GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mercredi 18 Septembre
Jeudi 19 Septembre
Vendredi 20 Septembre
Samedi 21 Septembre
Aujourd'hui
Lundi 23 Septembre
Mardi 24 Septembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    • EuroVolley 2019: l'équipe de France domine la Finlande trois sets à zéro (25-16, 25-23, 25-21) et se qualifie pour les quarts de finale
    France

    Affaire Benalla: deux motions de censure contre le gouvernement Philippe

    media Le Premier ministre français, Edouard Philippe, entouré par ses ministres le 24 juillet 2018 devant l'Assemblée nationale, à Paris. REUTERS/Philippe Wojazer

    C'est quasiment du jamais-vu dans l'histoire de la Ve République française : le gouvernement doit surmonter deux motions de censure ce mardi 31 juillet 2018 lors de la séance publique de l'Assemblée nationale. L'une est proposée par le groupe Les Républicains, l'autre par la gauche. Toutes les deux viennent en réaction à l'affaire Benalla, chargé de mission à l'Elysée mis en examen pour des violences exercées sans mandat le 1er-Mai. Aucune des deux motions n'aboutira.

    Avec notre envoyé spécial à l'Assemblée nationale,  Anthony Lattier

    La stratégie de l'opposition est claire : mettre en difficulté l'exécutif depuis le déclenchement de l'affaire Benalla, il y a bientôt 15 jours. Au palais Bourbon, ce mardi, c'est un baptême du feu pour Edouard Philippe. C'est la première fois que le chef du gouvernement doit faire face à une motion de censure.

    Le Premier ministre, grand amateur de boxe, monte sur le ring avec, face à lui, une opposition remontée à bloc depuis une douzaine de jours. Cette dernière joue son va-tout, alors que la commission d’enquête de l’Assemblée sur l’affaire Benalla a viré au fiasco et que les vacances parlementaires approchent à grands pas.

    Avant de répondre en une seule fois, Edouard Philippe doit écouter les arguments de Christian Jacob, le patron du groupe Les Républicains, ainsi que ceux d’André Chassaigne, au nom des communistes, des « insoumis » et des socialistes. Ils défendent chacun à leur tour leur motion de censure.

    Les députés de droite veulent qu’Edouard Philippe donne des explications sur « les responsabilités et la chaîne de protection dont a bénéficié Alexandre Benalla ». Idem pour la gauche. Mais le député France insoumise Alexis Corbière estime que cette motion est aussi l’occasion de porter une critique plus large.

    Le retour de la politique dans les travées du palais Bourbon

    Dans la ligne de mire du député FI : la politique du gouvernement et son exercice du pouvoir. « Au moment où le gouvernement, l’exécutif, ne voulait plus rentrer dans l’hémicycle pour s’expliquer devant les députés - et ça en devenait presque cocasse et ridicule -, Jean-Luc Mélenchon avait dit : faisons une motion de censure, ça contraindra le gouvernement à venir s’expliquer devant l’Assemblée. Donc, c’est ça le point de départ. Après, on a vu aussi, la manière désastreuse avec laquelle le gouvernement a géré cette crise, l’opacité qu’il a témoignée. Le tout adossé à un an de politique économique et sociale fort peu utile et dangereuse pour concitoyens, il y a de quoi sanctionner ce gouvernement. »

    Mais la droite a prévenu : chacun sa motion. Le groupe Les Républicains ne votera pas le texte défendu par la gauche et vice-versa. « On ne votera pas la motion décidée par la gauche, parce que nous n'avons pas les mêmes valeurs, nous ne voulons pas de confusion des genres, et pas d'alliance de circonstances avec l'extrême gauche et Mélenchon. En plus, j'ai noté que le Parti socialiste faisait la même chose avec la nôtre, et donc c'est un renvoi de bons procédés », considère le député de l'Ain, Damien Abad (LR).

    « Les Français n'attendent pas de nous des alliances de circonstances, ajoute-t-il, ils attendent de nous tout simplement qu'on mette le gouvernement devant ses responsabilités, qu'on mette le président de la République devant ses responsabilités, et pas de créer de la confusion des genres. Il y a deux motions qui ont été déposées : une motion d'union de la gauche, une motion de la droite. Chacun les défendra avec ses mots, avec ses convictions, et même s'il y a des points de convergence, je pense que c'est bien que chacun reste dans sa ligne de conduite. »

    L’opposition s’offre donc une tribune. Elle n’espère pas faire tomber le gouvernement ; elle ne peut pas atteindre les 289 voix requises dans cette assemblée très largement dominée par les députés de LREM. Des motions de censure en forme de revanche, après une année où l’opposition a très peu pesé dans les débats au palais Bourbon.

    → Écouter sur RFI : Le décryptage du constitutionnaliste Didier Maus

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.