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    France: désigné candidat de LREM, Richard Ferrand futur président de l'Assemblée

    media Richard Ferrand, en 22 février dernier à l'Assemblée nationale. L'ancien socialiste sera le prochain président de la chambre basse du Parlement. Etienne LAURENT / POOL / AFP

    Un ancien socialiste va succéder à un ancien écologiste au « perchoir ». Richard Ferrand, 56 ans, a été désigné candidat officiel du parti La République en marche pour la présidence de l'Assemblée nationale française, au premier tour d'un scrutin à bulletins secrets organisé par les députés du parti présidentiel à Tours. Il est assuré de devenir le prochain président du palais Bourbon, où LREM est majoritaire. Il remplacera François de Rugy, qui a rejoint le gouvernement.

    Dans le cadre d'un séminaire de rentrée des troupes parlementaires du président Macron à l'Assemblée nationale, qui se tient à Tours (centre-ouest), les députés du groupe majoritaire ont tranché, ce lundi 10 septembre 2018 : le président du groupe LREM, Richard Ferrand, 56 ans, sera leur candidat à la présidence de l'Assemblée. Fin du suspense, donc, puisque le député du Finistère est désormais assuré de l'emporter au sein de la chambre basse du Parlement.

    Réjoui, Richard Ferrand est venu s’exprimer devant les journalistes réunis devant le palais des congrès de Tours. « La campagne interne s’est déroulée dans un climat fraternel, dans la clarté, dans la transparence, et chacun a pu librement s’exprimer, a-t-il assuré. C’est donc un message de fierté démocratique que notre groupe, collectivement, a adressé à celles et ceux qui nous regardent. A titre personnel, évidemment, j’ai remercié mes collègues de ce vote (...) de confiance, d’adhésion aux propositions que j’ai pu faire. Donc oui, je m’en réjouis. »

    Jeu de chaises musicales dans la majorité du président Macron

    Ephémère ministre de la Cohésion des territoires en début de mandat, fidèle parmi les fidèles du président de la République dont il fut le premier soutien au sein du Parti socialiste, M. Ferrand s'est imposé par 187 voix contre 85 pour Barbara Pompili, 15 pour Cendra Motin et quatre pour Philippe Folliot. Une partie des 312 députés appelés à se prononcer ont voté par correspondance. Sur quelque 310 parlementaires LREM à l'Assemblée, 299 ont voté et 291 suffrages ont été exprimés. Certains n'ont donc pas pris part à l'élection.

    Il s'agissait de trouver un successeur à François de Rugy (ex-Europe Ecologie-Les Verts), après l'entrée au gouvernement de ce dernier le 4 septembre 2018, en remplacement de l'ancien animateur et producteur Nicolas Hulot, qui a démissionné sans prévenir de son poste au ministère de la Transition écologique et solidaire à la fin août. Compte tenu du résultat du jour, 64,26 % des voix, il n'y aura donc pas de deuxième tour chez LREM, ni de femme première présidente dans l'hémicycle comme certains l'auraient espéré.

    « On a retrouvé le Richard de la campagne, le leader rassembleur »

    Richard Ferrand, parlementaire expérimenté, quitte un poste qui ne l’amusait plus. Si les troupes dont il était la tête de file ne lui ont pas fait défaut, le futur président de l’Assemblée reste cependant menacé par une mise en examen, dans une affaire qui lui a déjà coûté sa place au Conseil des ministres. Le parquet national financier enquête en effet sur une possible prise illégale d’intérêts. Sa réputation est ambiguë. Parmi les députés macronistes qui ne l'ont pas soutenu, certains le trouvent autoritaire, cassant, plutôt « vieux monde ».

    Mais d’après certains parlementaires de la majorité, relate notre envoyé spécial à Tours, Julien Chavanne, l'élu breton avait su renouer le fil avec son groupe récemment, notamment pendant l’affaire Benalla. « On a retrouvé le Richard de la campagne, le leader rassembleur, ils nous a portés. » Voilà ce que confiait à RFI, il y a quelques jours, un député qui a finalement voté pour lui. Voter Ferrand, le choix de la logique, aux yeux de ses partisans.

    Qui pour remplacer M. Ferrand à la tête du groupe parlementaire ?

    Pour le reste, à chacun ses raisons ; certains ne voulaient pas enflammer le groupe, créer un psychodrame, rajouter de la crise à la crise, alors que la rentrée est suffisamment compliquée, disent-ils. D'autres invoquent une justification, voyant dans cette élection au perchoir un moyen de « sortir » Richard Ferrand du groupe et d’apporter du sang neuf à sa tête. Le feuilleton n’est pas complètement terminé, puisqu'il va falloir désormais choisir le nouveau président du groupe parlementaire.

    La bataille est déjà lancée. Les jeunes loups et jeunes louves LREM sont sur la ligne de départ. Parmi eux, plusieurs femmes. Le sujet depuis plusieurs jours, il faudrait plus de parité. Un homme à la présidence de l'hémicycle, c’est la norme depuis des centaines d’années. Mais pourquoi pas une femme en tête de file du groupe ? Citons Aurore Bergé, venue de la droite, Brigitte Bourguignon, venue de la gauche, Coralie Dubost, macroniste de la première heure. Chez les hommes, les noms d'Hugues Renson, Gabriel Attal ou Gilles Le Gendre sont évoqués.

    Une saillie malheureuse pour commencer

    « Le choix s'est porté sur moi, vous me pardonnerez de ne pas être une dame. » A peine l'élection interne à LREM remportée face à deux femmes, Richard Ferrand s'est permis une petite phrase qui a provoqué l'ire de nombreux internautes et responsables politiques.

    Mathilde Panot, députée de la France insoumise et candidate au perchoir, dénonce elle un élu « de l'ancien monde ».

    C’est terrible, Richard Ferrand n’a rien compris à l’enjeu de notre époque. La question est une question politique globale. Pourquoi y a-t-il toujours beaucoup plus d’hommes en politique que de femmes ? Pourquoi dans les premiers personnages de l’Etat il n’y a que des hommes ? On ne peut pas juste évacuer la question en disant "excusez-moi de ne pas être une dame". Nous sommes, encore aujourd’hui, en politique dans un milieu largement masculinisé. […] La manière dont il l’évacue en faisant une petite blague par-dessus la jambe est absolument honteuse, d’autant plus que son gouvernement s’était engagé sur la féminisation des premiers postes de l’Etat.
    Mathilde Panot réagit à la sortie médiatique de Richard Ferrand. 10/09/2018 Écouter

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