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    France

    Emmanuel Macron sur le «Charles de Gaulle»: «gilets jaunes» et tweets de Trump

    media Assis dans un hangar du porte-avions «Charles-de-Gaulle», le président de la République Emmanuel Macron a accordé une interview à la chaîne privée TF1, le 14 novembre 2018. Handout / TF1 / AFP

    Emmanuel Macron a profité de son passage sur le porte-avions Charles-de-Gaulle pour accorder une nouvelle interview télévisée à TF1. A trois jours du vaste mouvement de protestation des « gilets jaunes », qui ont appelé au blocage le 17 novembre, le chef de l'Etat a tenté à son tour d'atténuer le mécontentement des Français.

    Le Charles-de-Gaulle, un avion Rafale en toile de fond : le décor était idéal pour montrer Emmanuel Macron dans ses atours de chef de l'Etat et des Armées, bien au-dessus des bisbilles politiciennes. Mais sur le fond, il aura surtout été question des sujets du quotidien des Français.

    Et pour cause : la colère qui monte autour du pouvoir d'achat inquiète l'exécutif. Et si Emmanuel Macron s'est une nouvelle fois prêté au jeu de l'interview, c'est bien parce qu'il lui fallait gérer une crise. D'abord en reconnaissant cette colère, exprimée par le mouvement des « gilets jaunes », et en tirant un constat. « Cette colère, je la partage, parce qu'il y a une chose que je n'ai pas vraiment réussi à faire. Je n'ai pas réussi à réconcilier le peuple français avec ses dirigeants », a admis le président français.

    Pour « réconcilier la base et le sommet », Emmanuel Macron a pris l'engagement de changer de méthode. « Nos concitoyens, à mes yeux, veulent aujourd'hui trois choses : qu'on les considère, qu'on les protège, qu'on leur apporte des solutions. Et la considération, on ne l'a sans doute pas assez apportée. Cela veut dire les entendre, gouverner différemment, aller au plus près du terrain... Peut-être décider d'une manière différente, pas tout à Paris », avance-t-il.

    Plus qu'un mécontentement passager, le chef de l'Etat semble craindre un divorce avec les Français comme celui que ses prédécesseurs ont connu.

    « Entre alliés on se doit le respect »

    Au cours de cette interview, Emmanuel Macron a également réagi aux tweets très agressifs de son homologue américain Donald Trump. A peine rentré de Paris où avaient lieu les commémorations de la fin de la Première Guerre mondiale, le président américain s'était attaqué mardi à la France et à Emmanuel Macron, dont il raillait la « très faible cote de popularité ».

    « A chaque grand moment de notre histoire, nous avons été des alliés et entre alliés on se doit le respect, a déclaré le chef de l'Etat français sur la chaîne de télévision TF1. Et donc je ne veux pas entendre le reste, je crois que ce que les Françaises et les Français attendent de moi, c'est de ne pas répondre à des tweets mais c'est de m'attacher justement à ce que nous continuions cette histoire importante », a-t-il ajouté. « Je ne vais pas me mettre à faire un débat avec le président des Etats-Unis d'Amérique, avec qui j'ai passé plus de trois heures en tête-à-tête il y a trois jours, par voie de tweets », a lancé Emmanuel Macron.

    Il est aussi revenu sur son projet d'armée européenne, qui avait déclenché l'ire de Donald Trump avant les commémorations du 11-Novembre. Pour le président français, l'Europe reste trop dépendante des Etats-Unis en matière de défense.

    « Les Etats-Unis d'Amérique, c'est notre allié historique, il continuera de l'être, c'est l'allié avec lequel on prend tous les risques, avec lequel on mène les opérations les plus compliquées mais être allié, ça n'est pas être le vassal et donc pour ne pas être le vassal, on ne doit pas dépendre d'eux », a-t-il insisté.

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