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    France

    «Gilets jaunes»: la classe politique réagit au discours d’Emmanuel Macron

    media La réponse d’Emmanuel Macron aux «gilets jaunes» a également déçu certains députés de la République en Marche. REUTERS/Philippe Wojazer

    L’une des revendications des « gilets jaunes » a été exaucée : la délégation de leurs porte-parole est reçue ce mardi 27 novembre au soir par le ministre de l'Ecologie et de l'Energie, François de Rugy. Un premier pas du chef de l'Etat en direction de ceux qui manifestent depuis le 17 novembre. Ce matin, à l’Elysée, Emmanuel Macron a présenté la Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE). Le président a lancé trois mois de discussions entre les syndicats, les entreprises et les associations au niveau local pour faire en sorte que les classes populaires ne soient pas victimes de la transition écologique. Une réponse critiquée par l’opposition, et qui déçoit jusque dans les rangs de la majorité.

    Emmanuel Macron ne recevra pas de « gilets jaunes » à l'Elysée. Il ne l'a pas fait pour les représentants des autres mouvements de protestation qui se sont déjà exprimés depuis son élection. Il ne compte donc pas le faire cette fois-ci non plus. Et dans son entourage, on explique que ce n'est pas son rôle.

    Mais « la crise » - c'est le mot employé par Emmanuel Macron - est profonde et le chef de l'Etat a tout de même fait un geste. Il a demandé à François de Rugy, le ministre de la Transition écologique et solidaire, de recevoir sans délai une délégation de « gilets jaunes ». Une main tendue qui manifeste la volonté de l'exécutif de calmer la colère qui s'exprime dans la rue depuis dix jours avant même que débute la grande concertation dans les territoires que le président a appelée de ses vœux.

    Faire preuve « d'écoute » et de « considération » pour des citoyens exaspérés, montrer qu'on ne les méprise pas, c'est la volonté affichée par l'Elysée. C'est un message politique qu'envoie Emmanuel Macron. Changer de méthode, c'est aussi pour le chef de l'Etat se débarrasser de son image d'arrogance. Emmanuel Macron ne recevra pas les « gilets jaunes », mais il tient à leur faire savoir qu'il les a entendus.

    « Il ne contente personne »

    Emmanuel Macron a certes fait un pas vers les « gilets jaunes », mais les députés de droite et de gauche attendaient beaucoup plus et estiment que le président est resté sourd aux inquiétudes des Français :

    « Il ne contente personne, déclare Olivier Faure, le chef du Parti socialiste. Ni ceux qui ont un problème de pouvoir d’achat ni ceux qui veulent effectivement assurer la transition énergétique. Et il a fermé toutes les portes et il a expliqué aux uns et aux autres qu’ils pouvaient maintenant s’écharper sur d’autres queues de cerises. Il a dit le cadre est fixé, c’est bon, c’est fini »

    Pire, pour le député Les Républicains Eric Ciotti, le chef de l’Etat a jeté de l’huile sur le feu au lieu de calmer la fronde des « gilets jaunes ». « Ils ont compris le mépris que leur portait le président de la République. Eh bien je crois que ce type de réponse tellement éloignée de la réalité va conduire à la réactivation de ce mouvement de colère jusqu’enfin le président de la République l’entende et annule, et revienne sur cette augmentation des impôts », déclare-t-il.

    Déception jusque dans la majorité

    Loin d’être à la hauteur pour l’opposition, la réponse d’Emmanuel Macron aux « gilets jaunes » a également déçu certains députés de la République en Marche.

    « La concertation, c’est très bien, mais je crois que ça aurait encore été mieux avec des mesures emblématiques annoncées aujourd’hui. Mais je ne cracherais pas sur ces mesures dans trois mois », commente Matthieu Orphelin, un proche de Nicolas Hulot.

    Si Matthieu Orphelin est prêt à attendre encore un peu, l’opposition a bien l’intention de profiter de ces trois mois de concertation pour jouer sur l’impatience des Français.

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