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    Affaire Benalla: le préfet de police de Paris dénonce un «copinage malsain»

    media Le préfet de police Michel Delpuech (au milieu) à son arrivée devant la commission des Lois de l'Assemblée, le 23 juillet 2018. JACQUES DEMARTHON / AFP

    Après le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb ce lundi matin, le préfet de police de Paris Michel Delpuech auditionné à son tour par la commission d'enquête parlementaire dans le cadre de l'affaire Benalla. Le haut fonctionnaire a affirmé avoir été mis au courant des violences sur des manifestants commises le 1er mai par le conseiller d'Emmanuel Macron via un appel d'un collaborateur du directeur de cabinet du président, au lendemain des faits.

    Pour Michel Delpuech, l'affaire Alexandre Benalla « n'est évidemment pas sans conséquence pour la préfecture de police » de Paris. « Fondamentalement, ces événements résultent de dérives individuelles inacceptables, condamnables sur fond de copinage malsain », a déclaré ce luni le haut fonctionnaire devant la commission des Lois de l'Assemblée nationale, qui s'est dotée des prérogatives d'enquête pour faire la lumière sur l'affaire qui secoue la tête de l'Etat depuis les révélations du Monde le 18 juillet dernier.

    Face aux députés de la majorité et de l'opposition, Michel Delpuech a livré sa version des événements survenus le 1er mai dernier et la semaine dernière, dans le sillage du ministre de l'Intérieur Gérard Collomb. Contrairement à l'ancien maire de Lyon qui a dit ne pas savoir qui était exactement Alexandre Benalla, lui affirme qu'il connaissait le conseiller d'Emmanuel Macron, filmé en train de frapper des manifestants le 1er mai à Paris, alors qu'il n'avait pas d'habilitation policière et n'était là qu'en tant qu'observateur. Il savait son statut.

    « Le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait »

    Il s'agissait d'un « interlocuteur connu », selon M. Delpuech. Chargé de mission à l'Elysée, M. Benalla jouait un grand rôle dans la sécurité autour du chef de l'Etat et était régulièrement en contact avec des responsables policiers, a-t-il expliqué. Alors que M. Collomb avait affirmé n'avoir même pas fait attention à la présence du chef adjoint du cabinet de M. Macron lors d'une réunion organisée le soir du 1er-Mai, le préfet explique l'avoir pour sa part découvert « avec surprise ».

    Michel Delpuech a déclaré qu'il pensait que le « sujet Benalla » avait été « traité » par l'Elysée dès le lendemain des faits. Après avoir appris l'existence d'une vidéo attestant du dérapage du proche du président, il dit avoir contacté le ministère de l'Intérieur, qui lui aurait répondu être « déjà en liaison » avec la présidence de la République. Dès lors, « il était établi pour moi que le sujet Benalla était traité par l'autorité hiérarchique dont il dépendait ».

    Le préfet de police « assume » avoir accordé un port d'arme à M. Benalla

    Interrogé sur l'autorisation de port d'arme délivrée à Alexandre Benalla, le préfet de police « assume ». Et explique l'avoir délivrée à la demande de l'Elysée, « dans le cadre des fonctions liées à la sécurité qu'exerçait M. Benalla ». « Dès lors que l'Elysée avait relayé auprès de moi cette demande, sans faire pression, en me laissant le soin d'apprécier et d'apprécier seul, j'assume cette responsabilité, personnellement », a affirmé Michel Delpuech.

    Plus tôt, le ministre de l'Intérieur avait quant à lui indiqué que l'ex-adjoint au chef de cabinet de l'Elysée avait « sollicité à plusieurs reprises les services du ministère de l'Intérieur pour obtenir une autorisation de port d'arme ». Ces demandes avaient été systématiquement refusées, car Alexandre Benalla ne remplissait pas les conditions requises, à savoir l'exposition à des risques exceptionnels d'atteinte à sa vie, a expliqué Gérard Collomb.

    « Il y a deux régimes juridiques différents », a précisé le préfet, l'un relevant de la compétence du ministre de l'Intérieur, quand il s'agit de « répondre aux besoins de personnalités menacées », et le port d'armes lié aux fonctions. « Ca, c'est des compétences préfectorales. C'est sur ce plan qu'est intervenue la décision que j'ai prise ».

    (Avec AFP)

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