    Edouard Philippe a défendu ce lundi 16 avril devant le Parlement les frappes en Syrie. Un débat sans vote à l’Assemblée. L’ambiance est restée calme pendant le discours du chef du gouvernement, mais la température est montée dans l’hémicycle avec la prise de parole des chefs des groupes parlementaires.

    Pendant les 19 minutes de discours d’Edouard Philippe, les bancs de l’Assemblée sont restés bien sages. Il y a même eu des applaudissements lorsque le Premier ministre a rendu hommage aux forces armées.

    Edouard Philippe a expliqué devant les députés les raisons de ces frappes en Syrie. Une opération « justifiée, proportionnée et ciblée » selon ses mots. Et qu’il aurait été plus grave de ne rien faire.

    « Avoir recours à la force est un acte lourd, grave. L’action a un coût, un coût humain, - le risque -, et le coût de l’inaction était plus grand encore », a déclaré le Premier ministre.

    La polémique politique a vite repris ses droits.  Richard Ferrand, le patron des députés En Marche, a attaqué l’opposition qui critique cette intervention, « ceux qui, dit-il, se contentent de pleurer sur les victimes ».

    Colère dans les rangs de la droite et de la gauche. Christian Jacob, le chef des députés Les Républicains, lui a répondu en dénonçant une action qui « isole encore plus la France dans la région ».

    Jean-Luc Mélenchon, le chef de La France insoumise, pointe les risques d'« escalade ». Pour lui, le gouvernement a engagé la France dans un guêpier. « Nous sommes intervenus militairement dans le pire nid de frelons de la planète », a-t-il lancé. Ajoutant : « Nous avons agi sans mandat de l’ONU et je crois que c’est pour la France, le coup le plus important porté à sa diplomatie. »

    Des propos appuyés par la présidente du Front national. « Le président de la République sait très bien qu'il a violé le droit international (...) La communauté internationale n'est pas intervenue car il n'y a pas eu de vote à l'ONU. » Marine Le Pen a également exprimé ses inquiétudes. « Aujourd'hui nous sommes confrontés à des conséquences que nous ne connaissons pas. Est-ce que ces frappes vont continuer ? », a-t-elle demandé.


    ■ Un sujet plus délicat pour Theresa May

    Theresa May s’est également défendu ce lundi après-midi sur la participation du Royaume-Uni aux frappes sur la Syrie devant le Parlement britannique alors que les partis d’opposition ont mis en cause la légalité de ces représailles militaires.

    Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

    Theresa May a tenu à défendre point par point sa décision de participer à ces frappes militaires, menées a-t-elle rappelé, pour des raisons humanitaires et éviter de plus amples souffrances aux civils syriens.

    La Première ministre a ensuite répondu spécifiquement aux nombreux députés qui lui reprochent de ne pas avoir consulté le Parlement pour qu’il soutienne son action.

    « Il s’agissait de frappes ciblées et limitées menées de façon légale comme cela s’est déjà produit par le passé et c’était une décision fondée sur des informations sensibles qui ne pouvaient pas être communiquées au Parlement. Nous avons toujours dit clairement que le gouvernement avait le droit d’agir rapidement dans l’intérêt national », a-t-elle déclaré.

    Mais le chef de l’opposition travailliste Jeremy Corbyn n’a pas caché son total désaccord avec cette justification : « La déclaration de la Première ministre nous rappelle qu’elle est responsable devant ce Parlement, et ne doit pas obéir aux caprices du président américain. Nous avons clairement besoin d’une nouvelle loi pour transformer une convention qui n’est plus désormais respectée en une obligation légale. Il est juste que le Parlement ait le pouvoir de soutenir ou d’empêcher le gouvernement d’entreprendre des actions militaires. »

    Il n’était pas le seul à exprimer sa colère. Lors du très long débat qui a suivi, les libéraux-démocrates, le parti nationaliste écossais SNP et même plusieurs députés conservateurs ont également regretté que les frappes aient été débattues partout sauf à la chambre des Communes britannique. Le dirigeant du Labour a  demandé au gouvernement d’engager des négociations avec toutes les parties en conflit en Syrie afin d'obtenir un cessez-le-feu au plus vite.

    Néanmoins, si le malaise était clairement palpable parmi les députés, ce débat sans vote n’a pas vraiment mis Theresa May en difficulté car les frappes ont de toute façon déjà eu lieu, et il n’y a que très peu de chance qu’une loi renforçant les pouvoirs du Parlement en cas d’urgence militaire voit le jour prochainement.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.