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    France

    Nucléaire: un rapport suggère de construire de nouveaux EPR et relance le débat

    media Le réacteur 3 de l'EPR en construction à Flamanville, dans le nord-ouest de la France, le 2 février 2018. CHARLY TRIBALLEAU / AFP

    Un rapport rédigé par deux acteurs historiques du nucléaire français et remis cet été au gouvernement préconise la construction de nouveaux réacteurs EPR. De quoi relancer ce débat sensible dans l'Hexagone.

    « Si je m'en vais, il va y avoir trois EPR de plus dans les prochaines années ». Cette phrase de Nicolas Hulot remonte au 2 août mais n'a été publiée que mardi par Libération, au lendemain de la démission du ministre de la Transition énergétique. Et elle entre particulièrement en résonnance avec un rapport remis cet été au gouvernement, classé « secret défense » et révélé par Les Echos.

    Le document rédigé par un ancien administrateur général du Commissariat à l'énergie atomique (CEA), Yannick d'Escatha, et un ex-délégué général à l'armement, Laurent Collet-Billo, recommande de lancer la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires EPR. Ces deux acteurs historiques de la filière nucléaire suggèrent que le premier chantier démarre en 2025 et que les suivants débutent régulièrement tous les deux ans, selon Les Echos.

    La France compte aujourd'hui 58 réacteurs – soit environ 63 gigawatts – et un EPR est en construction à Flamanville (Manche) mais ce chantier multiplie les déboires, qui ont entraîné d'importants retards et un triplement de son coût à 10,9 milliards d'euros.

    Une réduction incertaine de la part du nucléaire

    La loi sur la transition énergétique prévoit de ramener de 75% à 50% la part de l'atome dans la production d'électricité à horizon 2025, même si le gouvernement a déjà indiqué qu'il ne tiendrait pas ce calendrier. Pour réduire la part du nucléaire, des réacteurs devront fermer, et seuls les deux de la centrale de Fessenheim sont actés.

    La feuille de route énergétique (PPE) de la France pour 2028, attendue d'ici à la fin de l'année, doit donner des précisions sur ce sujet, même si EDF ne souhaite pas fermer d'autres réacteurs avant 2029. Dans l'optique de ces fermetures, EDF défend aussi la construction de nouveaux réacteurs, des EPR « simplifiés », grâce au retour d'expérience des chantiers en cours. L'entreprise a d'ailleurs appelé l'Etat à prendre une décision rapide pour mettre une « première » centrale en service « en 2030 ou peu après ».

    Bruno Le Maire rappelle son attachement au nucléaire

    Interrogé sur le sujet, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a renvoyé la responsabilité de cette décision au président de la République et préconisé d'attendre que le réacteur de Flamanville soit achevé. Mais il a surtout réaffirmé son attachement au nucléaire.

    Le nucléaire est à mes yeux un atout pour la France. C'est une énergie qui n'émet pas de CO2, qui est compétitive en termes de prix pour les ménages et pour les entreprises, et puis je rappelle que c'est la troisième filière industrielle française, donc je souhaite que nous conservions une filière nucléaire avec ses compétences, ses technologies et ses savoir-faire.

    Bruno Le Maire, ministre de l'Economie et des Finances 30/08/2018 - par David Baché Écouter

    Un point de vue contesté par les acteurs des énergies renouvelables et les associations environnementales, qui affirment que le maintien du nucléaire bloque le développement des énergies alternatives.

    « On nous dit qu'il faudrait faire des réacteurs nucléaires simplement pour garder de la technologie ou un savoir-faire, mais clairement, il n'y a pas d'argument énergétique », s'indigne Yannick Rousselet, chargé de campagne nucléaire auprès de l'organisation environnementale Greenpeace joint par l'Agence France-Presse. Pour lui, « si on ne fait pas de place sur le réseau pour du renouvelable, il ne se fera jamais ».

    (Avec AFP)

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