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    Nouvelle-Calédonie: malgré la victoire du «non», les indépendantistes revigorés

    media A 56%, les électeurs de Nouvelle-Calédonie ont préféré rester au sein de la République française. Theo Rouby / AFP

    Le « non » à l’indépendance l’a emporté dimanche 4 novembre en Nouvelle-Calédonie, à l’issue d'un référendum d’autodétermination. La victoire des anti-indépendantistes était attendue, mais la surprise est venue du score de leurs rivaux, qui vont pouvoir demander une nouvelle consultation. En attendant, Nouméa doit aussi se concentrer sur d'autres défis. Et notamment diversifier son économie, très dépendante du nickel et des subventions de l'Etat français.

    Avec notre envoyé spécial à Nouméa,  Julien Chavanne

    Les indépendantistes kanaks font bien mieux que prévu. Le fort taux de participation au scrutin, au-dessus des 80%, leur a permis de faire le plein de voix, chez les jeunes notamment. Cette mobilisation massive des indépendantistes se traduit donc par une contre-performance des loyalistes.

    Certains, chez les partisans d'une Nouvelle-Calédonie française, espéraient en effet, jusqu’au dernier moment, recueillir 70% des voix, comme les sondages le prévoyaient. Cette victoire en demi-teinte face la dynamique des indépendantistes est une déception pour les militants du « non ».

    La question des prochains scrutins

    Une dynamique qui va peser dans le rapport de force sur les futurs référendums, désormais au cœur des enjeux. Car la question est désormais de savoir s'il y aura deux autres consultations sur l’indépendance, comme le prévoient les accords signés il y a 20 ans entre les deux camps.

    Les indépendantistes estiment que c’est leur droit et qu’il est impossible de revenir dessus. Ils en ont les moyens, puisqu'ils ont suffisamment d’élus au congrès local pour demander une nouvelle consultation. Et leur score plus élevé que prévu leur donne une certaine légitimité.

    Mais les loyalistes, eux, jugent en revanche que c’est inutile, vu l’écart entre le « oui » et le « non ». Ils aimeraient tourner la page de l’indépendance totale. Deux autres référendums amèneraient – selon eux - des tensions. L’incertitude ferait perdre du temps à la Nouvelle-Calédonie pour se développer.

    « Il y a 18 000 voix d’écart quand même, pointe Philippe Gomès, chef de file du parti Calédonie ensemble. Un référendum en 2020, ce n’est pas non plus la multiplication des pains. Je crois qu’on doit, ensemble, réfléchir pour voir si on peut éviter de s’infliger cette nouvelle période de campagne électorale de tensions éventuelles, parce que pendant plusieurs années notre pays risque de rester en stand-by », plaide-t-il.

    Réunion en décembre pour Edouard Philippe

    Cette question a été au cœur des rencontres du Premier ministre avec les responsables politiques. Et le Premier ministre tente le « en même temps » version calédonienne : « oui » deux autres référendums sont possibles mais pour lui, il faut aussi tenir compte de la victoire du « non », et penser à l’avenir du territoire.

    Edouard Philippe a donc donné rendez-vous aux différents acteurs de la scène politique calédonienne pour une réunion en décembre prochain, afin de « tirer collectivement les premières conclusions » du référendum.

    Il a par ailleurs insisté sur la nécessité de trouver « le temps et la méthode » pour échanger sur les enjeux sociaux et économiques auxquels est confronté l'archipel. Des enjeux qui, en raison des efforts demandés par les autorités pour l'organisation du scrutin, ont été placé « au second plan » et ce malgré leur place essentielle dans les accords de Matignon.

    Tous, au-delà des questions institutionnelles, ont souligné les enjeux économiques et les enjeux sociaux que connaît la Nouvelle-Calédonie. Or, il est vrai qu’en concentrant le travail entre les forces politiques et l’Etat sur les questions d’organisation des scrutins, les enjeux économiques et sociaux sont parfois passés au second plan de nos échanges. Alors qu’ils constituent un des ressorts essentiels des accords de Matignon et de Nouméa.

    Edouard Philippe

    Premier ministre français

    05/11/2018 - par RFI Écouter

    Enjeux économiques

    Car la Nouvelle-Calédonie, Très dépendante du nickel et des subventions de l’Etat, doit dorénavant diversifier son économie.

    Après plusieurs années de dynamisme économique, dû essentiellement à l’industrie de l’extraction du nickel, l’économie calédonienne est en berne depuis six ans. La raison : l’effondrement des cours du métal, divisés par deux entre 2011 et 2016. Conséquence : l’économie en pâtit car le nickel représente 90% des exportations et 20% des emplois directs et indirects.

    L’économie reste aussi très dépendante des subventions publiques, 1,3 milliard d’euros de transferts par an. Donc, l’avenir de l’archipel passe par la diversification de son économie : agriculture, pêche, micro-algues, énergies marines, renouvelables et tourisme. Ses lagons exceptionnels, les plus vastes au monde sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco.

    Quant aux entreprises, même si l’issue du référendum donne plus de visibilité et dégèle certains projets d’investissements, les incertitudes demeurent.

    Des militants pour le «oui» à l'indépendance de la Nouvelle-Calédonie devant le quartier général du parti indépendantiste Union calédonienne, après le référendum du 4 novembre à Nouméa. Theo Rouby / AFP

    ► Écouter sur RFI : Référendum en Nouvelle-Calédonie : une défaite, la tête haute

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