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    «Gilets jaunes»: une mobilisation encore en baisse, scènes de violence à Paris

    media A Paris, cette nouvelle journée de mobilisation des «gilets jaunes» a donné lieu à de nombreuses scènes de violence. REUTERS/Benoit Tessier

    Paris a été ce 1er décembre le théâtre de nouvelles scènes de violences, en marge des rassemblements de « gilets jaunes ». En province, ce troisième samedi consécutif de mobilisation s'est davantage déroulé dans le calme. Au total, 75 000 manifestants ont été recensés en France.

    Barricades, vitrines brisées, voitures et mobilier urbain incendiées... Plusieurs quartiers de l'ouest et du centre parisiens étaient ce samedi le théâtre de scènes de guérilla urbaine, alors qu'une nouvelle journée de mobilisation des « gilets jaunes » était organisée dans la capitale. Au lendemain des faits, dimanche 2 décembre, la préfecture de police de Paris a fait état de 412 interpellations, 378 gardes à vue, 133 blessés dont 23 membres des forces de l'ordre.

    Sur l'avenue des Champs-Elysées, les manifestants pacifistes venus dénoncer la politique sociale et fiscale du gouvernement ont très vite été dépassés par des casseurs bien décidés à en découdre. L'important déploiement policier et les nombreuses mesures de sécurité prises pour éviter que les violences de la semaine passée ne se répètent n'ont pas suffi. Des échauffourées ont éclaté dès la matinée et les CRS n'ont pas tardé à utiliser leurs bombes lacrymogènes et leurs canons à eau, obligeant les manifestants à se disperser.

    « On casse notre mouvement, on nous fait passer pour de mauvaises personnes, on nous parque (autour de l'Arc de Triomphe), on nous gaze, alors qu'on ne fait rien », se révoltait Patricia, venue de Coulomniers avec son mari. Mais elle ne compte pas abandonner pour autant. « Si le gouvernement ne nous écoute toujours pas, on ne lâchera pas », prévenait-elle.

    On se fait gazer (...) Il y a des casseurs, on le reconnaît, mais c'est disproportionné parce qu'à 90% les gens sont pacifistes.

    [Reportage] Sur les Champs-Elysées, des «gilets jaunes» désabusés 01/12/2018 - par David Baché Écouter

    Des heurts ont également eu lieu dans le quartier de l'Opéra où les grands magasins ont dû évacuer leurs clients. Sur la prestigieuse avenue Foch, des barricades de troncs d'arbre et de barrières ont été érigées. Au total, près de 190 départs de feu ont été traités par les sapeurs-pompiers pendant la journée et six immeubles incendiés, selon le ministère de l'Intérieur.

    En province, cette journée de mobilisation a également donné lieu à des troubles à Strabsourg, Dijon, Charleville-Mézières, Toulouse ou encore au Puy-en-Velay où la préfecture de Haute-Loire a été incendiée. Mais ailleurs, les rassemblements des « gilets jaunes » se sont essentiellement déroulés dans le calme. Dans les départements du Lot et du Tarn (sud-ouest) notamment, les « gilets jaunes » ont installé de nombreux barrages filtrants.

    Dans les Alpes-Maritimes, les sapeurs-pompiers ont enfilé une combinaison jaune et rejoint le péage d’Antibes où les attendaient plus de 200 manifestants. Tandis qu’à Lorient, en Bretagne, les protestataires bloquent toujours le dépôt pétrolier de la ville. Certains déclarent même « vouloir passer Noël ici. »

    Ce que nous voyons est d'un type radicalement nouveau, ça ne correspond à aucun des anciens repères. Les gens ne s'identifient à aucun parti politique en particulier, à aucun syndicat. Ils se réfèrent seulement à leurs demandes et à un ras-le-bol qu'on voit.

    [Reportage] A Marseille, les «gilets jaunes» sous l'oeil de Jean-Luc Mélenchon 01/12/2018 - par Stéphane Burgatt Écouter

    En milieu d'après-midi, 75 000 manifestants ont ainsi été recensés à travers la France, alors que la première journée de mobilisation, samedi 17 novembre, avait rassemblé 282 000 personnes et la deuxième 106 000, dont 8 000 à Paris.

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