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    Ghislaine Dupont et Claude Verlon: l'appel des proches au président Macron

    media Claude Verlon et Ghislaine Dupont à Kidal, au Mali, en juillet 2013. RFI

    Le 2 novembre 2013, nos collègues de RFI Ghislaine Dupont et Claude Verlon étaient enlevés puis assassinés à Kidal, dans le nord du Mali. Cinq ans après, on ne connaît toujours pas les circonstances précises de leur assassinat ni le mobile de leur enlèvement. L'an passé, Emmanuel Macron s’était engagé à faire toute la lumière sur cette affaire.

    Le 29 novembre 2017, au micro de RFI et de France 24, le président français avait formulé cette promesse : « Je veux ici vous dire que l’engagement de la France est entier. Nous les retrouverons et ils paieront. Et nous éluciderons tout ce qui doit être élucidé. Je veux ici m’engager solennellement : la France met tout en œuvre pour que vérité soit faite sur cette affaire. »

    Mais près d’un an plus tard, Apolline Verlon, la fille de Claude, s’interroge : cet engagement présidentiel a-t-il été oublié ? Car pour elle, les choses n’ont pas suffisamment bougé durant l’année écoulée. « Les promesses, il faut les mettre en action : je pense qu’il pourrait faire beaucoup plus que de promettre qu’il pourra nous aider à chasser cette vérité. Mais je n’ai pas l’impression que c’est vraiment ce qui est en train de se passer », regrette-t-elle.

    A l’Elysée, on se refuse à détailler les actions entreprises par le président en raison des enquêtes en cours. Mais le porte-parole du gouvernement l’assure : Emmanuel Macron et son cabinet restent plus que jamais mobilisés. « L’engagement de la France reste entier pour que toute la vérité puisse être faite », assure Benjamin Griveaux.

    « Les services de l’Etat sont également mobilisés pour aider la justice et notamment trouver les responsables de ce crime, qui seront retrouvés et qui auront à répondre de leurs actes. Ce sujet fait l’objet d’échanges réguliers entre les autorités françaises et les autorités maliennes. Et c’est suivi évidemment de très près par le président de la République », ajoute-t-il.

    Emmanuel Macron acceptera-t-il de recevoir prochainement les familles des victimes ? C’est le souhait formulé par Apolline Verlon et Marie-Solange Poinsot, la mère de Ghislaine Dupont.

    Je crois que vraiment, la justice est à pied d’œuvre, elle travaille. Il y a une volonté de tous les acteurs du dossier de savoir et d'obtenir toute la transparence sur cette affaire. Mais évidemment, la justice, on le sait, ça prend du temps. Surtout qu'évidemment, ça s'est passé dans un pays qui n'est pas la France

    Franck Riester, ministre français de la Culture 03/11/2018 - par Pierre Firtion Écouter

    Appels à une déclassification plus large

    Mais pour que la lumière soit faite, certains députés estiment qu'il faut procéder à une réelle et totale déclassification des documents. Car cinq ans après le drame, des élus ne cachent pas leur malaise. Comment est-il possible de ne pas savoir ce qui s’est précisément passé ce 2 novembre 2013 à Kidal ?

    Pour le député et premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Faure, il est temps d’apporter des réponses claires. « Je souhaite que par égard pour la mémoire de ces journalistes, par égard pour ces familles qui depuis vivent dans une souffrance que chacun peut comprendre, je souhaite qu’on aille jusqu’au bout de la vérité. »

    Un appel relayé par l’élu Les Républicains Philippe Gosselin, qui s’interroge : « Quels sont ces éléments qui empêchent de faire la lumière ? Je reste prudent pour parler de raison d’Etat, mais c’est ce qui vient un peu à l’idée. » La raison d’Etat, un soupçon qui plane sur ce dossier. Et entretenu par les déclassifications très partielles des documents demandés par le juge.

    Pour la députée communiste Marie-George Buffet, le ministère des Armées doit aller beaucoup plus loin : « Il faut qu’il y ait une totale déclassification pour permettre à la justice de suivre son cours. Il faut que tout le monde donne à la justice les moyens de travailler. »

    Un avis que n’est pas loin de partager le député La République en marche Jacques Maire, vice-président de la commission des Affaires étrangères. Avec son collègue Hubert Julien-Laferrière, ce député de la majorité a d’ailleurs récemment demandé au ministre des Affaires étrangères que dans ce genre de dossiers, la déclassification soit décidée non plus par l’administration mais par les juges. Une demande pour l’heure restée sans réponse.

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