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    France

    Au tribunal, Booba et Kaaris se renvoient la responsabilité de la rixe à Orly

    media Booba (G) et Kaaris (D) au tribunal ce 6 septembre. Benoit PEYRUCQ / AFP

    Leur bataille rangée avait transformé un hall de l'aéroport parisien d'Orly en arène début août et retardé plusieurs vols. Les rappeurs français Booba et Kaaris ont comparu au tribunal de Créteil ce jeudi 6 septembre. 12 mois de prison avec sursis ont été requis à l'encontre des deux hommes. Des peines de 6 et 8 mois de prison ferme ont également été requises à l'encontre de membres de leurs groupes qui étaient en état de récidive. Mais au delà de ces requisitions, le procureur a séchement recadré les deux mauvais garçons du rap français, qui se sont renvoyé la faute de l'affrontement.

    Sur le banc des prévenus, onze colosses font face au tribunal. A gauche, le groupe Kaaris, à droite, celui de Booba.

    Kaaris est le premier à passer à la barre, chemise blanche, barbe épaisse. « Ce qui s’est passé, c’est pas bien. C’est pas beau », lâche-t-il d’une voix de baryton. Puis il plaide la légitime défense. « J’ai dû me défendre », assure-t-il. Booba est plus laconique : « Rien à déclarer ».

    Le tribunal se penche alors sur les images vidéo de la rixe. On voit des masses d’hommes se courir après, dans un mouvement de balancier. Difficile de les différencier. « Qui essaie de contourner monsieur Booba ? C’est monsieur Kaaris ! », assure l’avocat de Booba. « C’est votre interprétation ! C’est une vérité d’avocat ! », rétorque le conseil de Kaaris.

    Réquisitions

    Inlassablement, les deux rappeurs se renvoient la responsabilité de l’affrontement. Puis vient le moment des réquisitions : douze mois de prison avec sursis pour les deux rappeurs et six à huit mois de prison ferme à l'encontre de membres de leurs groupes en état de récidive.

    Mais au-delà de ces réquisitions, le procureur a sèchement recadré les deux enfants terribles du rap français, Sébastien Piffeteau condamnant « un duel pathétique ».

    A ses yeux, la rivalité entre Booba et Kaaris trouve sa genèse dans la virtualité d'internet. « L'un comme l'autre se sont construits des avatars : des personnages forts, violents, déterminés jusqu'à se prendre au sérieux ». Par conséquent, les deux doivent être tenus pour responsables des faits. La rencontre à Orly est certes fortuite, dit le procureur. Il n'y a pas d'ambiguïté non plus, poursuit-il : c'est bien Booba qui porte le premier coup, mais Kaaris vient à son contact.

    Puis le procureur crucifie les deux rappeurs : « Vous vous prenez pour des seigneurs, lance-t-il, mais en offrant ce spectacle indigne dans un aéroport, vous avez pris le risque infamant de vous reléguer au rang de petits bourgeois du clash. » Sur le banc des prévenus, les colosses du rap ont alors presque des allures d'enfants.

    Le jugement est attendu pour le 9 octobre.

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