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    France

    Energie: Macron ne veut pas d'une «France à deux vitesses»

    media Emmanuel Macron à l'Elysée, le 27 novembre: «Fin du monde» ou «fin du mois», «nous allons traiter les deux». Ian Langsdon/Pool via REUTERS

    « Nous devons entendre les protestations d'alarme sociale » mais « sans renoncer à nos responsabilités » car « il y a aussi une alarme environnementale », a estimé ce mardi Emmanuel Macron lors de la présentation de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE).

    Fin du monde ou fin du mois, « nous allons traiter les deux », a assuré ce mardi le président de la République.

    Evoquant le mouvement des « gilets jaunes », qui a « donné lieu à des manifestations importantes et aussi à des violences inacceptables », Emmanuel Macron a souligné ce mardi 27 novembre ne pas « confondre » les casseurs avec « la manifestation sur laquelle ils se sont greffés ».

    « Mais je ne céderai rien à ceux qui veulent la destruction et le désordre, car la République, c'est à la fois l'ordre public et la libre expression des opinions », a-t-il insisté.

    A propos de la transition énergétique, il a estimé qu'elle ne doit pas se faire à « n'importe quel prix ». « Je refuse que s'installe une France à deux vitesses », a-t-il souligné à cet égard. Car, a-t-il jugé, « ceux qui disent que ce sont, au fond, toujours les mêmes qui font les efforts », « ont raison ».

    Grande concertation

    Le président a annoncé mardi 27 novembre une « grande concertation de terrain » sur la transition écologique et sociale, qui doit permettre « dans les trois mois qui viennent » de répondre à la colère des « gilets jaunes » en élaborant des « solutions », des « méthodes d'accompagnement ».

    Pour le chef de l'Etat, qui entend changer de « méthode » mais pas de cap sur la fiscalité des carburants, cette concertation devra être déclinée sur tout le territoire et réunir associations, élus, et « représentants des "gilets jaunes" », notamment. Des représentants qui devaient d'ailleurs être reçus par le ministre de l'Ecologie François de Rugy ce mardi après-midi.

    Coup de pouce aux énergies renouvelables

    Le gouvernement vise d’abord à diminuer la dépendance aux combustibles fossiles, avec l’objectif d’une baisse de la consommation d’énergie fossile de 40% d’ici 2030, afin d’arriver à zéro émission de gaz à effet de serre en 2050.

    Concernant les réformes liées aux transports, au chauffage et à la construction, c’est-à-dire les secteurs les plus dépendants aux énergies fossiles et les plus émetteurs de gaz à effet de serre, le gouvernement souhaite impliquer les banques pour soutenir les ménages les plus démunis.

    Au sujet du mix énergétique dans la production d’électricité, la Programmation de l’énergie fixe l’objectif d’atteindre une part de 50% d’énergie nucléaire à l’horizon 2035, tout en développant les énergies renouvelables.

    Toujours ce mardi 27 novembre, Emmanuel Macron a déclaré que le soutien au développement des énergies renouvelables allait passer de 5 milliards actuellement « à 7 à 8 milliards d'euros par an », évoquant un triplement de l'éolien terrestre et une multiplication par cinq du photovoltaïque d'ici 2030.

    Cet objectif impliquerait de fermer 14 réacteurs nucléaires, dont 4 à 6 d'ici 2030 en plus des deux de la centrale de Fessenheim qui fermeront « à l'été 2020 ». Mais étalées sur 17 ans, ces fermetures n’engagent pas réellement le gouvernement actuel. Aucune décision ne sera prise dans l'immédiat sur la construction de réacteurs nucléaires de nouvelle génération EPR supplémentaires. La France attendra au moins 2021, a précisé le président.

    Si la diminution de la consommation d’énergie est un des objectifs annoncés, ce programme n’envisage pas de baisse de la consommation d’électricité d’ici 2100, et donc pas de sortie réelle du nucléaire. En France, 47% de la consommation d’énergie provient des produits pétroliers. A ce titre, les transports et le bâtiment, qui sont les deux postes les plus émetteurs de CO2, représentent 80% de cette consommation.

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