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    France

    Affaire Benalla: les deux motions de censure rejetées par l'Assemblée

    media Sous les applaudissements de sa majorité, le Premier ministre Edouard Philippe a dénoncé des «motions de blocage». REUTERS/Philippe Wojazer

    L'exécutif français était la cible de toutes les critiques ce mardi 31 juillet à l'Assemblée nationale lors du débat de deux motions de censure déposées par la droite et la gauche qui exigent des explications sur l'affaire Benalla.

    Comme attendu, l'Assemblée nationale a rejeté les deux motions de censure déposées par la droite et les gauches. La première, celle du groupe Les Républicains, n'a été adoptée que par 143 élus : les LR, les 17 Insoumis et 14 communistes, mais aussi 11 non inscrits, dont Marine Le Pen. Il en aurait fallu 289 pour faire chuter le gouvernement. La deuxième n'a rassemblé que 74 votes.

    Si elles n'avaient aucune chance d'aboutir, étant donné que le gouvernement dispose de la majorité absolue à l'Assemblée nationale, ces motions ont offert une tribune aux opposants. Tous se rejoignent sur un point : le scandale Benalla, du nom de cet ancien collaborateur d'Emmanuel Macron qui a molesté des manifestants le 1er-Mai, est celui du président de la République. C'est bien lui qui est visé.

    Christian Jacob, le chef du groupe Les Républicains à l'Assemblée, accuse le chef de l'Etat d'avoir protégé cet ex-adjoint au chef de cabinet de l'Elysée. Il accuse aussi le gouvernement d'avoir failli en laissant Alexandre Benalla accroître son pouvoir. Le communiste André Chassaigne a renchéri à la tribune en brocardant l'ultra-concentration des pouvoirs à l'Elysée, qui affaiblit selon lui « l'Etat de droit ».

    Le chef du gouvernement Edouard Philippe a répliqué quelques minutes plus tard. « Vous n'arriverez pas à atteindre le président de la République », a-t-il prévenu. « Il n'y a pas de milice parallèle », « il n'y a pas de dérive monarchique », a-t-il encore lancé sous les applaudissements de la majorité.

    Le Premier ministre s'en est ensuite pris à la coalition des opposants qui, selon lui, ne cherchent pas la vérité mais instrumentalisent cette affaire pour ralentir le rythme des réformes. Et notamment celle de la Constitution dont l'examen a été suspendu à cause de l'affaire Benalla. Pour Edouard Philippe, ces motions de censure étaient en réalité des motions de blocage. Il s'est ensuite lancé dans un plaidoyer de l'action gouvernementale, avant de déclarer : « Nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu'au bout. »

    Cette nouvelle épreuve passée, la députée LREM Aurore Bergé espère désormais que les vacances vont permettre aux élus de « retrouver [leurs] esprits » afin de se remettre au travail à la rentrée. La France insoumise, elle, n'entend pas en rester là et compte bien relancer le débat de la VIe République. « Je pense que cette réforme institutionnelle ne passera pas le double obstacle de l'Assemblée et du Sénat, annonce le député FI de Seine-Saint-Denis Eric Coquerel. Donc, s'il veut faire passer sa réforme, ce sera au référendum. Mais pour nous, c'est très bien. Le peuple, c'est toujours la solution et on verra s'il a envie de monarchie ».

    Au Rassemblement national, le casse-tête de la rentrée concentre toute l'attention. « On verra bien quand cette réforme constitutionnelle sera inscrite, parce qu'il y a un embouteillage de textes à la rentrée. Il faudra bien que le gouvernement fasse des choix », estime Sébastien Chenu. Et s'il a été décidé que les députés retrouvent les bancs de l'Assemblée le 12 septembre prochain pour plancher sur le projet de loi Agriculture et alimentation, rien n'est encore tranché concernant la date d'examen de la révision constitutionnelle.

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