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    France

    Procès des bourgmestres rwandais: perpétuité confirmée en appel

    media Tito Barahira and Octavien Ngenzi, deux anciens bourgmestres ont été condamnés à la perpétuité en appel par la justice française pour leur participation au génocide des Tutsis dans leur village de Kabarondo en 1994. (6/07/2018) Benoit PEYRUCQ / AFP

    La justice française a confirmé ce vendredi 6 juillet la condamnation à la réclusion criminelle à perpétuité pour deux anciens bourgmestres rwandais, jugés en appel pour leur participation au génocide des Tutsis dans leur village de Kabarondo, dans l'est du Rwanda, en avril 1994.

    A l'issue de deux mois d'un procès filmé pour l'histoire, Octavien Ngenzi, 60 ans, et Tito Barahira, 67 ans, ont été jugés coupables de « crimes contre l'humanité » et « génocide », pour « une pratique massive et systématique d'exécutions sommaires » en application d'un « plan concerté tendant à la destruction » du groupe ethnique tutsi. Ils ont été condamnés à la perpétuité, la peine la plus lourde qui puisse être prononcée par une cour d'assises.

    Le verdict a été accueilli par les larmes de tristesse de la famille des accusés. Les deux anciens bourgmestres sont restés stoïques, vite entourés par leurs avocats. « La cour visiblement n'a pas su prendre acte des contradictions, des difficultés, des incertitudes, du doute qui devaient profiter à l'accusé et d'une situation d'un homme ordinaire dans une affaire extraordinaire. Evidemment, la défense est extrêmement déçue par la décision rendue par la cour d'assise », commente Fabrice Epstein.

    Du côté des parties civiles, ce furent des larmes de joie, rapporte notre reporter au palais de justice, Franck Alexandre. Cette décision n'est à leurs yeux « pas une surprise », selon Michel Laval, leur avocat : « Même dans la manière dont les débats se sont déroulés, je trouve que les débats étaient assez prévisibles parce que les accusés n'ont pas changé leur système de défense. Ils auraient pu le faire. Ils ont fait le choix de maintenir leur position et les mêmes causes produisant les mêmes effets, ils ont la même condamnation. »

    « Cette décision est juste et c'est un message : stop à l'impunité pour tous ceux qui ont pris part au génocide et qui ont cru pouvoir se réfugier en France », a réagi Alain Gauthier, président d'une association à l'origine de la plupart des enquêtes françaises sur le génocide rwandais.

    C'est une longue bataille qui se termine là pour nous. On se réjouit de cette décision. Mais on sait que d'autres combats nous attendent
    Alain Gauthier, président du Collectif des parties civiles pour le Rwanda 06/07/2018 - par Franck Alexandre Écouter

    L'accusation avait désigné les accusés comme des « artisans de la mort » ayant « pleine autorité » dans leur village, des rouages essentiels du génocide dans leur commune de Kabarondo. Pour elle, les deux hommes étaient allés jusqu'au bout de la logique génocidaire en menant les tueurs, ce que sont venus confirmer des dizaines de témoins lors de ces deux mois d'audience.

    Une période de sûreté des deux tiers avait en outre été demandée pour Ngenzi, bourgmestre en exercice en 1994 et à ce titre « responsable de tous les morts de la commune ». Le pire des massacres eut lieu le 13 avril à l'église. Selon l'abbé de Kabarondo, il avait fait près de 2000 morts, pilonnés au mortier puis découpés à la machette, pendant près de sept heures.

    Les deux hommes, qui se sont succédé à la tête de la commune de 1976 à 1994, ont nié jusqu'au bout toute participation aux tueries. Leurs avocats se sont acharnés à dépeindre des « notables sans autorité », des « spectateurs du génocide ». Sans succès. Les deux condamnés et leurs avocats sont ce soir accablés, mais déterminés à se pourvoir dans les prochains jours en cassation, leur dernier espoir judiciaire.

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