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    France: la grève à la SNCF a aussi des conséquences pour le secteur agricole

    media (Photo d'illustration) Blocage par 200 cheminots du premier train privé français de marchandises près de Dugny-sur-Meuse pour protester contre la libéralisation du secteur ferroviaire européen, le 13 juin 2005. JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP

    La cinquième grève intermittente à la SNCF commence ce dimanche 22 avril au soir, et ce jusqu'à mercredi 25 au matin. Bien que le patron de la SNCF Guillaume Pépy voit le mouvement « s'éroder », le trafic ne sera assuré qu'à 40 % en région parisienne, à 35 % pour les TGV et 30 % pour les liaisons interrégionales. Une situation qui pèse sur le secteur agricole et agroalimentaire et dont les responsables se plaignent.

    Les coopératives et filières agricoles pâtissent lourdement de la grève intermittente à la SNCF. Selon les régions, 60 à 70 % des trains de transport de marchandises sont annulés, précise Coop de France qui demande que les productions agricoles et agroalimentaires bénéficient d’une priorité.

    Les coopératives soulignent en outre les surcoûts liés au report sur le transport routier ou fluvial. Les transporteurs routiers ne peuvent même plus faire face à la demande et même le fret privé dépend de la grève des aiguilleurs, qui eux sont des salariés de la SNCF. L'association générale des producteurs de blé évalue entre 5 et 20 euros la tonne le surcoût entraîné par le changement de mode de transport. Le ferroviaire représente 13 % du transport des produits agricoles et alimentaires.

    Mais les exportateurs sont encore plus touchés, car 40 % des exportations céréalières sont acheminées vers les ports par le rail. Ces professionnels demandent qu'à l'avenir la SNCF puisse leur garantir un minimum de transports si la France veut vraiment s'orienter vers un fret de marchandises plus performant et moins coûteux.

    La grève se poursuit

    Sur le terrain, le cinquième épisode de la grève en pointillés commencée début avril s'annonce aussi suivi que le quatrième, avec 35 % des TGV en circulation lundi, 30 % des Intercités et 40 % des TER, RER et Transilien, selon les chiffres dévoilés ce dimanche par Guillaume Pepy. « Le trafic sera en amélioration », a assuré le président de la SNCF, alors que ces chiffres sont presque identiques à ceux des précédentes journées de mobilisation.

    Le vote de la réforme ferroviaire mardi à l'Assemblée nationale n'a cependant pas découragé les syndicats, qui ont suspendu jeudi leurs discussions avec la ministre des Transports Elisabeth Borne et demandé à négocier directement avec le Premier ministre Edouard Philippe.

    Pour faire pression sur l'exécutif, d'autres épisodes de grève sont programmés jusqu'à fin juin et le mouvement pourrait même être prolongé en juillet et août, selon Le Parisien. Un scénario inenvisageable pour le patron de la SNCF, convaincu qu'« il n'y aura pas de grève cet été parce que les cheminots sont des gens responsables ».

    « On veut se passer des organisations syndicales »

    « Nous avons un gouvernement qui considère qu'il a raison tout seul et qui avance quoi qu'il puisse se passer dans le pays », a pour sa part déclaré Philippe Martinez ce dimanche sur BFM TV, interrogé sur les mouvements sociaux à la SNCF, Air France et dans les universités.

    « On veut se passer des organisations syndicales, on ne veut plus des organisations syndicales », a-t-il ajouté, accusant l'exécutif de « court-circuiter » les relations sociales, « à l'opposé de ce qui se fait en Allemagne ». Selon le numéro un de la CGT, « on discute plus rapidement et plus facilement de l'autre côté du Rhin ». L'attitude d'Emmanuel Macron, « c'est "j'ai raison, j'avance" », a-t-il résumé, en dénonçant « l'arrogance du président ».

    (Avec AFP)

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