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    France

    Armée française: le porte-avions nucléaire, un outil présidentiel

    media Le Charles de Gaulle sera de nouveau opérationnel début 2019 après une maintenance de 18 mois à Toulon. REUTERS/Jean-Paul Pelissier

    Le président français Emmanuel Macron embarque ce mercredi 14 novembre à bord du Charles de Gaulle, le navire amiral de la marine française. Le porte-avions vient tout juste de sortir de 18 mois de chantier, une véritable « refonte » du seul porte-avions à propulsion nucléaire employé en Europe. Le chef des armées n’a pas encore eu l’occasion de le voir naviguer et rencontrera donc les marins du bord.

    Par le passé, le navire a été employé dans la campagne aérienne contre la Libye en 2011, durant les combats en Afghanistan (ses avions partaient alors de mer d'Arabie) et jusqu'à début 2017, son équipage a participé à la lutte contre l'organisation Etat islamique (EI) en Syrie, en Irak, depuis la Méditerranée orientale, et le golfe Arabo-Persique.

    Cette année, les 2 000 hommes et femmes du Charles de Gaulle devraient mettre le cap sur l'océan Indien, alors que la France entend faire entendre sa voix dans la région Asie-Pacifique, et que la marine indienne a par ailleurs fait part de son intérêt concernant la version « marine » du Rafale.

    Un bateau presque totalement remis à neuf

    Le Charles de Gaulle sort d'une grande révision de ses systèmes. Régulièrement, il doit retourner dans les chantiers de l'arsenal de Toulon pour entretenir sa chaufferie nucléaire. La France ne possédant qu’un seul et unique porte-avions, la marine se retrouve privée de son fleuron, tous les cinq ans en moyenne, en fonction des différents travaux à effectuer.

    En 2017, le porte-avions rejoignait le bassin Vauban dans l’arsenal de Toulon. « Le bateau a été remorqué pour être placé dans la forme de radoub et on a procédé au pompage de l’eau qui était dans le bassin et ensuite on est venu le poser, le plus délicatement possiblement, sur sa ligne de tin, c’est-à-dire de gros blocs de bois destinés à le maintenir en position en cale-sèche », explique le chef de chantier de l’industriel Naval Group, ex-DCNS.

    Chaque jour, 2 000 ouvriers, techniciens et marins sont venus travailler sur ce chantier hors-norme. Quatre millions d'heures de travail ont été effectuées selon l’industriel. La facture des travaux s'élève à 1,3 milliard d'euros. « Il y a avait deux grands pans d’activité à réaliser », souligne Nathalie Smirnoff, directrice de la division services de Naval Group.

    « D’abord une maintenance complète du porte-avion incluant un rechargement du combustible nécessaire au fonctionnement des deux chaufferies nucléaires, mais aussi une modernisation complète du navire, de son système de combat, de ses réseaux embarqués (SIC), de ses réseaux télécoms, de ses radars de veille et de navigation », détaille-t-elle.

    « Ce porte-avions a été conçu dans les années 1990, il devait connaître un coup de jeune pour les 25 prochaines années (…) dans le cadre de cet entretien programmé à mi-vie », conclut Nathalie Smirnoff.

    Le porte-avions Charles-de-Gaulle au moment de sa sortie de maintenance à Toulon. Photo Naval Group.

    Aux ordres du pouvoir politique

    Durant tout ce chantier, de nombreux évènements sont survenus dans le monde. Si le président Emmanuel Macron a été « privé » d'un outil de puissance incomparable, il a quand même pu lancer les raids contre les sites chimiques syriens au printemps dernier.

    « L’opération Hamilton a atteint les objectifs fixés par le président de République », assurait en avril dernier l’état-major des armées, en dépit de problèmes techniques survenus sur des missiles et des navires tout juste entrés en service.

    Quelques missiles de croisière (MDCN) étaient bien partis d'une frégate de la marine nationale, mais l'essentiel avait été tiré par des avions de l'armée de l'air qui avaient pu participer au raid directement depuis leurs bases situées en France. La preuve a ainsi été apportée que la France pouvait se passer du porte-avions, pour une opération ponctuelle en Méditerranée, visant des objectifs précis.

    Mais le président sait qu’il dispose, avec le porte-avion, d’une carte maîtresse dans le jeu diplomatique. Le porte-avions reste « une valeur tactique et politique », rappelle le chef d’état-major de la marine, l’amiral Christophe Prazuck. « En prononçant un discours sur le Charles de Gaulle, Emmanuel Macron sait aussi qu’il envoie un message à ses partenaires alors qu’il entend faire de la France le fer de la lance de la défense européenne », note une source militaire.

    La ministre des Armées, Florence Parly, rappelle pour sa part que le porte-avions permet « d’assurer l’autonomie stratégique » de Paris. Pourtant, la France reste très dépendante des Etats-Unis, particulièrement pour l’achat de pièces détachées destinés aux catapultes du navire, ou en envoyant les pilotes de l’aéronavale se former dans la Navy et/ou s’entraîner sur des navires américains.

    Le choix britannique

    Outre-Manche, la Royal Navy a dû se passer de porte-avions durant presque 10 ans. Ces vieux porte-aéronefs dépourvus de catapultes lui ont été retirés par mesure d’économie au début des années 2000. Finalement, Londres a décidé d'investir de nouveau dans un porte-avions.

    Le 11 décembre 2017 à Portsmouth, dans le sud du pays, la reine d'Angleterre est venue lancer le navire qui porte son nom : le HMS Queen Elizabeth. « Ce navire incarne le meilleur de la technologie et de l’innovation britannique, il sera le véritable fleuron de notre marine au XXIe siècle », avait alors affirmé la reine.

    La Royal Navy a donc commencé à opérer en mer un bâtiment totalement nouveau, d’un tonnage de 65 000 t, c’est-à-dire supérieur à celui du Charles de Gaulle (42 000 t). Cela s’explique en partie par le fait que le navire britannique utilise une propulsion dite « classique », et qu’il a fallu trouver de la place pour loger les énormes soutes à carburants, qui n’existent pas sur un porte-avions « nucléaire », plus compact de conception.

    Londres a aussi fait porter son choix sur le coûteux chasseur-bombardier F-35 américain pour équiper son navire. L’avion « furtif » est capable de décoller sans catapulte et de se poser sans brins d’arrêts, mais son entrée en service se fait à tout petits pas en Europe.

    La ministre des Armées, Florence Parly, en visite sur le Charles-de-Gaulle, le 8 novembre 2018. Christophe Simon/Pool via REUTERS

    Vers un nouveau porte-avions français ?

    Si le Charles de Gaulle (dont les premières études remontent au début des années 1980) a encore une durée de vie d’une vingtaine d’années, la ministre des Armées a lancé, le 23 octobre lors du dernier salon Euronaval, les premières réflexions autour d’un nouveau porte-avion.

    « Le Charles de Gaulle aura besoin d’un successeur, je suis très fière de lancer le programme de renouvellement de notre porte-avion », avait-elle affirmé lors du discours d’inauguration. Les premières études du nouveau bateau sont estimées à 40 millions d'euros. Il s’agit des ébauches d'un éventuel futur porte-avions français dont la construction n’est pas financée à ce stade.

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