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    France

    France: quelles conséquences politiques à l’affaire Benalla?

    media Alexandre Benalla et le président Macron, le 24 février 2018 au Salon de l'agriculture, à Paris. REUTERS/Stephane Mahe/Pool

    Après un épisode très mouvementé pour cause d’affaire Benalla, le président de la République et les membres du gouvernement vont savourer leurs vacances et reprendre des forces avant la rentrée. Une rentrée dont on peut se demander si elle sera marquée par les conséquences de l’affaire Benalla.

    Y aura-t-il un avant et un après ? Le chef de l'Etat français a tout fait pour minimiser l‘importance de faits qui le touchent directement. Balayant les polémiques d’une formule emblématique, il a déclaré : « Tout ça est quand même beaucoup une tempête dans un verre d’eau. » Une tempête dans un verre d’eau ? C’est plus que cela tout de même. Une affaire d’Etat, comme l’a dit l’opposition ? Non plus. L’affaire Benalla est une crise, la première de cette ampleur à laquelle Emmanuel Macron a été confronté et dont il fasse les frais.

    Les premières enquêtes indiquent que les dégâts d’opinion touchent l’image du président de la République. C’est ce qu’explique Frédéric Dabi, le directeur général adjoint de l’Ifop : « Le sentiment qu’il est honnête ou sincère a chuté de six à neuf points. Le sentiment qu’on sait où il va, c’est-à-dire la cohérence de son action, a également reculé. Il y a l’image de privilèges, de passe-droit dont aurait bénéficié Alexandre Benalla, et le fait qu’on a le sentiment chez beaucoup de Français qu’il a tardé à prendre la parole, qu’il a mal géré la séquence Benalla. »

    Une séquence mal gérée

    Emmanuel Macron ne sort donc pas totalement indemne de l’affaire Benalla. La majorité non plus. Cette affaire a en quelque sorte joué les révélateurs. Elle a montré que dans le « nouveau monde », c'est-à-dire la majorité qui a émergé avec les élections de 2017, la riposte en temps de crise est difficile à organiser faute de troupes aguerries. Pour Frédéric Dabi, « cette affaire comme d’autres ont montré une certaine faiblesse au sein du gouvernement et un président relativement isolé avec des ministres plutôt techniciens, peu politiques et capables de porter la controverse politique. On a vu également des députés En marche relativement désemparés dans les premiers jours face au silence présidentiel. »

    Ce silence présidentiel, l’opposition a su en tirer profit. Les vieux briscards de la droite et de la gauche - Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Eric Ciotti, etc. - se sont engouffrés dans la brèche. Ils ont exploité les quelques jours de stupeur de la majorité pour lancer une offensive politique inédite contre l’Elysée. L’affaire Benalla a réveillé des oppositions assez inaudibles depuis l’élection d’Emmanuel Macron. Et surtout, on a vu apparaître des alliances de circonstance dans cette contestation du gouvernement. La France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste ont réussi à mettre de côté leurs divergences pour déposer une motion de censure commune.

    Quant aux députés du Rassemblement national (ex-FN), ils ont même voté et la motion de la gauche, et celle des Républicains, un parti avec lequel ils affichent pourtant une rivalité directe. Mais faut-il en conclure qu’il y aura un « effet Benalla » positif à long terme pour les partis d’opposition ? Frédéric Dabi n’en est pas sûr : « Cette alliance de circonstance entre le PS, les insoumis, le Parti communiste ou bien avec Les Républicains, crée peut-être plus du trouble et de l’obscurité que de la clarté et le sentiment qu’Emmanuel Macron a des vraies oppositions. En tout cas, l’opposition peut peut-être espérer que le charme se soit rompu entre Emmanuel Macron et les Français. »

    Le charme est-il rompu ?

    C’est après la trêve estivale qu’on verra si le charme entre les Français et le président est rompu. Car la rentrée est toujours un moment de vérité, l’ouverture d’une nouvelle séquence politique. La question étant de savoir si elle peut être perturbée par de nouveaux épisodes du feuilleton Benalla. Des enquêtes sont en cours, de nouvelles révélations peuvent être faites. Mais si l’on écoute Frédéric Dabi, ce n’est pas le principal enjeu pour le chef de l’Etat.

    « Les Français attendent des réformes mais attendent surtout des résultats de ces réformes, que la transformation du pays bénéficie à tout le monde et non pas aux premiers de cordée, explique le directeur général adjoint de l’Ifop. C’est là que réside le véritable talon d’Achille du gouvernement et de l’exécutif. Le risque pour Emmanuel Macron dans cette rentrée, c’est moins des rebondissements sur l’affaire Benalla que le sentiment chez les Français qu’il n’y a pas de résultats et que cela mette fin à l’espérance ou à la promesse Macron. »

    Pour faire oublier la crise Benalla, Emmanuel Macron n’a qu’une solution : tenir ses engagements pour réformer le pays et améliorer la vie quotidienne des Français.

    → À relire : Le baroud d'honneur de l'opposition à l'Assemblée dans l'affaire Benalla

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