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    France

    France: Gonesse, nouvelle Zone à défendre contre le projet EuropaCity

    media Mouvement d'opposition au projet EuropaCity. Gonesse, le 21 mai 2018. Thomas SAMSON / AFP

    En Île-de-France, un rendez-vous d'opposants au projet controversé EuropaCity a eu lieu dimanche 27 mai 2018. Il s’agit d’un investissement immobilier d’envergure, qui devrait être créé sur des terres agricoles au nord de la capitale, dans le département du Val-d'Oise. Le ministère de la Cohésion des territoires vient de faire appel d’une décision de justice qui avait mis un coup d’arrêt aux investissements.

    Des centaines de personnes se sont rassemblées dimanche au Triangle de Gonesse, dans le Val-d'Oise, où des élus locaux souhaitent voir s'établir le gigantesque projet privé « EuropaCity », entre autres. Le Triangle, ce sont 750 hectares, dont 400 hectares de terres agricoles sanctuarisées et 280 hectares qui doivent être aménagés, dont 80 hectares consacrés à EuropaCity, qui inquiète des écologistes et les fédérations de commerçants des environs.

    Entre fanfare, clowns et débats, les opposants au projet ont fait la « fête des terres de Gonesse ». Ils ne veulent pas voir les lieux bétonnés - « respirer du béton », disent-ils. EuropaCity est porté par Immochan, la filiale immobilière du groupe Auchan, et le conglomérat chinois Wanda, qui prévoient de construire un complexe de commerces et de loisirs avec un budget de 3,1 milliards d'euros. Objectif : créer 10 000 emplois et attirer 31 millions de visiteurs par an.

    Dimanche matin, les élus locaux ont organisé une conférence de presse à la mairie de Gonesse, pour défendre EuropaCity. Ils espèrent que le projet va contribuer au développement de cette partie déshéritée du Val-d'Oise. Autour du maire socialiste Jean-Pierre Blazy : le vice-président LR du conseil départemental, Philippe Sueur, la députée LREM de la circonscription, Zivka Park, les sénateurs Arnaud Bazin et Rachid Temal, respectivement LR et PS.

    Le projet EuropaCity. This artistic rendition handout on September 27, 2017 by the com

    « Zone à défendre » : l'effet Notre-Dame-des-Landes

    Des écologistes étaient montés au créneau en février dernier, considérant que l'étude d'impact menée était « insuffisante ». La justice administrative avait alors annulé l'arrêté de création de la zone d'aménagement du Triangle de Gonesse. Depuis, l'Etat a fait appel. « Il faut maintenant que la mobilisation progresse », plaide Bernard Loup, président du collectif d'opposants CPTG. « Ici future ZAD », pouvait-on lire sur des pancartes dimanche.

    L'effet « zone à défendre » qui s'enkyste, c'est précisément ce qui inquiète les élus locaux. Sur place, à 15 km de Paris, entre les aéroports de Roissy et du Bourget, le collectif d'opposants a d'ores et déjà planté un potager et une tour de fortune a été érigée. Arnaud Bazin dénonce « une minorité agissante », et rappelle « le précédent » Notre-Dame-des-Landes, projet d'aéroport lancé en 1963 et finalement abandonné cette année par le gouvernement.

    Si le projet EuropaCity se concrétise, il s'agirait du plus grand investissement privé en France depuis la construction de Disneyland Paris en 1992. Mais l'aménagement du Triangle de Gonesse inclut également la construction d'un quartier d'affaires et d'une gare, indispensable à l'ensemble. Depuis que le gouvernement a décidé de reporter à 2027 la construction de cette gare, EuropaCity ne prévoit plus que d'ouvrir « partiellement » en 2024.

    reportage
    Les opposants se donnent rendez-vous sur les terres du Triangle de Gonesse pour dire «non» à EuropaCity 28/05/2018 - par RFI Écouter

    ■ Wanda Group, une boulimie d'acquisitions jamais rassasiée

    Wanda Group, de son nom actuel, est né en 1988. C'est un conglomérat regroupant des activités touristiques, immobilières, hôtelières, culturelles ou encore sportives. Fin 2016, il était propriétaire du plus grand nombre d'hôtels 5 étoiles et du plus grand nombre de salles de cinéma dans le monde.

    En 2012, le groupe a racheté la chaîne de salles de cinéma AMC Theaters, l'une des plus grandes des Etats-Unis. Puis, en 2013, Sunseeker, fabricant anglais de yachts. La même année, Wanda Group a investi 48,8 milliards de yuans dans un parc de l'industrie du film et de la télévision à Qingdao.

    Des projets tous azimuts

    En 2014, le richissime Wang Jianlin, numéro un du conglomérat chinois depuis ses débuts, a annoncé la construction près d'Hefei d'un parc à thèmes de 5 milliards de dollars américains. Puis le groupe Wanda a obtenu la permission de lancer une introduction en Bourse à Hong Kong.

    En 2015, pour 1,05 milliard d'euros, ce fut au tour de la société suisse de marketing sportif Infront Sports & Media de tomber dans l'escarcelle de cet ogre chinois jamais rassasié, puis de la chaîne de cinéma australienne Hoyts. Mais aussi de la franchise World Triathlon Corporation.

    En 2016, le conglomérat annonce l'acquisition d'une participation majoritaire dans Legendary Entertainment. Et des pourparlers en cours pour rachat de 49% de Paramount Pictures, ainsi qu'une association avec Sony Pictures pour des coproductions et l'acquisition de Dick Clark Productions.

    Lutte entre milliardaires

    Né en 1954, Wang Jianlin a servi dans l'armée entre 1970 et 1986. Il est membre du Parti communiste, qu'il a servi au niveau local et en tant que député. En 2013, le magazine Forbes l'avait désigné comme l’homme le plus riche de République populaire de Chine. Statut perdu depuis lors.

    La faute au retour de bâton. Pointé du doigt par Pékin pour sa frénésie d'acquisitions à l'étranger et son endettement, Wanda Group a dû céder des hôtels et des participations. En 2017, les actifs du groupe s'élevaient à 700 milliards de yuans, pour un chiffre d'affaires de 227,3 milliards de yuans.

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