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    France

    Affaire Benalla: le baroud d'honneur de l'opposition à l'Assemblée

    media Le chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée Christian Jacob défend la motion de censure déposée par la droite, le 31 juillet 2018. REUTERS/Philippe Wojazer

    Le Premier ministre français Edouard Philippe était en première ligne ce mardi après-midi à l'Assemblée nationale où la droite et la gauche ont déposé deux motions de censure contre le gouvernement, accusé de ne pas être transparent sur l'affaire Benalla.

    Il aurait fallu un vrai coup de théâtre pour que les motions de censure soient votées. Car La République en marche et le MoDem détiennent la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Les Républicains et les partis de gauche – France insoumise, Parti socialiste, Parti communiste – qui ont déposé ces motions le savaient pertinemment. Mais ce qu'ils voulaient avant tout, c'était bénéficier de la tribune de l'Hémicycle pour poursuivre leur offensive contre le gouvernement.

    Après avoir obtenu la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Benalla, qu'ils ont finalement quittée avant la fin de ses travaux, après avoir bloqué le travail parlementaire et contraint le gouvernement à repousser le débat sur la révision constitutionnelle à la rentrée, les opposants ont poussé leur logique jusqu'au bout en déposant des motions de censure qui ont obligé le Premier ministre à venir s'expliquer devant les députés.

    Edouard Philippe offensif

    C'est en réalité Emmanuel Macron qui était visé. Car l'affaire Benalla concerne d'abord le président de la République, qui a d'ailleurs affirmé tout assumer. Les motions de censure étaient pour les opposants l'occasion de dénoncer la pratique décrite comme « monarchique » du pouvoir d'Emmanuel Macron à travers cette afffaire qui, selon le chef du groupe LR Christian Jacob, laissera des « traces politiques et morales » pour le chef de l'Etat.

    Mais aujourd'hui, c'est le Premier ministre qui a dû affronter les assauts des députés de l'opposition en tant que chef de la majorité. Très offensif, il a dénoncé « l'instrumentalisation politique » de l'affaire pour discréditer ceux qui parlent d'un scandale d'Etat. Pour le chef du gouvernement, ces motions de censure étaient en réalité des motions de « blocage » destinées à « ralentir » le rythme des réformes du gouvernement et déposées par des « oppositions de rencontre ». Une manière de dénoncer l'alliance de circonstance qui est apparue entre les partis d'opposition de tout bord.

    Du Rassemblement national à la France insoumise, tous les partis d'opposition se sont retrouvés grâce à l'affaire Benalla sur la même longueur d'onde, dénonçant les dérives dans l'exercice du pouvoir. Jean-Luc Mélenchon a ainsi évoqué « une chaîne ininterrompue de turpitudes au sommet de l'Etat ». Il a estimé que l'affaire Benalla n'était pas celle d'un « dysfonctionnement » mais d'un « mode fonctionnement ».

    L'opposition en ordre dispersé pour voter

    Mais s'il y avait une convergence d'analyse, tous n'ont pas eu la même attitude au moment du vote.  Les Insoumis et les communistes ont voté pour les deux motions, tout comme Marine Le Pen. Mais les socialistes, eux, n'ont pas soutenu la motion de la droite et Les Républicains celle de la gauche.

    On retiendra en tout cas deux choses de cette séquence. D'abord, qu'il s'agit de la plus grave crise traversée par le gouvernement depuis l'élection d'Emmanuel Macron. Ensuite, qu'elle a eu pour effet de permettre à une opposition assez inaudible depuis un an de reprendre du poil de la bête. Reste à savoir ce qu'il en subsistera à la rentrée. L'affaire Benalla ne sera-t-elle plus qu'un mauvais souvenir, comme le parie Emmanuel Macron, - ou sera-t-elle encore une « plaie ouverte » pour le chef de l'Etat, ainsi que l'a prédit le communiste André Chassaigne ?

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