GRILLE DES PROGRAMMES
Monde
Afrique
Mardi 11 Décembre
Mercredi 12 Décembre
Jeudi 13 Décembre
Vendredi 14 Décembre
Aujourd'hui
Dimanche 16 Décembre
Lundi 17 Décembre
    Pour profiter pleinement des contenus multimédias, vous devez avoir le plugin Flash installé dans votre navigateur. Pour pouvoir vous connecter, vous devez activer les cookies dans les paramètres de votre navigateur. Pour une navigation optimale, le site de RFI est compatible avec les navigateurs suivants : Internet Explorer 8 et +, Firefox 10 et +, Safari 3 et +, Chrome 17 et + etc.
    Dernières infos
    France

    France: un quartier pour radicalisés dans la prison de Condé-sur-Sarthe

    media Une cellule dans le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, à Alençon. JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

    Un nouveau quartier de prévention de la radicalisation (QPR) ouvre ses portes ce lundi 24 septembre dans la prison de Condé-sur-Sarthe. Un quartier spécialement conçu pour accueillir les détenus reconnus coupables de terrorisme, avec pour objectif de les isoler du reste de la population carcérale pour éviter les violences et le prosélytisme.

    Le quartier de prévention de la radicalisation, le QPR, est conçu pour que ses détenus ne puissent absolument pas communiquer avec les autres prisonniers. Ses pensionnaires sont en effet condamnés pour terrorisme et, par l'ouverture de ce dispositif, le deuxième en France après celui de Lille-Annoeulin dans le Nord, l'administration pénitentiaire souhaite éviter tout risque de prosélytisme et de violence.

    Concrètement, il s'agit d'une aile dédiée dans une prison déjà très sécurisée, celle de Condé-sur-Sarthe, dans l’agglomération d’Alençon. Douze détenus y résideront d'ici la fin de l'année. Et des investissements conséquents ont été menés pour pouvoir les accueillir : les portes des cellules individuelles sont équipées de passe-menottes pour éviter que les gardiens n'aient à ouvrir la cellule, fenêtres en caillebotis, promenade sans espaces verts pour éviter les incidents avec de l'outillage ou que des objets y soient cachés.

    Objectif réinsertion

    Mais l’administration pénitentiaire insiste : l'argent dépensé dans les QPR ne sert pas qu'à assurer la sécurité. Enseignants, conseillers d'insertion, psychologues, éducateurs font également partie du dispositif. Leur but est de préparer, avant tout, la sortie de prison et la réinsertion. C'est pour cette raison que seuls y sont affectés les condamnés dont l'administration juge qu'ils ont le potentiel pour se sortir de la radicalisation.

    Quelques dizaines donc, répartis sur les désormais deux QPR français sur les 500 personnes détenues condamnées pour terrorisme, qui, elles purgent leur peine à l'isolement. Avant d'intégrer un QPR, les détenus auront été évalués dans des quartiers d'évaluation de la radicalisation (QER).

    Les problèmes de « l'effet de groupe »

    Selon Wilfried Fonck, secrétaire nationale de l'UFAP-UNSA justice, syndicat majoritaire au sein des personnels pénitentiaires, cette mesure ne pourra pas être efficace si ce QPR n’est pas réellement « étanche ». « Il est évident que s’il n’y a pas d’étanchéité à l’intérieur du quartier, c’est-à-dire entre les individus, l’effet de groupe – qui est leur force – ne sera pas mise à mal. A partir du moment où on ne peut pas lutter contre ces effets de groupe, on ne pourra pas mettre en place un hypothétique traitement social ou une prise en charge socio-éducative. »

    Mais le représentant du syndicat questionne aussi « la volonté politique ». « Aujourd’hui on fait des choses pour rassurer la société, en disant "vous inquiétez pas, ça va bien se passer, ils sont en prison et en sortant on vous garantit qu’ils seront déradicalisés." Malheureusement, ce n’est pas comme ça que ça va se passer. Parce que dans ce qu’on est en train de mettre en place, on ne prend pas en compte toute l’idéologie politique qui est véhiculée par les islamistes. Si on n’agit pas sur ce levier-là, les gens qui vont sortir dans les mois et années à venir, n’auront pas changé d’un iota leur manière de voir les choses. »

    Frédéric Eko, délégué FO de Condé-sur-Sarthe, a pour sa part dénoncé une formation de trois semaines « bâclée » du personnel, alors que le budget de prise en charge des détenus de ce QPR n'a pas encore été fixé, selon l'administration pénitentiaire.

    Chronologie et chiffres clés
    Sur le même sujet
    Commentaires

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

    Republier ce contenu

    X

    Vous êtes libres de republier gratuitement cet article sur votre site internet. Nous vous demandons de suivre ces Règles de base

    Le Partenaire s'engage à ne pas porter atteinte au droit moral des journalistes. A ce titre, le Contenu devra être reproduit et représenté par le Partenaire tel qu'il a été mis à disposition par RFI, sans modifications, coupures, ajouts, incrustations, altérations, réductions ou insertions

    Ajoutez cet article à votre site Web en copiant le code ci-dessous.

     
    Désolé mais le délai de connexion imparti à l'opération est dépassé.